Classer les animaux de la schola (2)

Max : « Reprenons. Léo, montre-moi ton tableau s’il te plaît. »

Léo : « Oui monsieur Max. Le voici. »

Max : « C’est très bien ça 🙂 Samuel, je suppose que toi aussi tu as bon. »

Samuel : « Oui monsieur Max. »

Max : « Je commence à classer. Vous voyez que tous ces animaux ont à la fois des yeux et une bouche. Je peux donc créer un groupe avec tous ces animaux. »

Max : « Ça va ? Ce n’est pas trop difficile ? »

Léo : « Non, là ça va 🙂 « 

Samuel : « On pourrait subdiviser en deux sous groupes : ceux qui ont un squelette externe et des pattes articulées et ceux qui ont un squelette interne et des membres. »

Max : « Tout à fait Samuel. Faisons le. »

Max : « Ensuite… Comme vous le voyez nous avons deux groupes dans le grand groupe. Il est impossible de travailler sur ces deux sous groupes en même temps. Je vais commencer par celui des animaux qui ont à la fois un squelette interne et quatre membres. Que pouvons nous faire ? »

Léo : « Il y a ceux qui ont des plumes et ceux qui ont des poils. »

Samuel : « Ceux qui ont des poils ont aussi des mamelles pour allaiter leurs petits. »

Max : « Très bien. Faisons cela. »

Léo : « Monsieur Max, les groupes que nous venons de faire apparaître ont des noms il me semble. Vous ne les notez pas ? »

Max : « Pas encore. Nous les noterons plus tard. Continuons avec les animaux qui possèdent un squelette externe et des pattes articulées. »

Samuel : « Il y a ceux qui ont des antennes et ceux qui n’en ont pas. »

Léo : « Ça ne va pas Samuel ! Tu tries là ! Tu as choisi un critère et tu dis ‘il a’ ou ‘il a pas’. »

Samuel : « Ah oui… Zutalor ! Mais je ne sais pas ce qu’ont les animaux qui n’ont pas d’antennes. »

Max : « Ceux-là ont des chélicères. Ce sont… Ça dépend. Là, ce sont des crochets. »

Léo : « Alors nous pouvons faire le groupe de ceux qui ont des antennes et ceux qui ont des chélicères. »

Max : « Faisons cela. »

Max : « Nous progressons 🙂 « 

Samuel : « Oui mais la lithobie n’est pas vraiment pareille que l’acidalie ou la tipule. »

Léo : « Elle a beaucoup de pattes. Les autres n’en ont que trois. »

Samuel : « Et des ailes ! »

Léo : « On peut donc faire le groupe de ceux qui ont trois paires de pattes et des ailes et le groupe de ceux qui ont beaucoup de paires de pattes. »

Max : « Excellent ! Faisons-le ! »

Max : « Pour finir il est possible de découper ceux qui ont 3 paires de pattes et des ailes en deux : une paire d’ailes ou deux paires d’ailes. Ce n’est pas utile mais je ne peux pas m’en empêcher 🙂 J’efface ce qu’il y a au tableau et je vous distribue un document. Il contient la classification que nous venons d’établir plus des définitions. Vous allez y placer les noms des animaux que nous venons d’étudier en bleu puis vous ajouterez les noms des groupes en vert. »

Quelques minutes plus tard…

Max : « C’est très bien tout ça ! Vous avez bien travaillé ! Je montre la correction bien que ce soit inutile. »

Max : « Voilà ! Nous avons terminé. »

Léo : « Monsieur Max, devons-nous apprendre cette classification ? »

Max : « Oulala non ! Il faut comprendre comment je l’ai construite. Il faut également savoir donner les attributs d’un animal à partir de ce document. Il faut également être capable de placer un nouvel animal dans cette classification. Tout cela n’est déjà pas très facile. »

Samuel : « Je crois comprendre pourquoi il ne faut pas l’apprendre par cœur. »

Max : « Je t’écoute Samuel. »

Samuel : « Imaginons que pendant la récréation je trouve un escargot et Léo trouve un ver de terre. Il faut tout refaire. Ils ne rentrent pas vraiment dans no groupes ces animaux. »

Max : « Tout refaire, pas vraiment. Mais beaucoup… Tu as raison Samuel. Quand j’aurais le temps je vous montrerai comment change la classification sous forme de groupes emboîtés des animaux de la schola quand on ajoute à la collection de départ quelques animaux. Pour le moment, vous pouvez filer en récréation. Vous l’avez bien méritée. »

Samuel et Léo : « Au revoir monsieur Max. »

Max : « Au revoir mes petits. »

Séance suivante

Classer les animaux de la schola (1)

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour bonjour ! Nous avons du travail aujourd’hui. Alors dépêchons-nous un peu. Le petit rappel. »

Léo : « Oulala ! Nous avons appris le vocabulaire. Il y a les attributs qui sont des caractères physiques qui permettent de classer les êtres vivants. Classer, j’aurais du mal à l’expliquer. Mais il y a ranger. Ranger c’est ordonner des êtres vivants selon un seul critère comme la taille croissante ou décroissante. Puis il y a trier. Trier c’est choisir un critère et dire si l’être vivant l’a ou pas. Ensuite il y a classer mais je laisse la parole à Samuel 🙂 « 

Samuel : « C’est pas gentil ça… Pfff… Classer c’est choisir plusieurs critères, les mettre dans le bon ordre puis faire des groupes dans des groupes dans des groupes à partir de ces critères. »

Max : « C’est bien Samuel. Léo, ce n’était pas très gentil de laisser le plus difficile à Samuel. Bien. Je vais vous montrer comment construire une classification sous forme de groupes emboîtés à partir de la collection que je vous ai présenté lors de la séance précédente. La voici. »

Acidalie rustique

Goéland

Lithobie

Pholque de Pluche

Rat surmulot

Rougequeue noir

Ségestrie florentine

Tipule

Max : « Je vous rappelle que pour classer des êtres vivants il faut les décrire précisément. Quels caractères physiques proposez-vous ? Réfléchissez bien. Prenez votre temps et vous m’en donnerez plusieurs chacun. « 

Léo : « Le squelette interne ou le squelette externe. Les pattes articulées ou les membres. Des yeux, une bouche… »

Samuel : « Des ailes, des antennes… Des poils ou des plumes. »

Max : « Je pense que nous avons tout. Faisons un tableau. Le voici… »

Max : « Nous allons le remplir au fur et à mesure que je vous montrerai des documents. Vous êtes prêts ? »

Samuel et Léo : « Oui monsieur Max ! »

Max : « Alors c’est parti ! « 

Max : « Avez-vous eu le temps de bien remplir le tableau ? »

Samuel et Léo : « Alors rendez-vous dans l’article suivante pour la correction. »

Séance suivante

Trier, ranger, classer

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour mes petits. Aujourd’hui nous allons classer les animaux de la faune de la schola. »

Léo : « Les animaux de la schola ? Il y a pas d’animaux dans la schola ! »

Samuel : « Si. Il y a des pigeons bisets et des pigeons ramiers. »

Max : « Oui Samuel. Mais je n’ai pas prévu d’en parler. Au fil du temps, j’ai rencontré quelques animaux entre nos murs. J’en ai pris quelques uns en photo. C’est à partir d’eux que nous allons travailler. »

Léo : « Vous voulez bien nous montrer les photographies monsieur Max ? »

Max : « Pas tout de suite. D’abord nous allons réfléchir à ce que veux dire classer. »

Samuel : « Classer ? C’est comme ranger. »

Max : « Ah non ! Oulala ! Je pense qu’il faut que je vous fasse un petit cours de vocabulaire. »

Léo : « Le vocabulaire c’est ce qui permet de penser et de s’exprimer. »

Samuel : « C’est un trésor:) »

Max : « Oui. Suivez bien car c’est un peu compliqué. Commençons par ranger. Vous avez déjà utilisé ce verbe en mathématiques. »

Léo : « Oui ! Nous avons appris à ranger des nombres par valeurs croissantes ou décroissantes. »

Max : « C’est ça. Pour ranger, il faut choisir un critère unique, attribuer un valeur à chaque des objets de notre collection puis les mettre dans l’ordre. »

Samuel : « Je ne comprends pas bien là. »

Max : « Un exemple va t’aider. Je crois qu’il est temps de vous montrer la collection d’animaux que je vais utiliser dans cette activité. Les voici. »

Acidalie rustique

Goéland

Lithobie

Pholque de Pluche

Rat surmulot

Rougequeue noir

Ségestrie florentine

Tipule

Léo : « Il y a ces animaux dans la schola ? Je ne les avais jamais vus ! »

Max : « 🙂 Je vous ai donné les noms. Si vous observez bien vous verrez que je les ai rangés dans l’ordre alphabétique croissant. »

Samuel : « Ah mais oui ! Je comprends ! Ici la valeur c’est le nom et vous les avez rangés selon ce critère ! »

Acidalie ; goéland ; lithobie ; pholque de Pluche ; rat surmulot ; rougequeue noir ; ségestrie florentine ; tipule

Max : « Tu as compris Samuel. Comment aurions-nous pu les ranger autrement ? »

Léo : « Mmmm… Par taille croissante par exemple ! »

Max : « Oui Léo. Quoi d’autre ? »

Samuel : « Ce serait possible de les classer du plus lent au plus rapide ? »

Max : « Oui Samuel mais pour cela il faudrait que je connaisse leurs vitesses de déplacement. Avez-vous compris ce que veux dire ranger ? »

Léo : « Oui monsieur Max. J’ai du mal à expliquer mais je sais faire. »

Max : « Effectivement 🙂 »

Samuel : « N’empêche que ranger ce n’est pas forcément une bonne idée. Je ne m’y connais pas bien mais je vois bien que les oiseaux ne sont pas ensemble.»

Max : « Bonne remarque Samuel. »

Léo : « En sciences, ranger ne veut pas dire la même chose que dans la vie de tous les jours. Parce que ranger ma chambre ça correspond pas du tout à ce que vous venez d’expliquer 🙂 »

Max : « C’est vrai aussi Léo 🙂 Passons à un autre verbe : trier. »

Léo : « Ça je sais ! Quand on trie on choisit un critère et on dit si les objets qu’on trie ont ce critère ou ne l’ont pas. A la fin on obtient deux groupes : le groupe de l’objet qui ont le critère et le groupe de ceux qui l’ont pas ! »

Max : « C’est ça Léo. On peut recommencer ensuite dans chacun des groupes avec d’autres critères. »

Samuel : « Un peu comme dans une clé de détermination alors. »

Max : « Un peu. Reprenons notre collection. Comment pourrions-nous trier les animaux ? »

Samuel : « Ceux qui ont des ailes et ceux qui n’en ont pas ! »

Max : « Oui. Et ensuite ? »

Samuel : « Les ailes d’un papillon sont pas comme celles d’un oiseau. On pourrait dire ça ! »

Léo : « Il y aurait donc le groupe des animaux qui ont des ailes et dans ce groupe le groupe de ceux qui ont des ailes comme le papillon et le groupe qui ont des ailes comme les oiseaux avec des os dedans. »

Le tri de notre collection à partir de deux critères.

Samuel : « On obtient donc des groupes dans des groupes. Oulala ! Ça se complique. »

Max : « Ça se complique effectivement. Et nous avons commencé à classer les animaux. Pour classer il va falloir trouver des critères et créer des groupes en fonction de ses critères. La difficulté est de trouver les bons critères et de les utiliser dans le bon ordre. Il faut les hiérarchiser. »

Léo : « Les hiérarchiser ? Qu’est ce que ça veut dire ? »

Max : « Les utiliser dans le bon ordre. Trouver le quel est le plus important pour le mettre en premier. Un exemple vous aidera peut-être. Savez-vous ce qu’est un mammifère ? »

Samuel : « C’est un animal qui a des poils ! »

Max : « J’aime bien ton erreur Samuel. »

Samuel : « J’ai dit une erreur ? »

Max : « Oui. Beaucoup d’être vivant ont des poils : les abeilles, des plantes, des araignées… »

Léo : « Ah oui ! Alors dire qu’un mammifère à des poils ce n’est pas suffisant. »

Max : « Hé non ! Il faut d’abord dire qu’il a un squelette interne fait en os et qu’il a quatre membres. Ensuite on peut dire qu’il a des poils. »

Samuel : « Vous avez utilisé deux critères avant les poils. Je comprends ce que veut dire hiérarchiser. »

Léo : « Ça n’a pas l’air facile à faire. »

Max : « Ce n’est pas facile. C’est vrai. J’ai quatre ans pour essayer de vous faire comprendre tout cela. Bon, avant de classer les animaux de notre collection il me semble nécessaire de faire un petit bilan de ce que nous avons vu aujourd’hui. Prenez vos cahiers et notez. »

CLASSER DES ÊTRES VIVANTS

I. Trier, ranger, classer.

Pour étudier des êtres vivants il faut les décrire le plus précisément possible. La description repose sur des caractères physiques visibles. On les appelle des attributs.

Pour trier des êtres vivants on définit un critère et on constitue deux groupes selon que les êtres vivants possèdent ou non ce critère.

Pour ranger des êtres vivants on définit un critère et on ordonne les êtres vivants selon ce critère.

Pour classer les êtres vivants il faut définir plusieurs critères et les hiérarchiser. Ensuite on effectue des tris successifs. A la fin, on obtient une classification sous forme de groupes emboîtés.

Un attribut est un caractère physique d’un être vivants qui permet de le classer.

Séance suivante

https://www.lumni.fr/video/trier-ranger-classer

Les espèces

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour mes petits. Aujourd’hui nous allons étudier les espèces. Savez-vous ce qu’est une espèce ? »

Léo : « Une espèce ? C’est un groupe d’animaux qui sont pareils alors on peut les reconnaître ! »

Samuel : « Excuse-moi Léo mais il doit y avoir des espèces de végétaux aussi. »

Léo : « Ah oui ! Et aussi des espèces de champignons ! »

Samuel : « Alors on doit dire que c’est un groupe d’êtres vivants qui sont pareils. »

Léo : « Et quand ils font des petits, les petits sont pareils aussi. »

Samuel : « Il faudrait rajouter ça dans notre définition. Je ne sais pas comment le dire… »

Léo : « Mmmm… Une espèce est un groupe d’individus qui se ressemblent et qui peuvent faire des petits. Qu’en pensez-vous monsieur Max ? »

Max : « C’est bien réfléchi. Mais votre définition n’est pas suffisante. Il faut préciser que les petits pourront eux-mêmes avoir des petits. Et ce serait mal formulé car on ne parle pas de petits pour les végétaux ou les champignons. Je remplacerait donc par ‘descendance’ en précisant qu’elle doit être féconde. »

Samuel : « Oulala ! Ça en fait du vocabulaire ça ! »

Max : « Vous savez ce que je pense du vocabulaire. C’est une richesse. Et vous êtes tout à fait capables de vous approprier quelques mots. Notons le cours. Je vous donnerai un exemple d’exercice. »

Cheval

Âne
Mulet et bardot

Chez le cheval, un mâle (étalon) et une femelle (jument) peuvent faire des petits. Ces petits pourront à leur tour se reproduire. Il en est de même chez l’âne. Par contre si un étalon s’accouple avec une ânesse, le bardot qui vient au monde sera stérile. De la même façon si un âne se reproduit avec une jument, le mulet qui vient au monde sera stérile.

Le cheval et l’âne se ressemblent. Ils peuvent se reproduire mais leur descendance est stérile. Ils n’appartiennent donc pas à la même espèce.

Max : « Avez-vous compris ? »

Samuel et Léo : « Oui monsieur Max. »

Max : « Nous allons quand même faire quelques exercices pour que vous vous appropriiez la méthode de rédaction. On se retrouve dans l’article suivant mais vous pouvez déjà trouver les exercices en cliquant ci-dessous 🙂 « 

Espèces-Exercices

Séance suivante

Utiliser une clé de détermination (correction)

Identifier trois espèces de chênes

1. Les chênes ont des glands.

2.

a. Fruits = glands

Feuilles lobées

Pétiole des feuilles très court ; gland porté par un très court pédoncule.

C’est un chêne pédonculé.

b. Fruits = glands

Feuille entière

C’est un chêne vert.

c. Fruits = glands

Feuilles lobées

Pétiole des feuilles d’au moins un centimètre ; gland porté par un très court pédoncule.

C’est un chêne sessile.

Identifier des espèces de mésanges

1. Mésange

Poitrine jaune

Dessus de la tête bleue.

C’est une mésange bleue.

2. Mésange

Poitrine jaune

Dessus de la tête noir.

C’est une mésange charbonnière.

3. Mésange

Poitrine beige – brune

C’est une mésange huppée.

La quatrième est la mésange noire.

Les besoins nutritifs des végétaux (2)

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour mes petits. Qui veut faire le petit rappel ? »

Léo : « Moi monsieur Max ! »

Max : « D’accord Léo. Nous t’écoutons. »

Léo : « Nous savons que les végétaux se nourrissent et nous nous sommes demandés de quoi ils se nourrissent. Nous avons proposé des hypothèses. Samuel, tu veux les dire ? »

Samuel : « Oui, je veux bien. Merci Léo. Nous avons fait l’hypothèse que les végétaux se nourrissent d’eau, de sels minéraux et de dioxyde de carbone. Nous avons également supposé qu’ils ont besoin de lumière. »

Léo : « Ensuite nous avons proposé un protocole. C’est-à-dire ce qu’il faut faire pour vérifier nos hypothèse. »

Samuel : « Il faut faire un témoin. Dans le témoin on donne aux plantes tout ce qu’on suppose nécessaire. Puis on prive des plantes d’un élément à la fois mais en donnant les autres. Au total il y a cinq pots. »

Léo : « Maintenant il faut voir ce qu’il s’est passé. »

Max : « Oui Léo. Ce sont les résultats. Je vous les donne de ce pas. »

Lot témoin (+eau + sels minéraux + dioxyde de carbone + lumière)

Lot 1 (-eau + sels minéraux + dioxyde de carbone + lumière)

Lot 2 (+eau – sels minéraux + dioxyde de carbone + lumière)

Lot 3 (+eau + sels minéraux – dioxyde de carbone + lumière)

Lot 4 (+eau + sels minéraux + dioxyde de carbone – lumière)
Photographies montrant les plantes après quelques jours.

Max : « Je vous laisse formuler les résultats. »

Samuel : « Formuler les résultats ? C’est dire ce qu’il s’est passé ? »

Max : « Oui Samuel. »

Samuel : « On dit ce qu’on voit… D’accord. Ce n’est pas très difficiles. Dans le témoin, les plantes ont grandi et elles sont bien vertes. Sans eau, elles ont fané. Sans sels minéraux elles n’ont pas grandi. Léo, tu fais la suite ? »

Léo : « Merci Samuel. Sans dioxyde de carbone les plantes n’ont pas grandi et sans lumière elles ont grandi plus que dans le témoin et elles ont jauni. »

Max : « Qu’en déduisez-vous ? »

Samuel : « Sans eau, sels minéraux, dioxyde de carbone ou lumière les plantes ne se développent pas correctement. J’en déduis qu’elles ont besoin d’eau, de sels minéraux, de dioxyde de carbone et de lumière. »

Léo : « Nous avons maintenant la réponse à notre problème de départ. Les plantes se nourrissent d’eau, de sels minéraux, de dioxyde de carbone en présence de lumière. »

Samuel : « Les végétaux se nourrissent donc de matière minérale. »

Max : « Excellent travail ! Vous avez tout compris. »

Léo : « Et puis cette méthode peut nous servir dans d’autres situations. On se pose un problème. On formule une hypothèse. »

Samuel : « On propose un protocole puis on formule les résultats. »

Max : « Puis vous les interprétez et vous en tirez une conclusion. Oui, cette méthode pourra nous servir à nouveau. Mais pour le moment, continuons la rédaction que nous avons commencé lors de la séance précédente. Prenez vos cahiers. »

Résultats :

Dans le témoin, la taille de la plante a augmenté.

Dans le pot 1 (sans eau), les plantes ont fané.

Dans le pot 2 (sans sels minéraux), la taille des plantes est restée constante.

Dans le pot 3 (sans dioxyde de carbone), la taille des plantes est restée constante.

Dans le pot 4 (sans lumière), la taille des plantes a augmenté plus que dans le témoin et les feuilles ont jauni.

Interprétation :

Sans eau les plantes fanent donc elles ont besoin d’eau.

Sans sels minéraux, les plantes n’ont pas poussé donc elles ont besoin de sels minéraux.

Sans dioxyde de carbone les plantes n’ont pas poussé donc elles ont besoin de dioxyde de carbone.

Sans lumière les plantes ont jauni donc elles ont besoin de lumière.

Conclusion :

Les végétaux produisent leur matière à partir d’eau de sels minéraux et de dioxyde de carbone. Les végétaux se nourrissent de matière minérale. Ils ont besoin de lumière.

Si vous n’avez pas de questions vous pouvez filer en récréation. N’oubliez pas de bien réviser les deux dernières séances pour la prochaine fois. »

Samuel et Léo : « Au revoir monsieur Max. »

Max : « Au revoir mes petits. »

Séance suivante

Les besoins nutritifs des végétaux (1)

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires ! »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour 🙂 « 

Léo : « Monsieur Max, puis-je faire le petit rappel ? »

Max : « Je t’écoute Léo. »

Léo : « Nous avons vu que lors de la croissance d’un être vivant sa masse et sa taille augmentent. Il produit sa propre matière. Pour cela il doit prélever de la matière dans son environnement. Et nous avons découvert que se nourrir ce n’est pas aller manger à la cantine 🙂 Se nourrir c’est prélever de la matière dans son environnement pour renouveler ou produire sa matière et produire de l’énergie. »

Samuel : « Et nous savons que tous les êtres vivants se nourrissent ! Les animaux, les végétaux, les bactéries… »

Max : « Bravo à tous les deux 🙂 Voyez-vous le problème qui se pose ? »

Samuel : « Oui ! Nous allons nous demander de quoi les êtres-vivants se nourrissent ! Quels types de matières prélèvent-ils ? »

Léo : « Je crois bien que les animaux et les végétaux ne se nourrissent pas de la même façon… »

Max : « C’est ce que nous allons voir en commençant par les végétaux. De quoi les végétaux se nourrissent-ils ? »

Samuel : « Si on n’arrose pas les plantes, elles meurent. »

Léo : « Elles sont dans la terre. Elles doivent avoir besoin de terre. »

Max : « Connaissez-vous les algues ? »

Samuel : « Oui ! Je vois ! Elles ne vivent pas dans la terre et pourtant ce sont des végétaux. Les végétaux n’ont pas forcément besoin de terre. Ils doivent avoir besoin de ce qu’il y a dans la terre ou dans l’eau ! »

Léo : « Comme les sels minéraux par exemple. Je crois avoir lu cela quelque part. J’ai également lu que les végétaux avaient besoin de dioxyde de carbone. Lui aussi doit être dans l’air ou dans l’eau. »

Samuel : « Et la lumière ! Mes plantes poussent mal quand je les mets loin de la fenêtre ! »

Max : « Je reprends ce que vous venez de dire. Selon vous, les végétaux auraient besoin d’eau, de sels minéraux et de dioxyde de carbone en présence de lumière. »

Léo : « Oui monsieur Max. »

Max : « Êtes-vous sûrs de ces réponses ? »

Samuel : « Euh… Pas vraiment… Il faudrait vérifier. »

Max : « C’est bien Samuel. Savez-vous comment on appelle une réponse qui n’est pas sûre en sciences ? »

Léo : « Une réponse qui n’est pas sûre ? C’est une hypothèse ! »

Max : « Oui Léo. Et comment vérifie-t-on une hypothèse ? »

Samuel : « Il faut faire une expérience. »

Max : « Oui Samuel. Que me proposez-vous ? »

Léo : « Mmmm… Si les plantes ont vraiment besoins de tout ça… Non ! Si nos hypothèses sont justes, alors si on donne tout à une plante, elles doit se développer. »

Samuel : « Et si on enlève un élément, la plante ne se développera pas. »

Léo : « Alors il faut faire 5 pots ! Dans le premier on met tout pour être sûr que ça fonctionne ! Et dans les autres on enlève un élément en changeant à chaque pot. Et puis on attend un peu pour voir. Samuel, tu es d’accord ? »

Samuel : « Oui Léo. Mais je ne vois pas bien comment faire. Je vois bien comment ne pas donner d’eau ou même comment priver la plante de lumière mais pour les sels minéraux ou le dioxyde de carbone… »

Max : « Je vous explique cela. Avant, je tiens à préciser que vous venez de me proposer le protocole c’est-à-dire la description de l’expérience. C’est un peu comme une recette mais ça s’appelle un protocole. »

Léo : « Alors nous nous sommes posés un problème. Nous avons proposé une hypothèse et nous avons proposé le protocole de l’expérience. Tu te rends compte Samuel ? »

Samuel : « Nous sommes des scientifiques 🙂 »

Max : « Des apprentis-scientifiques serait plus juste 🙂 Le protocole peur être donné sous forme d’image ou de texte. Là, nous allons le rédiger. Prenez vos cahiers, nous allons noter le début de l’activité. »

Observation : Les végétaux prélèvent de la matière dans leur environnement pour produire leur propre matière. Ils se nourrissent.

Problème : De quoi les végétaux se nourrissent-ils ?

Hypothèse :

On suppose que les végétaux se nourrissent d’eau, de sels minéraux, de dioxyde de carbone et qu’ils ont besoin de lumière.

Expérience :

Protocole :

On prend cinq pots contenant de la terre et dans laquelle sont plantées des jeunes plantes.

Aux plantes du premier pot, appelé témoin, on donne de l’eau, des sels minéraux, du dioxyde de carbone et de la lumière.

Dans le pot suivant (pot a) on donne des sels minéraux, du dioxyde de carbone et de la lumière (pas d’eau).

Dans le troisième pot (pot b), on donne de l’eau, du dioxyde de carbone et de la lumière (pas de sels minéraux).

Dans le quatrième pot (pot c), on donne de l’eau, des sels minéraux et de la lumière (pas de dioxyde de carbone).

Dans le cinquième pot (pot d), on donne de l’eau, des sels minéraux et du dioxyde de carbone (pas de lumière).

Max : « Avez-vous tout noté ? »

Samuel et Léo : « Oui monsieur Max ! »

Max : « Alors vous pouvez filer en récréation. »

Léo : « Monsieur Max, vous ne nous avez pas expliqué comme faire pour de pas donner de sels minéraux ou de dioxyde de carbone aux plantes ! »

Max : « C’est vrai. Pour les sels minéraux c’est assez simple. En général ils sont dans l’eau. Il suffit donc de donner de l’eau pure aux plantes. La distillation permet d’obtenir de l’eau pure qui est qualifiée d’eau distillée. Vous étudierez cela en physique plus tard. »

Samuel : « Et pour le dioxyde de carbone ? »

Max : « C’est un peu plus compliqué. Il existe des produits liquides qui fixent le dioxyde de carbone. Il faut donc faire passer l’air qui va arriver aux plantes dans ces liquides. Regardez comment on fait. »

Photographie montrant comment on peut fournir de l’air sans dioxyde de carbone à une plante.

Samuel : « Je vois. La pompe fait avancer l’air qui passe dans les flacons 4, 3 et 2 avant d’arriver aux plantes. »

Léo : « Les liquides fixent le dioxyde de carbone. »

Max : « On utilise de la potasse (4) et de l’eau de chaux (3 et 2). Vous voyez que le grand flacon offre de l’eau, des sels minéraux et de la lumière aux jeunes plantes. »

Léo : « Merci monsieur Max. »

Samuel et Léo : « Au revoir monsieur Max ! »

Max : « Au revoir mes petits. N’oubliez pas de bien étudier ce que nous venons de faire. »

Séance suivante

Les espèces – la leçon

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaire. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour mes petits. Qui veut faire le petit rappel ? »

Samuel : « Tu veux commencer Léo ? »

Léo : « Si tu veux 🙂 Nous avons étudié les espèces. Nous savons qu’une espèce est un groupe d’individus qui se ressemblent et qui peuvent avoir une descendance féconde. A toi Samuel. »

Samuel : « Nous savons que toutes les espèces ont reçu un nom scientifique. Ce nom est constitué de deux parties. Il y a d’abord le nom du genre puis le nom qui précise l’espèce. Ensuite on doit noter le nom du scientifique qui a nommé l’espèce et ajouter l’année où il l’a fait. A toi Léo. »

Léo : « Pour identifier une espèce on utilise une clé de détermination. Ce n’est pas très difficile si on est un peu rigoureux. Je crois qu’on a tout dit. »

Max : « Vous avez tout dit 🙂 Nous allons noter tout cela. Prenez vos cahiers et écrivez. »

DIVERSITÉ ET UNITÉ DES ÊTRES VIVANTS

I. LES ESPÈCES.

Une espèce est un groupe d’individus qui se ressemblent et qui peuvent avoir une descendance féconde.

Un individu fécond est un individu qui peut se reproduire. Le contraire est stérile. Un individu stérile ne peut pas se reproduire.

Il existe parfois des hybrides qui sont des individus stériles obtenus par croisement de deux espèces.

Les pigeons bisets se ressemblent tous. Ils peuvent avoir une descendance féconde. Ils appartiennent donc tous à la même espèce Columbia livia (Gmelin, 1789).

Les pigeons ramiers se ressemblent tous. Ils peuvent avoir une descendance féconde. Ils appartiennent donc tous à la même espèce Columbia palumbus (Linnaeus, 1758).

Les pigeons bisets et les pigeons ramiers se ressemblent un peu mais ils n’ont jamais de descendance ensemble. Ils n’appartiennent donc pas à la même espèce.

Les espèces ont toutes reçu un nom scientifique en deux parties.

Pour identifier une espèce on utilise une clé de détermination. Une clé de détermination est un outil qui permet d’identifier une espèces à partir de caractères physiques appelés critères.

Max : « Avez-vous fini de noter ? »

Samuel et Léo : « Oui monsieur Max ! »

Max : « Alors vous pouvez filer en récréation vous détendre un peu. »

Samuel et Léo : « Au revoir monsieur Max ! »

Max : « Au revoir mes petits. »

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Les composantes de l’environnement, la leçon

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour mes petits. Léo, peux-tu nous dire ce que nous avons vu lors des deux dernières séances ? »

Léo : « Nous avons vu de beaux animaux 🙂 « 

Max : « Je suis ravi que tu les trouve beaux 🙂 Mais ce n’est pas l’objet de la leçon. »

Léo : « Je le sais bien monsieur Max 🙂 Alors… Nous avons étudié les composantes de l’environnement grâce à l’exemple de la mare qui est un environnement. Nous avons vu que dans un environnement il y a des composantes minérales comme l’eau, les roches ou l’air. Il y a également des êtres vivants et des objets techniques. »

Max : « C’est très bien Léo. Aujourd’hui nous allons noter la leçon et en discuter un peu. Prenez vos cahiers et notez. »

L’ENVIRONNEMENT

L’environnement est tout ce qui nous entoure.

Exemples : Forêt, plage, mare, parc…

Problème : Qu’est ce qu’il y a dans un environnement ?

I. LES COMPOSANTES DE L’ENVIRONNEMENT.

Dans un environnement on peut observer des composantes minérales, des êtres vivants et des objets techniques.

Les composantes minérales sont l’eau, l’air et la roche.

Il existe trois règnes d’êtres vivants : le règne des végétaux, le règne des animaux et le règne des champignons.

Un objet technique est un objet réalisé par un animal pour répondre à un besoin. (toile d’araignée, terrier, nid…)

Léo : « Monsieur Max, vous aviez dit que vous nous expliqueriez mieux pourquoi nous n’allons pas étudier la ville ou le collège. »

Max : « Oui, maintenant je le peux. Nous étudions les sciences de la vie et de la terre et donc ce qui est naturel. Or, dans le collège et les villes, il y a surtout des objets techniques. »

Léo : « Alors nous pouvons dire qu’il y a des environnements naturels qui contiennent surtout des composantes minérales et des êtres vivants et des environnements artificiels qui contiennent aussi beaucoup d’objets techniques. »

Max : « Exact Léo. Vous avez bien travaillé. Vous pouvez ranger vos affaires. Et n’oubliez pas d’apprendre votre leçon pour la prochaine séance. »

Quelques compléments…

Doc-4-La-flore-de-la-mare

Doc-5-La-faune-de-la-mare

Doc-6-dans_mare_et_autour

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La nutrition des êtres vivants (le cours)

LA NUTRITION DES ÊTRES VIVANTS

Observation : Tous les êtres vivants se nourrissent.

Qu’est ce que la nutrition ?

I. GRANDIR, C’EST PRODUIRE.

Lors de la croissance d’un individu sa taille et sa masse augmente. Il produit donc de la matière organique. Pour ce faire, il doit prélever de la matière dans son environnement.

Se nourrir c’est prélever de la matière pour produire ou renouveler sa propre matière et produire de l’énergie.

II. LA NUTRITION DES VÉGÉTAUX.

Les végétaux se nourrissent d’eau, des sels minéraux, de dioxyde de carbone et ils ont besoin de lumière. Les végétaux se nourrissent de matière minérale.

Ils n’ont pas besoin d’autres êtres vivants pour se nourrir. On dit que ce sont des producteurs primaires.

 

III. LA NUTRITION DES ANIMAUX.

Les animaux se nourrissent de matière organique et d’un peu de matière minérale (sels minéraux et eau).

L’ensemble des aliments que consomme un animal définit son régime alimentaire.

Il y a trois grands régimes alimentaires.

Les animaux phytophages se nourrissent de matière organique d’origine végétale.

Les animaux zoophages se nourrissent de matière organique d’origine animale.

Les animaux omnivores se nourrissent de matière organique d’origine végétale et animale.

Les animaux ont tous besoin d’autres êtres vivants pour se nourrir. On dit que ce sont des producteurs secondaires.

IV. CHAÎNES ALIMENTAIRES ET RÉSEAUX TROPHIQUES.

Les êtres vivants se nourrissent et se font manger. Ils forment des chaînes alimentaires. Une chaîne alimentaire est une suite d’êtres vivants dans laquelle chacun des être vivant est mangé par celui qui le suit. La plupart des chaînes alimentaires débutent pas un végétal.

Les chaînes alimentaires ne sont pas isolées. Elles se croisent et forment des réseaux trophiques.

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