Histoires de cônes et de noisettes

Max : « Bonjour à tous ! enlevez vos blousons, asseyez vous et sortez vos affaires. Mes chers petits, vous êtes tous là. Pouvez-vous me rappeler ce que nous avons vu lors des dernières séances ? »

Léo : « Nous avons vu que les végétaux se nourrissent d’eau, de sels minéraux et de dioxyde de carbone et qu’ils ont besoin de lumière. »

Samuel : « Et nous avons vu la démarche expérimentale. Elle commence par une observation dont on tire un problème scientifique. Ensuite on formule une hypothèse qu’il faut vérifier par une expérience avant de pouvoir conclure. »

Léo : « Dans l’étape expérience il y a des sous-étapes. D’abord il faut décrire ce qu’on va faire. C’est le protocole. Puis on donne les résultats et on les interprète. C’est seulement après qu’on peut conclure. »

Max : « Bravo mes petits ! Qui veut donner la définition d’hypothèse ? »

Samuel et Léo : « Une hypothèse est une supposition tirée d’une observation et qui doit être vérifiée par une expérience ! »

Max : « Excellente réponse ! Bravo ! Quel plaisir d’être votre professeur ! Bien, les connaissances des séances précédentes étant acquises, nous pouvons passer à la suite. D’après vous, qu’allons-nous étudier aujourd’hui ? »

Léo : « Je pense que nous allons nous demander de quoi se nourrissent les animaux ? »

Max : « Absolument. Et comme nous avons enchaîné des séances assez denses ces derniers temps, je vous propose de faire une ou deux séances plus ludiques. Commençons par l’étude  de traces de repas. Je vous laisse étudier le document… »

Histoire de cônes…

Les cônes sont souvent appelés pomme de pin. Toutefois, de nombreux arbres portent des cônes : les pins, sapins, épicéas… Ces arbres sont rassemblés dans un groupe appelé Conifères, ce qui signifie ‘porteurs de cônes’. Un cône est constitué de nombreuses écailles qui portent une ou deux graines. Ces graines sont très appréciées par de nombreux animaux. Mais tous les animaux n’accèdent pas aux graines de la même manière. Saurez-vous reconnaître qui a mangé ces cônes ?

Samuel : « Monsieur Max, faut-il utiliser la clé de détermination pour savoir qui a mangé les graines ? »

Max : « Oui Samuel. Je vous fais un exemple.

Cône D (Le 4ème) : Les écailles sont encore sur le cône. Les écailles sont fendues. Les graines ont été mangées par un bec croisé des sapins. »

Léo : « D’accord ! J’ai compris ! »

Samuel : « Moi aussi ! »

Max : « Alors vous prenez une feuille, vous la présentez comme pour une interrogation et au travail ! »

Quelques minutes plus tard…

Max : « Bien, passons aux noisettes. Le but de l’exercice est de retrouver qui les a mangées. Lisez attentivement le document et n’oubliez pas de justifier vos réponses. »

Léo : « Monsieur Max, devons-nous faire l’exercice sur la feuille d’interrogation ? »

Max : « Oui Léo. Soignez votre travail. Je ramasse les copies dans quelques minutes. »

Histoire de noisettes

Les noisettes sont des fruits à coque. Elles contiennent une graine (appelée amande) très appréciée par beaucoup d’animaux. Toutefois la graine est enfermée dans une coque très dure. On la nomme parfois ‘écale’ et une écale est difficile à écaler, les mulots vous le diront.

A l’aide de ses incisives l’écureuil perce un trou dans la noisette puis fait une fente verticale jusqu’à ce qu’il arrive à éclater la coque en deux grâce à ses pattes. La sittelle torchepot coince la noisette dans l’écorce d’un arbre et tape dessus avec son bec jusqu’à ce que l’écale éclate.
Le mulot ronge la coque de la noisette en la faisant tourner entre ses pattes. Il crée ainsi une ouverture circulaire sur les bords de laquelle on voit l’empreinte laissées par ses incisives. La femelle du balanin des noisettes pond un œuf dans une noisette en formation. La larve du balanin se développe dans la noisette, en mange l’amande puis perce une petit trou rond pour en sortir.

Max : « Vous avez bien travaillé. Je suis très fier de vous. Comme il nous reste du temps, je vais vous montrer quelques photographies des animaux dont nous avons parlé. »

Le bec croisé des sapins Loxia Loxia curvirostra (Linné, 1758)

Le bec croisé des sapins se reconnait facilement au fait que son bec se croise 🙂 Vous regarderez bien les photographies et vous comprendrez. Le mâle et la femelle ne sont pas de la même couleur. La femelle est gris et jaune alors que le mâle est plutôt rouge. Cet oiseau vit surtout dans les forêt de conifères où il se nourrit des graines présentes à la base des écailles des cônes. Vous savez maintenant qu’il utilise son bec croisé pour couper en deux les écailles et accéder aux graines. On peut le trouver dans des forêts de feuillus mais c’est plus rare. C’est un oiseau rare en Île-de-France et nous l’avons jamais vu. C’est pour cela que j’ai dû voler les photographies à monsieur Internet. Il ne faut pas le dire sinon je vais aller en prison 🙂

Bec-croisé des sapins femelle. Loxia curvirostra (Linné, 1758)

Bec-croisé des sapins mâle. Loxia curvirostra (Linné, 1758)
Le mulot sylvestre Apodemus sylvaticus (Linné, 1758)

Le mulot sylvestre est un bon copain 🙂 On le croise souvent et on est toujours contents de la voir. Il habite un peu partout : en forêt, dans les haies, les parcs et jardins… On peut même en avoir dans sa maison si on a un jardin. Mais il est pas toujours facile à voir. Le mulot sylvestre se nourrit surtout de graines. Mais en été il n’hésite pas à se goinfrer de fruits parce qu’il est gourmand. Il loge dans des galeries qu’il creuse à lui tout seul. C’est là qu’il va élever ses petits. En dehors de la période de reproduction c’est un animal solitaire.

Mulot sylvestre Apodemus sylvaticus (Linné, 1758)

Mulot sylvestre Apodemus sylvaticus (Linné, 1758)
Le pic vert Picus viridis (Linné, 1758)

Le pic vert est souvent appelé pivert mais il ne faudrait pas. Son nom lui vient du fait qu’il se sert de son bec fort et pointu pour piquer les arbres. Il les pique pour différentes raisons. Il peut creuser un nid dans l’arbre. Il y a une ouverture, une petite galerie verticale et son nid à proprement parler où il s’installe pour faire des petits et les élever. Les nids des pics s’appellent des loges. Le pic vert pique aussi les arbres pour accéder aux insectes qui vivent sous l’écorce et dont il se nourrit. Parce qu’il ne se nourrit pas que de graines 🙂 Et puis il peut tambouriner sur l’arbre pour communiquer avec ses copains ou draguer une femelle. Ça c’est surtout au printemps. Le pic vert est vraiment un bel oiseau. On en voit souvent dans les forêt mais on l’observe vraiment bien quand il est au sol et qu’il fouille la terre humide pour trouver des vers dont il se nourrit également. Il y a d’autres espèces de pics. Je vous les montrerai dans un autre article spécial pics 🙂

Pic vert Picus viridis (Linné, 1758)

Pic vert Picus viridis (Linné, 1758)

Pic vert Picus viridis (Linné, 1758)

Pic vert Picus viridis (Linné, 1758)

Pic vert Picus viridis (Linné, 1758)

Pic vert Picus viridis (Linné, 1758)

L’écureuil roux Sciurus vulgaris (Linné, 1758)

C’est encore un de nos bons copains. On le connait bien l’écureuil roux. Il habite pas très loin de chez nous dans la forêt. On adore le voir grimper aux arbres. La plupart du temps il est solitaire et il se bagarre avec les autres écureuils si il les croise. Mais ce ne sont pas de vraies bagarres. Au printemps, quand il veut faire des petits, il courtise les femelles en leur courant après dans les arbres. Ils grimpent le long des troncs, courent sur les branches et passent d’arbres en arbres en sautant. C’est rigolo 🙂 L’écureuil roux est roux. Sauf son ventre qui est blanc. Il a des ‘pinceaux’ sur les oreilles. Se sont des touffes de poils. Et puis il a une longue queue poilue. On l’appelle le panache. Elle a des tas de rôle sa longue queue poilue. Elle l’équilibre quand il se déplace. Elle le protège du soleil. Elle lui permet d’exprimer ses émotions… L’écureuil roux est une vraie tête de linotte. En automne, il cache des noix et des noisettes un peu partout sur son territoire. Quand l’hiver vient, il est bien embêté parce qu’il ne se souvient plus où il les a cachées. Mais ce n’est pas très grave parce qu’il trouve celles de ses voisins et qu’il a quand même à manger 🙂 En résumé je dirais que l’écureuil roux et un animal qui ne manque pas de panache 🙂

Écureuil roux Sciurus vulgaris (Linné, 1758)

Écureuil roux Sciurus vulgaris (Linné, 1758)

Écureuil roux Sciurus vulgaris (Linné, 1758)

Écureuil roux Sciurus vulgaris (Linné, 1758)

Écureuil roux Sciurus vulgaris (Linné, 1758)

Écureuil roux Sciurus vulgaris (Linné, 1758)

Écureuil roux Sciurus vulgaris (Linné, 1758)
La sittelle torchepot Sitta europaea (Linné, 1758)

La sittelle torchepot est un oiseau qui s’observe de préférence dans les forêts mais il n’est pas rare de la rencontrer dans les parcs et les jardins qui lui offrent de grands arbres où elles peut nicher. La sittelle torchepot installe son nid dans un ancien trou de pics. L’ouverture étant trop grande, elle en diminue son diamètre en utilisant de la boue mélangée à des brins d’herbes sèches. Ses couleurs la rendent facilement reconnaissable : gris-bleu dessus et orange dessous avec un trait noir passant sur l’œil et les joues blanches. Facile à reconnaître 🙂 Elle se nourrit essentiellement de graines mais ne dédaigne pas avaler un insecte de temps à autre. Ce petit oiseau se promène le long des troncs et il n’hésite pas à se déplacer la tête en bas 🙂 Il ne vole que très peu et seulement pour passer d’un arbre à un autre.

Sittelle torchepot Sitta europaea (Linné, 1758)

Sittelle torchepot Sitta europaea (Linné, 1758)

Sittelle torchepot Sitta europaea (Linné, 1758)

Sittelle torchepot Sitta europaea (Linné, 1758)

Sittelle torchepot Sitta europaea (Linné, 1758)

Sittelle torchepot Sitta europaea (Linné, 1758)
Sittelle torchepot Sitta europaea (Linné, 1758)
La balanin des noisettes Curculio nucum (Linné, 1758)

Balanin des noisettes (Curculio nucum, Linné, 1758)
Le balanin des noisttes n’est pas facile à photographier. Il se promène sur une branche de noisetier et quand on s’en approche trop, il se laisse tomber au sol… En plus il est tout petit. Il mesure environ un centimètre de long seulement.Je vais vous le décrire. Il a un squelette externe qu’on appelle une cuticule. Il possède trois paires de pattes. Son corps comporte  une tête, un thorax et un abdomen. On ne voit pas bien mais il a deux paires d’ailes. Une paire d’ailes dures qui sécartent pour que les fines ailes dessous puissent se déplier et lui permettre de voler. Ces ailes dures sont appelées élytres. Sur la tête il a deux yeux. On le voit bien. Puis il y a un long rostre avec une petite bouche tout au bout. Sur ce rostre il y a une paire d’antennes. Après la reproduction, la femelle pond des oeufs dans la noisette en formation. Une larve sort de l’oeuf. Je vous montre la larve.

La larve se nourrit de l’amande de la noisette puis fait un petit trou pour en sortir. Ensuite, elle se transforme en adulte. Voici un lien vers une vidéo qui montre le ccle de vie du balanin des noisettes.

https://www.youtube.com/watch?v=1BNBObvW4CI

D’autres histoires de noisettes

Un Q.C.M. …

Histoire de cônes et de noisettes

Séance suivante

6 réflexions au sujet de « Histoires de cônes et de noisettes »

    1. Bonjour Hamza,
      Si l’orthographe comptait dans la moyenne ce serait catastrophique… ‘Est-ce que ces activités vont compter dans la moyenne ?’ serait plus juste. Qu’est ce que ça change ? Tu ne travailles que pour la moyenne ? Si ce n’est pas noté, tu te travailles pas sérieusement ? Je pensais qu’on travaillait pour apprendre, pour connaître des choses, pour s’ouvrir au monde, pour être moins bête… Si tu travailles pour les notes tu dois être bien malheureux…
      Prends soin de toi.

    1. Bonjour Rayan. Non, ce n’est pas la peine d’imprimer. Et puis tout le monde n’a pas d’imprimante… Nous verrons tout ça à la rentrée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *