Quelques outils

Nous discutons en classe. Je vous donne des pistes mais ce n’est pas forcément suffisant. Il y a des personnes formées pour vous aider dans votre projet d’orientation et elles sont bien plus compétentes que moi. C’est leur travail à temps plein. Ils ont l’habitude et savent quelles questions poser avec beaucoup de précision. Ce sont les conseillers d’orientation.

Où trouver un conseiller d’orientation ?

Il existe des Centres d’Information et d’Orientation dont la vocation est d’aider les élèves, les étudiants, les apprentis mais aussi les parents d’élèves et les adultes en recherche de projet professionnel. Il y en a un à Aubervilliers.

Centre d’information et d’orientation

80 rue Henri Barbusse

93300 Auvervilliers

01 48 33 46 07

Il existe aussi à proximité le plus grand centre d’orientation de France à la Cité des Sciences et de l’Industrie. Il s’agit de la Cité des Métiers.

Cité des Métiers

Cité des Sciences et de l’Industrie

30 avenue Corentin Cariou

75019 Paris

www.cite-science.fr

N’oublions pas que les professeurs documentalistes sont formés à l’orientation. Le premier réflexe d’un élève est donc de se rendre au C.D.I. de son collège et de discuter avec le documentaliste. Autrefois on trouvait les fichiers du CIDJ dans les C.D.I. J’ai le souvenir d’élèves qui en tournaient les pages sans fin et découvraient des métiers dont ils ne soupçonnaient pas l’existence. Actuellement ces fichiers sont informatisés. C’est l’occasion de vous parler de ressources informatiques.

Quelles ressources informatiques pour l’orientation ?

Il y a évidemment les fichiers du Centre d’Informations et de Documentation pour la Jeunesse.

https://www.cidj.com/orientation-metiers

Il existe un organisme d’état spécialisé dans l’orientation. C’est l’Organisme National d’Information Sur les Enseignements et les Professions. Son site Internet est très complet et contient des quiz qui vous permettent de progresser dans votre réflexion.

https://www.onisep.fr/

Il y a également une initiative locale d’un établissement voisin et partenaire. Son directeur est à l’origine d’un site d’orientation extrêmement bien pensé et qui a le mérite de se concentrer sur les offres d’orientation et de formations locales.

http://capsup93.ddec93.org/

Il y a évidemment des tas d’autres sites et c’est à vous d’éviter de vous y perdre.

Orientation Quelques outils

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Des défauts

Nous allons maintenant parler de vos défauts. Oui, vous en avez mais ne vous inquiétez pas c’est normal. Il n’y a que moi qui suis parfait. Souvent vous les connaissez mieux que vos qualités.

Qu’est ce qu’un défaut ? Un défaut est un trait de caractère qui peut avoir une influence négative sur la personne ou son entourage.

Voici quelques défauts. Vous y reconnaissez-vous ?

Un trait de caractère est un défaut s’il nuit à la personne.

Mais pas toujours…

Avez-vous compris ce film ?

Au début de l’histoire Anatole est bien embêté par sa casserole. Elle le gêne tant qu’il ne sait pas quoi en faire. Comme elle a une influence négative sur lui on peut dire que c’est un défaut. Puis il découvre qu’elle peut être un atout pour lui. Elle n’est plus nuisible et ce n’est plus un défaut. Au contraire, elle devient un atout pour lui.

Il en va de même pour vos défauts. Certains d’entre eux peuvent devenir des atouts. A vous d’y travailler.

Voici une liste de ce traits de caractères qui sont considérés comme des défauts mais que vous pouvez transformer en atouts. Évidemment cette liste n’est pas limitative. Je n’ai mis que ceux auxquels j’ai pensé.

Activité :

Comme pour vos qualités vous allez rechercher vos défauts. Ensuite vous choisirez ceux qui vous paraissent les plus marqués. Enfin vous expliquerez comment ils peuvent influer sur vos choix de domaines professionnels soit parce qu’ils constituent une limite soit parce qu’ils vous donnent un avantage.

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Des qualités

Connais-toi toi-même !

Cette maxime était écrite sur l’un fronton du temple de la pythie à Delphes dans la Grèce Antique. Socrate (-470 ; – 399 avant notre ère) s’en inspira toute sa vie.

Pour s’orienter, il faut se connaître. Se connaître c’est avoir conscience de ses qualités et connaître ses défauts. En général vous vous trouvez facilement des défauts mais vous êtes moins conscient de vos qualités. J’espère que cette activité vous fera prendre comprendre que vous en avez plus que vous le pensez.

Je vous propose quatre listes de qualités regroupées par thèmes. Soyez honnêtes avec vous-mêmes. Inutile de vous attribuer des qualités que vous n’avez pas. Vous en avez suffisamment comme cela. Faites-vous confiance.

Activité :

Signalez dans les listes vos qualités. Choisissez ensuite celles qui vous paraissent les plus marquées. Enfin vous expliquerez comment elles peuvent influer sur vos choix de domaines professionnels en précisant en quoi elles vous avantagent.

Qualités détaillées

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Après la 3e

Plusieurs possibilités s’offrent après une classe de 3e. Le choix n’est pas toujours aisé. Il dépend de votre motivation, de votre projet et de vos résultats.

Un choix n’est pas définitif. Il existe des passerelles entre les filières à tous les niveaux.

LA SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE

La classe de seconde générale et technologique est avant tout une classe de détermination : l’élève y teste ses goûts et ses aptitudes avant de choisir, des enseignements de spécialité pour la voie générale et une série qui permet d’approfondir les enseignements de spécialité en voie technologique.

Ces études mènent au baccalauréat général ou technologique. Elles durent trois ans et se déroulent en lycée d’enseignement général et technologique.

L’enseignement se répartit en enseignements communs à tous les élèves et deux enseignements optionnels. Les enseignements optionnels permettent de découvrir de nouvelles matières. Attention : les enseignements optionnels dépendent des établissements. (Orientation Liste des enseignements optionnels)

LA SECONDE SPÉCIFIQUE

La seconde spécifique s’adresse aux élèves souhaitant préparer certains diplômes spécifiques, tels que les bacs technologiques sciences et technologies de l’hôtellerie et de la restauration (STHR) ou les brevets de technicien dessinateur en arts appliqués ou en métiers de la musique.

LA SECONDE PROFESSIONNELLE

La seconde professionnelle prépare à un bac professionnel précis. Il existe de nombreuses spécialités de baccalauréat professionnel. Actuellement il y en a une bonne centaine. (Liste des spécialités)

Programme d’enseignement :

  • • des enseignements généraux quelle que soit la spécialité de baccalauréat professionnel ;
  • • des enseignements professionnels en fonction de la spécialité de baccalauréat professionnel ;
  • • des périodes de formation en milieu professionnel (entre 18 et 22 semaines réparties sur 3 ans) ;
  • •  un accompagnement personnalisé : ce dispositif permet de répondre aux besoins des élèves et notamment de compenser les difficultés scolaires.

PREMIÈRE ANNÉE DE CAP

Les études qui préparent au  CAP se déroulent sur deux ans avec un emploi du temps qui privilégie la formation professionnelle. Cette formation prépare à un métier précis.

Son but est l’insertion rapide dans la vie active mais l’élève peut également rejoindre une première professionnelle.

Les enseignements professionnels et technologiques représentent 61,2% des cours. Ils sont complétés par 12 à 14 semaines de stage en entreprise. Les enseignements généraux représentent 27,4%.

Les parcours sont personnalisés et progressifs puisque le  peut se préparer en 1, 2 ou 3 ans selon les besoins des élèves. Les passerelles sont facilitées entre et le baccalauréat professionnel. Dans ce cas, le cursus reste de quatre ans.

L’APPRENTISSAGE

L’apprentissage permet d’étudier en travaillant. L’objectif est de préparer un diplôme : CAP, bac professionnel, BP, BTS, etc. Ces diplômes n’existent pas dans toutes les spécialités ni dans tous les établissements.

Orientation 2 Après la 3e

Etablissements partenaires

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La 3e Prépa-Métiers

Qu’est ce que la 3e prépa-métiers ?

La 3e Prépa-Métiers permet à des élèves volontaires d’être accompagnés dans la construction de leur projet de poursuite de leur scolarité, en particulier vers la voie professionnelle. Elle s’adresse en priorité aux élèves qui envisagent dès la 4e une orientation en voie professionnelle sans forcément avoir un projet bien défini.

L’organisation pédagogique spécifique de la 3e Prépa-Métiers permet aux élèves à la fois d’acquérir les connaissances et les compétences attendues des élèves en classe de 3e et de bénéficier d’un temps dédié à la découverte des métiers et des formations professionnelles.

Quel est le programme de la 3e prépa-métiers ?

Tout en poursuivant l’acquisition du socle commun de connaissances, de compétence et de culture, elle permet de renforcer la découverte des métiers et des formations professionnelles par un enseignement spécifique et des stages en milieu professionnel. Elle comprend donc :

des enseignements généraux (25 h hebdomadaires) : français, mathématiques, langues vivantes 1 et 2, histoire – géographie – enseignement moral et civique, enseignements de sciences et technologie, enseignements artistiques et EPS.

• un enseignement de découverte professionnelle des métiers et des formations professionnelles (5 h hebdomadaires) : visites d’information, séquences d’observation, stages d’initiation. Les élèves découvrent les établissements d’enseignement professionnel (lycées professionnels ou agricoles, CFA…), leur offre de formation et les entreprises.

• un stage de une à quatre semaines en milieu professionnel.

A cela, s’ajoutent 10 h annuelles consacrées à la vie de classe.

Comment faire pour intégrer une 3e prépa-métiers ?

En fin de classe de 4e, vous et votre enfant devez adresser une demande d’admission en 3e « prépa-métiers » au chef d’établissement d’origine. Vous devez faire cette demande au moment de la formulation de vos vœux définitifs pour le passage en 3e.

Après avis favorable du conseil de classe, une commission académique examine la demande de passage en 3e «prépa-métiers».

Cette commission accorde ou refuse la demande. Elle communique sa décision à l’établissement scolaire où vous souhaitez intégrer la 3e «prépa-métiers». La décision vous est également transmise.

Quelle orientation après une 3e prépa-métiers ?

Les élèves de 3e « prépa-métiers » présentent majoritairement le diplôme national du brevet (DNB) voie professionnelle. Après la 3e « prépa-métiers », les élèves ont accès à toutes les voies d’orientation offertes aux élèves de 3e , mais sont surtout préparés à poursuivre dans la voie professionnelle (2nde professionnelle ou CAP sous statut scolaire ou en apprentissage).

Ça c’est la théorie et c’est vrai. Mais il y a la réalité. Certains élèves sont en difficulté au collège. Les causes sont variées : une vie familiale compliquée, des problèmes psychologiques, une immaturité… L’élève n’a pas la tête au travail et se retrouve en échec. Cet échec aggrave sa situation et l’image qu’il a de lui se dégrade. Dans ce cas la 3e prépa-métier peut être une bonne option. C’est une vraie troisième qui prépare au diplôme nationale du brevet mais c’est quand même plus facile. L’élève peut réussir à l’école et cela le valorise. Je l’ai déjà vu à de nombreuses reprises. Il faut voir la fierté d’un élève qui chez nous était en difficulté et qui nous annonce qu’il est premier de sa classe. L’école n’est plus un problème. L’élève est rassuré sur ce point et il peut affronter les problèmes de sa vie avec plus de sérénité. N’oubliez pas que dans la suite des études les passerelles sont nombreuses et qu’il sera tout à fait possible de changer de cursus par la suite. La 3e prépa-métiers peut donc être un détour intéressant.

Quelques établissements privés du secteur offrant une 3e prépa-métiers…

Orientation 3 3e prépa-métiers

Orientation 3e prépa-métiers Etablissements

 

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Les principes de l’orientation

L’orientation… L’un des premiers grands choix dans la vie. Que faire après la 3ème ? Pour certains c’est angoissant. C’est normal.

Source : conseil général des Yvelines

Pour le moment vous ne connaissez pas beaucoup de métiers. Ce sont toujours un peu les mêmes : médecin, avocat, programmateur… Il y a en a tellement d’autres qu’il me serait impossible d’en faire une liste complète.

Vous avez peut-être une idée de ce que vous voudriez faire plus tard. La plupart du temps vous ferez quand même autre chose. Pas parce que vous aurez raté mais parce que vous aurez découvert une autre possibilité qui vous va mieux.

Vous ne connaissez pas les métiers et vous n’avez qu’une vague idée de ce qu’il se passe au lycée. Comment faire pour s’y retrouver ?

J’ai un seul conseil : Connais-toi toi-même !

Il va falloir vous poser des questions. Quelles questions me direz-vous ? Je vais essayer de vous en suggérer quelques unes.

ÉTUDES COURTES OU ÉTUDES LONGUES ?

La première nécessite beaucoup d’honnêteté : aimes-tu étudier ? Est-ce que ça te plaît de passer des heures assis à un bureau pour apprendre ?

Il est tout à fait possible de répondre non. Tout le monde n’aime pas ça. Et il y a d’autres choses à apprendre que des connaissances livresques. Il y a les apprentissages manuels. Actuellement ils sont largement sous-côtés mais c’est une erreur. L’artisanat, les métiers d’art, les métiers techniques nécessitent eux aussi du savoir faire et de l’intelligence. Ne pas aimer travailler de façon scolaire n’est pas signe de manque d’intelligence et ne pas faire un métier intellectuel ou prestigieux n’est pas synonyme d’échec dans la vie.

La première question à se poser est donc celle-là : est-ce que j’aime étudier de façon scolaire ? Si j’aime je peux me lancer dans des études longues. Sinon il vaut mieux privilégier des études courtes.

Pas de panique ! Il y a des passerelles à tous les niveaux pour réintégrer un cursus classique plus tard. Tout dépendra de votre motivation.

Ce n’est pas la seule question à se poser. Il y en a beaucoup. Il faut savoir ce que vous aimez réellement.

Travailler seul ? En équipe ?

Travailler en intérieur ? En extérieur ?

Travailler avec des enfants ? Des personnes âgées ?

Rendre service ?

Diriger ou être dirigé ?

J’en ajouterai…

LES SECTEURS D’ACTIVITÉS

Plus que par métiers il faut raisonner en secteurs d’activités. Il y en a plusieurs listes. En voici une.

– Agriculture, agroalimentaire, environnement

– Art, culture

– Bâtiment, travaux publics

– Commerce, gestion, économie, management

– Droit, sciences politiques, sécurité

– Enseignement, formation

– Hôtellerie, restauration, tourisme

– Industrie

– Information, communication

– Lettres, langue, sciences humaines

– Santé

– Sciences

– Social

– Sport, animation

– Transport et logistique

Dans chacun de ces secteurs il existe des métiers correspondant à des formations courtes ou des formations longues.

Activité : Choisir un secteur d’activité et présenter quelques métiers qui lui correspondent en précisant les études à faire.

https://kitpedagogique.onisep.fr/forum-orientation-lycee/decouvrir-les-secteurs-professionnels

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La Faune du collège

Bonjour à tous !

Cet article est un peu particulier. Ce n’est pas vraiment une leçon. C’est plutôt un partage, une « monstration ».

Vous savez que je parcours le Pays des Zoisos depuis des années et que la nature m’émerveille toujours autant. Je voudrais vous montrer que ce n’est pas la peine d’aller très loin pour voir des animaux. Il suffit de savoir regarder et d’avoir un peu de chance.

Je vais donc vous montrer les animaux que j’ai croisé dans le collège. Ne vous attendez pas à de gros animaux. Ils sont plutôt discrets mais ont beaucoup de charme.

LES OISEAUX

Ceux-là je suis sûr que vous les voyez. Comme je ne me promène pas avec mon appareil-photo au collège je n’ai pas leurs portraits. Je vais utiliser des photographies prises ailleurs.

Pigeon biset : Columba livia (Gmelin, 1789)

Le pigeon biset : Columba livia (Gmelin, 1789)

C’est le plus fréquent des oiseaux du collège. Il y niche et se promène sur les coursives à longueur de journée. Le collège est vraiment son habitat. Il niche cela signifie qu’il fait son nid pour pondre des œufs et faire des petits. Je n’arrive pas à savoir combien il y a de couples. 4 ou 5… Ils se reproduisent tout au long de l’année.

Les pigeons bisets sauvages sont rares. Ils vivent dans les falaises. J’en ai vu en Bretagne dans les falaises de grès roses du Cap Fréhel. Ils ont colonisé les villes car les immeubles sont pour eux des falaises.

Les pigeons bisets domestiques ont un plumage très variable. On peut dire qu’il y a une grande variabilité de phénotype au sein de l’espèce. Normalement ils ont tous des plumes irisées au niveau du cou.

Le pigeon biset : Columba livia (Gmelin, 1789)

Le pigeon biset : Columba livia (Gmelin, 1789)

Si leurs doigts sont abîmés ou manquant c’est la faute des humains. Ils perdent des cheveux ou des fibres de leurs vêtements. Ces cheveux ou fibres s’enroulent autour des doigts et provoquent leur nécrose. Le dioxygène et les nutriments n’arrivent plus aux cellules des doigts et le dioxyde de carbone ne peut plus être évacués. Les cellules meurent et le doigt tombe…

Pigeon ramier : Columba palumbus (Linnaeus, 1758)

Le pigeon ramier : Columba palumbus (Linnaeus, 1758)

Il est plus grand que le pigeon biset domestique. Il s’en distingue facilement par la tache blanche qu’il a au niveau du cou.

Le pigeon ramier : Columba palumbus (Linnaeus, 1758)

Il n’y en a qu’un couple au collège. Il niche dans l’arbre et se reproduit au printemps. Je précise que les oiseaux n’utilisent leur nid que pour couver et élever les petits. Dès que les petits quittent le nid il est abandonné.

Les pigeons biset et ramier peuvent s’hybrider mais ça nous l’avons vu en cours de 6e 🙂

Ces deux espèces se ressemblent tellement qu’elles ont été placées dans le même genre. Ce genre fait partie de la famille des Columbidae qui comporte les pigeons, les colombes et les tourterelles. Il y a une tourterelle que vous connaissez peut-être. Il s’agit de la tourterelle turque. On ne la voit pas vraiment au collège mais je l’entends parfois. C’est elle…

Tourterelle turque : Streptopelia decaocto (Frivaldszky, 1838)

Pie bavarde : Pica pica (Linnaeus, 1758)

Pie bavarde : Pica pica (Linnaeus, 1758)

Elle ne fréquente la cour que lorsqu’elle est vide 🙂 J’en parle parce que c’est un bel oiseau, qu’il est fréquent et que c’est bien de le connaître. Les photos ci-dessous sont rigolotes.

Pie bavarde : Pica pica (Linnaeus, 1758)

Pie bavarde : Pica pica (Linnaeus, 1758)

Les oiseaux muent deux fois par an. Ils perdent leurs plumes et en font d’autres toutes neuves. Bien sûr ça se fait petit à petit pour ne pas que l’oiseau se retrouve nu. Là, la pie a mué du cou et ça me fait rigoler. Ce n’est pas bien de se moquer des oiseaux…

Goéland argenté : Larus argentatus (Pontoppidant, 1763)

Goéland argenté : Larus argentatus (Pontoppidant, 1763)

Sa présence est plus étonnante. Les goélands sont plutôt connus comme des oiseaux de bord de mer mais depuis quelques années il y a un groupe qui niche sur l’église. Ils s’y reproduisent. Mais vous le savez déjà puisque je vous en ai parlé en 6e 🙂 Ils ne vivent pas vraiment dans le collège mais planent juste au-dessus et je me demande s’ils ne se posent pas sur les bâtiments quand ils sont vides.

Rougequeue noir : Phoenicurus ochruros (Gmelin, 1774)

C’est pendant le confinement que nous avons croisé ce petit rougequeue noir dans la cage d’escalier.

Rougequeue noir : Phoenicurus ochruros (Gmelin, 1774)

Il était vraiment tout petit. On l’a mis en sécurité puis on ne l’a plus revu. Le rougequeue noir mâle se perche sur les plus hauts endroits du secteur et chante dès les mois de Mars-Avril. Il annonce le printemps. Il chante très tôt le matin. A partir de 5h environ. La femelle est plus claire.

Rougequeue noir : Phoenicurus ochruros (Gmelin, 1774)

Rougequeue noir : Phoenicurus ochruros (Gmelin, 1774)

Quand le mâle et la femelle sont différents on dit qu’il y a dimorphisme sexuel. C’est très fréquent chez les oiseaux. Ce sont presque toujours les mâles qui sont les plus colorés. Ils friment un peu 🙂

Mésange bleue : Cyanistes caeruleus (Linnaeus, 1758)

Encore un petit tombé du nid !

Mésange bleue : Cyanistes caeruleus (Linnaeus, 1758)

Mésange bleue : Cyanistes caeruleus (Linnaeus, 1758)

C’est une institutrice qui l’a recueilli. Elle avait un nid alors elle a mis cette petite mésange dedans et l’a nourri. Mais il n’a évidemment pas survécu longtemps. Quand on trouve un oiseau tombé du nid il faut le laisser où il est. Les parents vont le protéger et le nourrir là où il se trouve. Si on le touche l’odeur qu’on laisse dessus va éloigner les parents. Il ne faut jamais toucher un animal sauvage. Vraiment jamais.

Mésange bleue : Cyanistes caeruleus (Linnaeus, 1758)

Mésange bleue : Cyanistes caeruleus (Linnaeus, 1758)

A quoi reconnaît-on un oiseau ?

La question paraît simple. Mais la vraie réponse est un peu plus complexe qu’on le pense.

Évidemment les oiseaux ont des ailes, des plumes et un bec. Il faut d’abord préciser qu’ils ont une symétrie bilatérale, des yeux, une bouche et un anus et un squelette interne fait d’os. Pour être complet il faut également préciser que leur pattes sont couvertes d’écailles soudées entre elles, qu’ils ont des griffes. Et si on veut vraiment tout dire il faut préciser que leur crane comporte deux fenêtres, la mâchoire une seule et qu’ils ont un gésier. C’est un peu long mais la précision scientifique l’exige.

LES PAPILLONS

Quand on pense aux papillons on imagine de magnifiques animaux aux multiples couleurs. Je n’en ai presque pas vus au collège et de toutes façons je n’ai jamais réussi à les photographier. Par contre j’ai rencontré de nombreux petits papillons aux couleurs discrètes ou ternes. Mais je les aime bien quand même.

Oegoconia sp.

Oegoconia sp.

sp. ça indique qu’on ne peut pas déterminer l’espèce avec précision à partir d’une photographie. On s’arrête au genre. Je l’ai soumis à des spécialistes et ils disent tous qu’ils faut le découper pour étudier les organes reproducteurs. C’est la seule façon de déterminer l’espèce avec précision. Mais je ne veux pas découper les papillons.

Borkhausenia sp.

Borkhausenia sp.

Encore une espèce qu’il faut découper pour l’identifier avec précision. Encore une fois on en reste au genre. Mes photographies ne sont pas très belles mais elles sont faites en montant en classe avec mon téléphone. Ce n’est pas du travail de spécialiste 🙂

Incertaine : Xanthorhoe fluctuata (Linnaeus, 1758)

Incertaine : Xanthorhoe fluctuata (Linnaeus, 1758)

Mignonne non ? On l’appelle parfois phalène ondée. On la trouve en Europe, au Proche-Orient et en Afrique du Nord. L’adulte vole d’avril à octobre et il peut y avoir deux ou trois générations.

Acidalie rustique : Idaea rusticata (Denis & Schiffermûller, 1775)

Acidalie rustique : Idaea rusticata (Denis & Schiffermûller, 1775)

On l’observe presque partout en France mais elle est un peu rare dans le sud-ouest. Nous l’avons quand même vue en Charente-Maritime 🙂 On peut l’observer de juin à octobre.

Hermine plumeuse : Zanclognatha lunalis (Scopoli, 1763)

Hermine plumeuse : Zanclognatha lunalis (Scopoli, 1763)

C’est une espèce eurasiatique qui s’observe partout en Europe et donc partout en France. La chenille est détritiphage car elle se nourrit de feuilles mortes. L’adulte vole de Mai à septembre et il peut y avoir deux générations par an.

Gamma : Autographa gamma (Linnaeus, 1758)

Gamma : Autographa gamma (Linnaeus, 1758)

Gamma : Autographa gamma (Linnaeus, 1758)

Encore une espèce présente partout en Europe. On la trouve également en Asie et en Afrique du Nord. C’est peut-être l’espèce la plus fréquente parmi toutes celles que j’ai observées au collège. Une petite anecdote rigolote. Des Gammas ont envahi le Stade de France lors de la finale du championnat d’Europe de football en 2016. Un Gamma s’est même abreuvé des larmes et de la sueur de Cristiano Ronaldo 🙂

Noctuelle du camérisier : Polyphaenis sericata (Esper, 1787)

Noctuelle du camérisier : Polyphaenis sericata (Esper, 1787)

Noctuelle du camérisier : Polyphaenis sericata (Esper, 1787)

Les photographies sont floues et c’est dommage car il est très beau. Lui aussi habite l’Eurasie. Il vole de juin à Août. Sa larve vit sur les troènes, les chèvrefeuilles (ou camérisiers), les cornouillers, les lilas… Ce sont des plantes courantes dans les jardins ce qui explique qu’on le trouve au collège.

Noctuelle des renouées : Agrotis puta (Hübner, 1803)

Noctuelle des renouées : Agrotis puta (Hübner, 1803)

Noctuelle des renouées : Agrotis puta (Hübner, 1803)

Sa présence se limite à l’Europe du Sud. C’est une espèce très variable qui n’est donc pas toujours facile à identifier. Elle n’est pas vraiment rare.

Ptérophore commun : Emmelina monodactyla (Linnaeus, 1758)

Ptérophore commun : Emmelina monodactyla (Linnaeus, 1758)

Les Pterophoridae sont des papillons étranges. Leurs ailes plumeuses sont divisées en lobes étroits. Cette espèce est très commune un peu partout en Europe et les adultes peuvent être observés tout au long de l’année.

Eudorée anguleuse : Eudonia angustea (J. Curtis, 1827)

Eudorée anguleuse : Eudonia angustea (J. Curtis, 1827)

Eudorée anguleuse : Eudonia angustea (J. Curtis, 1827)

C’est encore une espèce fréquente mais que personne ne regarde. Les adultes volent de Juin à la fin de l’automne. Quelques fois il y en a plusieurs individus à la fois dans le collège en fin d’année scolaire. Je crois en avoir observé 7 ou 8 en même temps.

Pyrale de la luzerne : Nomophila noctuella (Denis & Schiffermüller, 1775)

Pyrale de la luzerne : Nomophila noctuella (Denis & Schiffermüller, 1775)

C’est une espèce migratrice. Oui, les papillons peuvent migrer, parfois sur de longues distances. Et certaines espèces peuvent vivre jusqu’à 10 ans ! La pyrale de la luzerne passe une partie de l’année en Europe du Nord puis migre vers le sud de l’Europe ou l’Afrique du Nord. Ce petit papillon qui mesure environ un centimètre de longueur peut donc voler sur des milliers de kilomètres. Vous pourriez faire un effort en endurance 🙂

Duponcheella fovealis (Zeller, 1847)

Duponcheella fovealis (Zeller, 1847)

Lui ce fût vraiment une surprise. Il me semble que c’est sa seule observation connue en Île-de-France. Ce papillon vit plutôt autour de la Méditerranée. Sa chenille vit sur beaucoup de plantes et notamment des plantes dites d’intérieur. Il est possible que cet individu vienne d’une jardinerie. La plante a été cultivée quelque part autour de la Méditerranée et une chenille s’est développée dessus. La plante a ensuite voyagé pour être vendu dans le secteur du collège. La chenille s’est métamorphosée et a donné cet adulte. Ou alors cette espèce remonte vers le nord à cause du réchauffement climatique et ce n’est pas une bonne nouvelle.

Botys ferrugineux : Udea ferrugalis (Hübner, 1796)

Botys ferrugineux : Udea ferrugalis (Hübner, 1796)

C’est une espèce relativement fréquente en France, en Europe, en Asie et en Afrique.

Pyrale de la farine : Pyralis farinalis (Linnaeus, 1758)

Pyrale de la farine : Pyralis farinalis (Linnaeus, 1758)

Ce papillon a la curieuse habitude de courber son abdomen vers le haut lorsqu’il est au repos. Sa répartition est mondiale. Il s’est parfaitement acclimaté aux habitations et on peut en observer toutes les formes dans les logements. Contrairement à ce que peut laisser penser son nom il ne vit pas dans la farine. Je l’observe presque tous les ans dans le collège avec un pic à cinq individus simultanément.

Monopsis crocicopitella (Clemens, 1850)

Monopsis crocicopitella (Clemens, 1850)

Monopsis crocicopitella (Clemens, 1850)

C’est une espèce cosmopolite ce qui veut dire qu’on la trouve un peu partout dans le monde. Sa période de vol va de Juin à Octobre. Les chenilles se développent sur de la matière organique : animaux morts, fientes, dans les nids d’oiseaux… Elles peuvent également se nourrir des fibres naturelles des vêtements.

Voilà donc pour les papillons. C’est un peu long mais je n’y peux rien si je multiplie les observations.

A quoi reconnaît-on un papillon ?

Je ne sais pas si vous avez bien observé… Ils ont tous un squelette externe. Leur corps est en trois parties. La tête porte des yeux et une paire d’antenne. Le thorax porte trois paires de pattes et deux paires d’ailes. Les ailes sont couvertes de petites écailles qui se détachent facilement et laissent comme une douce poudre sur les doigts. Ils ont également un abdomen. Je pense en avoir dit assez. Ah non ! Leurs pièces buccales sont la plupart du temps organisées pour faire une trompe avec laquelle ils prélèvent leur nourriture.

LES DIPTÈRES

Les diptères ont, comme leur nom l’indique, deux ailes. Une seule paire. Vous en connaissez : ce sont les mouches et les moustiques. Il y en a quelques espèces au collège mais je ne l’ai pas photographiées. J’ai juste deux espèces un peu originales mais pas très rares.

Moucheron des éviers : Clogmia albipunctata (Williston, 1893)

Moucheron des éviers : Clogmia albipunctata (Williston, 1893)

Il ressemble un peu à un petit papillon de nuit mais c’est bien un Diptère. Il n’a que deux ailes ponctuées de blanc. Son nom vient du fait qu’on l’observe dans les pièces humides : salle de bains, toilettes, cuisine… Les adultes ont une durée de vie très courte. Ils ne se nourrissent pas et passent la majeure partie de leur temps posé sur les murs. Ils volent peu et lourdement. Les larves se nourrissent de déchets organiques. Elles peuvent se développer sur la nourriture et parfois même sur la peau. C’est rare mais cela donne une myiase c’est à dire une maladie parasitaire. Pour ce débarrasser des larves il faut bien nettoyer les éviers avec du vinaigre blancs ou du bicarbonate de soude.

Tipula : Tipula sp.

Tipula : Tipula sp.

Je n’ai pas réussi à l’identifier précisément avec cette photo floue. Vous voyez bien qu’il n’y a que deux ailes. Si vous observez bien vous verrez qu’en arrière de ces ailes il y a comme des fils qui se terminent par des boules. Ce sont les ailes postérieures qui sont transformées en balanciers pour équilibrer le vol. Le tipules ressemblent un peu à de grands moustiques mais ils ne piquent pas.

LES ARAIGNÉES

Les araignées sont mal aimées mais moi je les aime bien quand même. Il y en a plutôt beaucoup dans le collège. Je ne devrais pas dire ça… Certains élèves vont avoir peur. Je précise tout de suite qu’il n’y a aucune espèce dangereuse. Ni chez les araignées, ni chez les papillons, ni dans les autres groupes. Les humains sont dangereux. Les voitures aussi. Pas les animaux… Les araignées ne piquent pas. Elles mordent. C’est rare mais cela arrive. En réalité cela arrive surtout quand on les attrape et qu’on les prend dans la main. Elles sont agressives uniquement quand elles se sentent agressées

Fausse veuve noire : Steatoda nobilis (Thorell, 1875)

Fausse veuve noire : Steatoda nobilis (Thorell, 1875)

Présente uniquement en Europe du Sud-Ouest, il ne faut pas la craindre. Sa morsure peut être douloureuse mais n’est que rarement dangereuse. Ses pattes ont un anneau sombre de part et d’autres de chacune des articulation. L’abdomen porte deux lignes plus sombres.

Cheiracanthium mildei (L. Koch, 1864)

Cheiracanthium mildei (L. Koch, 1864)

Cheiracanthium mildei (L. Koch, 1864)

A ce qu’il paraît elle est facile à reconnaître. Je vous assure 🙂 Encore une fois la morsure n’est pas grave. Elle chasse de nuit des petits « invertébrés ». Elle n’a pas vraiment de toile. Elle attrape ses proies en les chassant.

Cheiracanthium mildei (L. Koch, 1864)

Cette photographie montre l’une des caractéristiques des araignées. Regardez bien en avant. Il y a comme deux pattes mais elles sont trop courtes pour être de vraies pattes. Ce sont des pédipalpes. Ils servent aux araignées à tâter le terrain. Les pédipalpes sont plus grands chez les mâles que chez les femelles et ils leur servent à les inséminer avec des sacs spermatiques.

Pholque de Pluche : Holocnemus pluchei (Scopoli, 1763)

Pholque de Pluche : Holocnemus pluchei (Scopoli, 1763)

Pholque de Pluche : Holocnemus pluchei (Scopoli, 1763)

C’est de loin l’araignée la plus fréquente dans le collège. Il y a en a dans tous les coins des couloirs et des cages d’escaliers. Pourtant elle est rare en Île-de-France. Il faut faire attention à cela. Parfois on voit beaucoup d’individus d’une espèce en un lieu et on en déduit rapidement que cette espèce est très abondante alors que c’est peut-être le seul endroit où elle est présente. Les pholques de Pluche ont un dessin sombre sur fond gris sur l’abdomen et les pattes sont annelées de noir. Ça les distingue des pholques phalangistes ailleurs bien plus fréquents. Les pholques de Pluche tissent des toiles en cloches que vous devez connaître. Elles prennent la poussière par endroits dans les couloirs du collège 🙂 Vous n’avez rien à craindre de ces araignées. Elles sont totalement inoffensives.

Pseudeuophrys lanigera (Simon, 1871)

Pseudeuophrys lanigera (Simon, 1871)

Celle-là est toute petite. Elle fait partie de la famille des Salticidae ou araignées sauteuses. Elles ne tissent pas de toiles. Les araignées sauteuses chassent en sautant sur leurs proies. Elles peuvent faire des bonds gigantesques relativement à leur taille puisque certaines espèces sautent sur près de 20 cm. Pour stabiliser leurs sauts elles tissent un fil en sautant. Leurs 8 yeux leur donnent l’une des meilleures vues du monde animal et leur assurent une grande précision lors de leur chasse.

Zoropse à pattes épineuses : Zoropsis spinimana (Dufour, 1820)

Zoropse à pattes épineuses : Zoropsis spinimana (Dufour, 1820)

Sur la photographie il s’agit d’un juvénile. Mais s’il y a un jeune c’est qu’il y a des adultes. C’est une araignée fréquente dans les maisons ou appartements sains. Je dis « sains » parce que les araignées n’aiment ni les maisons trop humides, ni les maisons où il y a trop de produits chimiques comme les produits ménagers, les parfums, l’encens… Tous ces produits sont mauvais pour la santé et les araignées le savent bien. Elles ne sont pas folles. Si vous avez la chance d’avoir des araignées chez vous c’est que les conditions physico-chimiques de votre logement sont acceptables. Chez nous, il y a des tas d’araignées mais il y a surtout Charlie. C’est le pholque phalangiste. Ils s’appellent tous Charlie 🙂

Araignée cracheuse : Scytodes thoracica (Latreille, 1802)

Araignée cracheuse : Scytodes thoracica (Latreille, 1802)

Araignée cracheuse : Scytodes thoracica (Latreille, 1802)

Cette araignée relativement fréquente dans les maisons est peu connue car elle est essentiellement nocturne. Elle se reconnaît facilement même s’il faut faire attention à ne pas la confondre avec Scytodes velutina. Je vous expliquerais cela un autre jour.

Sa technique de chasse est assez originale. Elle se déplace lentement jusqu’à 1 ou 2 cm de sa proie. Là, elle envoie un fil gluant avec ses longues pattes avant. La proie se retrouve engluée dans le fil et l’araignée n’a plus qu’à lui injecter son venin. Ah oui ! Il faut que je vous explique ça ! Le venin des araignées est en fait un mélange de sucs digestifs. Quand ils sont injectés dans la proie, ils solubilisent tous les organes interne. Ils donnent une espèce de bouillie très liquide. Quand la digestion est terminée et que l’araignée a faim, elle aspire ce liquide comme vous aspirez un milk-shake. Ensuite il ne reste de la proie qu’une enveloppe vide.

Tégénaire des maisons : Eratigena du groupe atrica 

Tégénaire des maisons : Eratigena du groupe atrica

Cette araignée a un peu perturbé la salle des professeurs. Certains d’entre eux n’ont pas compris qu’une araignée se promène dans leur territoire et sont allés se plaindre à la directrice. Elle est chez elle cette araignée. Sauf que d’habitude elle ne sort que la nuit quand les professeurs ne sont pas là. Les tégénaires sont les plus grandes araignées qu’on observe dans les maisons. Il en existe plusieurs espèces de deux genres : Tegenaria et Eratigena. Vous remarquerez que les noms de ces deux genres sont des anagrammes. Celle-ci fait partie du groupe atrica du genre Eratigena. Ce groupe comporte trois espèces mais je les ai oubliées. C’est presque impossible d’identifier ces espèces sur photos.

Ségestrie florentine : Segestria florentina (Rossi, 1790)

Ségestrie florentine : Segestria florentina (Rossi, 1790)

Je l’aime bien elle. Normalement elle ne sort pas le jour. Elle vit dans un tube fait de soie qu’elle tisse dans des trous des murs ou dans l’écorce des arbres. Six fils sortent de ce tube et elles posent une patte sur chacun de ses fils. Si une proie touche un fil elle ressent une vibration et lui saute dessus puis se dépêche de rentrer dans son tube pour s’occuper de son repas. On ne la voit donc pas souvent. Et pourtant j’ai vu un jeune mâle dans les couloirs. Je vous le montre…

Ségestrie florentine : Segestria florentina (Rossi, 1790)

Ségestrie florentine : Segestria florentina (Rossi, 1790)

Comment reconnaît-on une araignée ?

Vous vous doutiez que j’allais vous poser la question. Elles ont elles aussi un squelette interne et des pattes articulées. Il y a quatre paires de pattes. Ces pattes sont insérées au niveau du thorax qui est dans la continuité de la tête. On parle de céphalothorax. Derrière il y a un abdomen plus ou moins développé. Au niveau de la bouche il y a les crochets à venins appelés chélicères. Ça se dit Kélicères. Et puis il y a les pédipalpes dont je vous ai parlé. A l’arrière de l’abdomen on trouve les filières. Ce sont les organes qui produisent la soie du fil. Toutes les araignées ne font pas de toiles mais elles sont toutes capables de tisser des fils de soie.

MYRIAPODES

Les myriapodes sont plus connus sont le nom de mille-pattes. Aucune espèce de mille-pattes n’a mille pattes. Mille signifie beaucoup et il me semble que c’est au minimum 18. Bon d’accord Eumillipes persephone, espèce récemment découverte en Australie, en possède 1 306. Voilà, vous avez le record.

Lithobie : Lithobius sp.

Lithobie : Lithobius sp.

C’est un animal nocturne qui vit principalement dans les feuilles mortes. Je ne sais pas ce qu’elle faisait là. Ce n’est pas un animal dangereux mais il possède de jolis crochets au niveau de la bouche qui lui servent à attraper ses proies. Un jour votre professeur en a pris une dans la main pour la montrer à ses élèves. Il a vu les crochets et s’est dit que la morsure devait faire mal. En fait, ça ne fait pas trop mal 🙂

Scutigère véloce : Scutigera coleoptrata (Linnaeus, 1758)

Scutigère véloce : Scutigera coleoptrata (Linnaeus, 1758)

Encore une étrange bestiole 🙂 Ce n’est pas rare de l’observer dans les maisons mais elle préfère se déplacer la nuit. Elle chasse de petits insectes et ne mord jamais les humains.

Comment reconnaît-on un mille-pattes ?

Vous vous attendiez à la question j’espère 🙂 Encore une fois il y a un squelette externe et des pattes articulées. Disons qu’il y a beaucoup de paires de pattes. On dira qu’ils ont n paires de pattes. Le corps est constitué de nombreuses parties avec la tête en avant et le pygidium à l’arrière. Les mille-pattes ont une paire d’antennes.

CRUSTACÉ

En général quand on entend crustacé on pense soit au bord de mer soit au repas de fruits de mer. Je comprends bien. Il n’empêche qu’il existe des Crustacés terrestres. Ils se ressemblent tous un peu et vous les connaissez peut-être. Il s’agit de ça…

Porcellio spinicornis (Say, 1818)

Porcellio spinicornis (Say, 1818)

On parle fréquemment de cloportes. Il en existe plusieurs espèces qui ne sont pas toujours faciles à distinguer les unes des autres. Ces animaux ont également un squelette externe et de nombreuses pattes articulées. Mais ils viennent d’ancêtres qui avaient deux paires d’antennes et ils respirent avec des branchies ce qui fait qu’ils doivent toujours être dans un milieu humide. Celui que j’ai croisé dans les escaliers n’avait rien à faire là et il était en danger. Les Crustacés ont un nombre variable de pattes mais un minimum de cinq paires.

Voilà ! C’est tout pour aujourd’hui. Si par hasard je croisais d’autres espèce je n’hésiterais pas à vous en informer.

On se retrouve dans le prochain article. Nous allons essayer de réaliser la classification sous forme de groupes emboîtés de cette collection d’animaux.

La germination (leçon)

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires ».

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour mes petits. Le petit rappel ? »

Léo : « Nous avons vu que les plantes à fleurs viennent d’une graine. Un graine contient une plantule et un ou deux cotylédons qui sont protégés par un tégument.

Samuel : « Le graines germent quand elles ont de l’eau à disposition et que la température est suffisamment douce. »

Max : « C’est très bien. Nous allons rédiger le cours sur la germination et je vous donnerai quelques compléments. Prenez vos cahiers et notez. »

II. LA GERMINATION DES GRAINES

La germination est le début du développement d’une plante à partir d’une graine.

Les graines germent quand elles ont de l’eau à disposition et que la température est suffisamment douce.

Lors de la germination la jeune plante utilise les réserves nutritives contenues dans les cotylédons. Quand les réserves nutritives des cotylédons sont épuisées la jeune plante se nourrit de dioxyde de carbone, d’eau et de sels minéraux en présence de lumière.

Dessin représentant les étapes de la germination d’une plante de haricot.

Après la germination la plante se développe puis des fleurs apparaissent puis il y a des fruits.

Max : « Avez-vous bien tout noté ? »

Samuel et Léo : « Oui monsieur Max ! »

Max : « Très bien. Avez-vous des questions ? »

Samuel et Léo : « Non monsieur Max. »

Max : « Alors vous pouvez ranger vos affaires et aller en récréation. »

Samuel et Léo : « Au revoir monsieur Max ! »

Max : « Au revoir mes petits ! »

Photographie des étapes de la germination d’un petit pois.

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Trois environnements

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! « 

Max : « Bonjour mes petits 🙂 Aujourd’hui nous allons voir trois environnements pour voir si vous avez compris ce que sont les composantes de l’environnement. »

Samuel : « C’est facile ! Il y a les coposantes minérales, les êtres vivants et les objets techniques ! »

Max : « Oui Léo mais pourrais-tu attendre que je te donne la parole avant de parler ? »

Léo : « Pardon Monsieur Max. »

Samuel : « Monsieur Max, puis-je compléter la réponse de Léo ? »

Max : « Bien sûr Samuel. »

Samuel : « Les composantes minérales sont l’eau, l’air et les roches. Il y a trois règnes d’êtres vivants : les végétaux, les animaux et les champignons. Un objet technique est un objet réalisé par un animal pour répondre à un besoin. »

Max : « Très bien. Apparemment vous connaissez votre leçon. Nous pouvons commencer. Voici un premier environnement. »

Léo : « Monsieur Max, vous vous servez des photographies de nos vacances là 🙂 « 

Max : « Il ne faut pas le dire Léo 🙂 Quel est cet environnement ? »

Samuel : « C’est la montagne ! »

Max : « Quelles les les composantes de l’environnement que vous pouvez observer ? »

Samuel : « Il y a des roches, de l’air et de l’eau parce que je sais qu’il y a un petit ruisseau plus à droite. Il y a donc des composantes minérales. »

Léo : « Pas la peine de parler du ruisseau Samuel. Il y a des plaques de neiges. La neige c’est de l’eau. Il y a aussi quelques plantes et des humains. On peut dire qu’il y a des êtres vivants mais il n’y en a pas beaucoup. »

Samuel : « Et sans les humains et leurs affaires il n’y a pas d’objets techniques. »

Max : « Nous sommes donc dans un environnement naturel presque entièrement minéral. Suivant… »

Samuel : « C’est la forêt près de chez nous 🙂 A la fin de l’hiver. »

Léo : « Il y a de l’air, des cailloux et c’est un peu humide. Je peux donc dire qu’il y a des composantes minérales. »

Samuel : « Oui Léo mais il y a surtout des végétaux donc des êtres vivants. »

Léo : « Et à part quelques toiles d’araignées, des nids et des terriers il n’y a pas d’objets techniques. »

Samuel : « C’est encore un environnement naturel alors. »

Max : « Vous n’attendez même plus que je pose les questions ! »

Léo : « Pardon monsieur Max. »

Max : « Je passe à la suite… »

 

Léo : « Oulala ! Ça c’est la ville ! »

Samuel : « Moi je n’aime pas du tout ce genre d’environnement. »

Léo : « Moi non plus ! Il n’y a presque pas d’êtres vivants à part des humains. Et on ne voit presque que des objets techniques ! »

Samuel : « Et des composantes minérales Léo ! Il y a de l’air. L’air est pollué mais il y en a. »

Léo : « Ce n’est pas du tout naturel ça ! »

Max : « Savez-vous de quoi on qualifie un environnement qui n’est pas naturel ? »

Samuel : « Je crois que c’est artificiel ! On peut dire que c’est un environnement artificiel ! »

Max : « C’est ça ! Bravo mes petits ! Je vois que vous avez compris. Nous allons quand même compléter la leçon. Prenez vos cahiers et notez ! »

Certains environnements sont composés uniquement de composantes minérales et d’êtres vivants. On dit que ce sont des environnements naturels.

D’autres environnement contiennent beaucoup d’objets techniques humains. Ce sont des environnements artificiels.

Max : « Avez-vous des questions ? »

Samuel et Léo : « Non monsieur Max ! »

Max : « Alors vous pouvez ranger vos affaires et filer et récréation. »

Samuel et Léo : « Au revoir monsieur Max ! »

Max : « Au revoir mes petits ! »

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L’appareil digestif (leçon)

II. ANATOMIE DE L’APPAREIL DIGESTIF.

L’ anatomie est la science qui étudie la disposition des organes.

1. Le tube digestif.

Les aliments sont avalés. Ils sont rapidement transformés en bol alimentaire. Le bol alimentaire avance dans l’œsophage, l’estomac, l’intestin grêle, le gros intestin et les excréments sont évacué par l’anus. Ces organes constituent le tube digestif.

Le tube digestif est un long tuyau allant de la bouche à l’anus et comprenant l’œsophage, l’estomac, l’intestin grêle et le gros intestin. Il se termine par l’anus.

Le tube digestif n’est pas exactement le même selon les régimes alimentaires. Les rongeurs ont un cæcum très développé et des intestins très longs. Chez les zoophages l’estomac est plus développé.

2. Les glandes digestives.

Les glandes digestives sont des organes qui produisent les sucs digestifs indispensables à la digestion des aliments.

L’appareil digestif est constitué du tube digestif et des glandes digestives qui produisent les sucs digestifs.

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