La biodiversité

Bonjour à tous !

Nous avons déjà bien travaillé cette année. Vous savez maintenant ce qu’est l’environnement et que dans un environnement il y a des tas d’espèces vivantes appartenant aux trois règnes que vous connaissez déjà mais aussi aux bactéries qui forment un quatrième règne. Vous savez que comme les espèces vivantes sont très variées on peut parler de biodiversité. La biodiversité désigne la variété des formes vivantes. C’est de biodiversité dont je voudrais vous parler dans cet article.

Je vous ai dit que les scientifiques connaissent actuellement 1,5 millions d’espèces. Comment savent-ils cela ? En France, il y a un organisme dépendant du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris qui recense les observations. Chaque année cet organisme publie des données. Voici ce qu’il nous dit pour l’année 2018.

Tableau donnant le nombre d’espèces recensées en France par groupes

Ça fait beaucoup 🙂

Les protozoaires c’est un peu comme les animaux mais ils sont constitués d’une seule cellule. Ce sont des organismes unicellulaires. Pour être un animal il faut être constitué de plusieurs cellules. Les chromistes se sont les algues brunes. Mais ça c’est un groupe que seuls les spécialistes connaissent bien.

Une petite précision s’impose. La France est constituée de la France continentale et de l’outre-mer. La France continentale c’est dans le continent européen 🙂 L’outre-mer ce sont les îles et les territoires dispersés un peu partout sur Terre. Voici des cartes pour satisfaire votre curiosité personnelle.

Carte montrant la localisation des territoires d’outre-mer (source : Wikipedia)
Carte montrant la taille des territoires d’outre-mer à la même échelle que la France continentale

Je vous parle de l’outre-mer parce qu’il y a beaucoup d’espèces françaises qui n’habitent que dans les territoires d’outre-mer. Pour être précis il y en a 88 358. Ce qui fait qu’il y en a 100 409 présentes en France continentale. Pour ceux qui connaissent les pourcentages, cela fait 53% des espèces françaises qui s’observent en France continentale et 47% dans les territoires d’outre-mer. Voilà pour la répartition géographique.

Passons maintenant à la répartition par milieux. Je fais simple et je ne parlerais que de deux milieux. Le milieu terrestre accueille 80% des espèces françaises. Ce qui fait que le milieu marin en accueille 20%. La plupart de ces espèces marines s’observent surtout en bord de mer dans la partie qui s’appelle l’estran. L’estran c’est la zone juste au bord de la mer qui est découverte à marée basse et recouverte à marée haute. Il y a énormément d’espèces vivantes dans un estran.

Une dernière chose. Il y a des espèces endémiques à la France. Une espèce endémique est une espèce qui ne s’observe que dans une région limitée. Une espèce endémique à la France ne s’observe donc qu’en France. Il y a 19 424 espèces endémiques à la France. Cela fait un peu plus de 10%. 10% des espèces françaises ne s’observent qu’en France. Il faut en prendre soin !

Voilà pour la biodiversité en France 🙂

Bon, vous savez tous que Samuel, Léo et moi parcourons le Pays des Zoisos pour vérifier que tout s’y passe bien. Nous sommes en mission pour Princesse. Au cours de nos aventures nous avons rencontré des tas d’espèces. Ce que vous ne savez peut-être pas c’est que nous transmettons toutes nos observations à la Ligue de Protection des Oiseaux. Après chacune de nos sorties je prends le temps de transmettre nos observations. Comme cela la Ligue de Protection des Oiseaux peut intervenir quand il faut protéger des oiseaux. Grâce à nos données, le milieu de vie des gorgebleues à miroir qui habitent pas loin de chez nous a pu être préservé. Il allait être détruit ce milieu de vie mais la Ligue de Protection des Oiseaux est intervenue en disant qu’il fallait pas le détruire parce que Max Petitours lui avait dit que la gorgebleue à miroir habitait là. Il y a aussi madame Viviane qui lui avait dit. Et monsieur Frédéric de la Ligue de Protection des Oiseaux est venu vérifier et ensuite il est intervenu. Je vous montre la gorgebleue parce que c’est vraiment un bel oiseau.

Gorgebleue à miroir mâle adulte (Luscinia svecica, Linnaeus, 1758)

Gorgebleue à miroir mâle adulte (Luscinia svecica, Linnaeus, 1758)

Gorgebleue à miroir mâle adulte (Luscinia svecica, Linnaeus, 1758)

Gorgebleue à miroir mâle adulte (Luscinia svecica, Linnaeus, 1758)
Gorgebleue à miroir mâle adulte (Luscinia svecica, Linnaeus, 1758)

Bon, je reconnais que j’ai triché. Ces photographies n’ont pas été faites à côté de chez nous mais en Charente-Maritime. Je ne retrouve pas les photographies faites près d’ici… Voici où on peut observer ce bel oiseau en Île de France.

Carte des observations de la gorgebleue à miroir en 2020 pour l’Île de France (source : www.faune-iledefrance.org)

Je reviens aux observations que nous transmettons à la Ligue de Protection des Oiseaux grâce à son site collaboratif www.faune-france.org  Grâce à ce site il est possible de connaître la faune d’une région, d’un département ou d’une commune. Il faut quand même faire attention aux chiffres. Pour certaines communes, il y a peu de données et de nombreux animaux ne sont jamais signalés. Ils sont peut-être présents mais on ne le sait pas. Et puis c’est un site un peu spécialisé en oiseaux. Tous les observateurs ne transmettent pas d’observations pour les autres groupes. Les autres groupes d’animaux sont donc moins bien connus. Voici donc quelques chiffres.

Nous avons encore des tas d’animaux à découvrir 🙂 Mais nous faisons des progrès.

Ah oui ! Inutile de dire que certaines espèces sont très faciles à voir parce qu’il y a des tas d’individus un peu partout et qu’ils sont présents toute l’année. Je vais parler un peu des oiseaux. La pie bavarde est très fréquente. Il y en a partout.

Jeune pie bavarde pas très réveillée (Pica pica, Linnaeus, 1758)

Et puis il y a les migrateurs. Ceux qui ne restent qu’une partie de l’année ici et qui partent plus au sud pour passer l’hiver. Il y a également les espèces qui viennent du nord en hiver parce qu’il fait meilleur que là-haut. On ne peut les voir qu’une partie de l’année. Parfois, il y a des espèces qui ne font que passer ici alors elles sont difficiles à voir. Pour terminer je voudrais vous montrer un oiseau très rare en Île de France. D’après Faune-France c’est même la seule fois qu’il a été observé dans notre département et c’est notre super-bonome qui l’a vu 🙂

Eider à duvet (Somateria mollissima, Linnaeus, 1758)

C’est un eider à duvet 🙂 Il vit tout au nord de l’Europe la moitié de l’année. Puis il vient en France et au sud de l’Europe pendant l’hiver. Mais en général, il reste en bord de mer. Il a dû se tromper de chemin en vol en oubliant de tourner à droite après le troisième nuage…

Capture d’écran du site faune-iledefrance.org montrant toutes les observations d’eider à duvet dans notre département.

Bon, il faut que je m’arrête là. Parce que quand je commence à parler des oiseaux et des animaux j’ai parfois du mal à m’arrêter 🙂

J’espère que ce petit article vous a plu 🙂 Ce qui va moins vous plaire c’est le devoir classroom qui l’accompagne. Je voudrais vérifier que vous avez bien tout lu et que vous savez vous servir de ce logiciel. Ça peut être utile 🙂

A bientôt mes petits !

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