Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez vous et sortez vos affaires. Je vois qu’il n’y a pas d’absents…. Samuel, veux-tu bien nous faire le petit rappel habituel s’il te plaît ? »
Samuel : « Je veux bien. Nous avons vu que les gamètes n’ont que 23 chromosomes simples et qu’ils sont formés dans les gonades à partir de cellules-souches qui, elles, ont 46 chromosomes. »
Max : « Très bien Samuel. Le problème qui se pose est de savoir comment cela se fait. Avez-vous des hypothèses ? »
Léo : « On peut supposer qu’il y a une multiplication cellulaire particulière au cours de laquelle les paires de chromosomes se séparent. »
Max : « Je retiens ton hypothèse Léo. Comment pourrions-nous la vérifier ? »
Léo : « Il faut étudier la quantité d’A.D.N. par cellule en fonction du temps. Puis observer les chromosomes lors de cette multiplication particulière, si elle existe. »
Max : « Bien. C’est ce que vous allez faire. Commençons par l’évolution de la quantité d’A.D.N. par cellule en fonction du temps. Voici un tableau et des questions. Je vous laisse faire. Travaillez bien 🙂 »
Exercice :
1. Construire le graphique.
2. Donnez un titre au graphique.
3. Commenter le graphique.
4. Interpréter le graphique.
5. Conclure.
Léo : « Oulala ! C’est pas facile monsieur Max ! »
Max : « Ce n’est pas l’exercice le plus facile que je vous ai donné. Mais vous êtes formés mes petits. Vous savez faire… Ayez confiance en vous. »
Samuel : « Monsieur Max, il faut faire comme pour le graphique de la mitose ? »
Max : « Oui Samuel. C’est presque la même chose et c’est la même méthode. Allez, au travail ! »
Un peu plus tard…
Max : « Alors ? Je vois que vous avez terminé le graphique et que vous l’avez commenté. Si vous voulez nous pouvons déjà corriger cette partie de l’exercice. Léo, veux-tu aller corriger au tableau s’il te plaît ? »
Léo : « J’y vais de ce pas monsieur Max. »
Max : « Soigne ton travail car il servira de leçon. »
Léo : « Oulala ! Il faut que je fasse attention alors ! »
II. ÉVOLUTION DE LA QUANTITÉ D’A.D.N. LORS DE LA FORMATION DES GAMÈTES.
Commentaire :
Ce graphique représente l’évolution de la quantité d’A.D.N. par cellule en fonction du temps, lors de la formation des gamètes. On peut le découper en 7 parties.
De 0 à 15 heures, la quantité d’A.D.N. est constante à 4 unités arbitraires. De 15 à 25 heures, elle augmente jusqu’à 8 unités arbitraires. De 25 à 45 heures, elle reste de nouveau constante cette fois, à 8 unités arbitraires. Puis, de 45 à 50 heures, elle diminue de 8 à 4 unités arbitraires. Ensuite, elle reste constante à 4 unités arbitraires pendant 10 heures. De 60 à 65 heures, la quantité d’A.D.N. par cellule diminue de nouveau. Elle passe de 4 à 2 unités arbitraires. Puis elle reste constante à 2 unités arbitraire.
Max : « Bravo Léo ! Bien, pour pouvoir l’interpréter il faut étudier les photographies. Avez-vous eu le temps de le faire ? »
Léo : « J’étais en train de le faire monsieur Max. »
Samuel : « Moi aussi. »
Max : « Bien. Revoyons ces photographies. »
Max : « Il faut d’abord lire les quatre de gauche, comme elles sont numérotées, puis les quatre de droite. Que voyez-vous ? »
Léo : « A gauche, on dirait les étapes de la mitose. »
Samuel : « A droite aussi. Mais à partir de deux cellules… »
Max : « Oui… Combien de cellules obtient-on ? »
Samuel : « A la fin il y a quatre cellules. Quatre gamètes plutôt. »
Léo : « Je crois comprendre ! »
Max : « Nous t’écoutons Léo. »
Léo : « On retrouve une phase de duplication de l’A.D.N. de la 15ème à la 25ème heure. On le sait car la quantité d’A.D.N. double, ce qui est la définition de la duplication de l’A.D.N. Puis il y a une première multiplication cellulaire qui donne deux cellules. Puis il y a une seconde multiplication cellulaire, ce qui nous donne quatre cellules. »
Samuel : « Léo, tu ne parles pas de la séparation des chromosomes… »
Max : « Qu’en penses-tu Samuel ? »
Samuel : « Monsieur Max, je ne vois pas très bien sur votre document. J’ai deux hypothèses. Soit il y a d’abord séparation des paires de chromosomes doubles et on obtient deux cellules qui contiennent chacune un chromosome double de chaque paire. Ce chromosome se sépare ensuite en deux chromosomes simples et on obtient quatre cellules contenant chacune un chromosome simple de chaque paire. Ou alors c’est l’inverse. »
Max : « Excellentes hypothèses mon petit Samuel ! C’est celle que tu as le plus détaillée qui correspond à la réalité. Notons cela dans le cours. »
Léo : « Monsieur Max, nous ne terminons pas la correction de l’exercice ? »
Max : « Si Léo. La correction nous servira de leçon. Notez mes petits. »
III. LE COMPORTEMENT DES CHROMOSOMES LORS DE LA MÉIOSE.
Interprétation :
De 15 à 25 heures, la quantité d’A.D.N. par cellule double. Il y a duplication de l’A.D.N. A la fin de cette phase, la cellule-souche contient 46 chromosomes doubles.
De la 45ème à la 50ème heure, la quantité d’A.D.N est divisée par deux. Ceci correspond à la première multiplication cellulaire, au cours de laquelle les paires de chromosomes doubles se séparent. On obtient deux cellules qui contiennent 23 chromosomes doubles chacune.
De la 60ème à la 65ème heure, la quantité d’ADN est de nouveau divisée par deux. Cela correspond à la seconde multiplication cellulaire. Cette fois, les chromosomes doubles se scindent en chromosomes simples. On obtient 4 cellules contenant chacune 23 chromosomes simples chacune.
Conclusion :
La formation des gamètes à partir d’une cellule-souche se fait grâce à une multiplication cellulaire particulière appelée méiose. Cette multiplication est précédée d’une phase de duplication et comporte deux étapes principales. Au cours de la première, les paires de chromosomes doubles se séparent. On obtient 2 cellules à 23 chromosomes doubles. Puis, lors d’une seconde étape, les chromosomes doubles se séparent en chromosomes simples. On obtient donc 4 cellules à 23 chromosomes simples. Ces cellules se transformeront ensuite en gamètes.
Max : « Bien, vous voyez que vous avez réussi 🙂 Vous pouvez ranger vos affaires et aller en récréation. A bientôt mes petits. »
Max : « Quelle impatience ! Nous avons vu la transmission de l’information génétique au sein d’un organisme. Nous allons maintenant voir la transmission de l’information génétique d’une génération à l’autre. »
Samuel : « Des parents aux enfants ? »
Max : « Oui Samuel. Mais avant, pouvez-vous me rappeler ce qu’il faut pour faire un nouvel individu ? »
Léo : « Moi monsieur Max ! »
Samuel : « Non, moi ! »
Max : « C’est une vraie torture pour moi d’avoir à choisir entre deux si bons élèves… Commençons par Léo. Ne m’en veux pas Samuel. Tu seras interrogé rapidement. Léo… »
Léo : « Pour faire un nouvel individu il faut une fécondation. »
Max : « Très bien ! Samuel, rappelle nous la définition de la fécondation s’il te plaît. »
Samuel : « La fécondation est la rencontre suivie de la fusion d’un ovule et d’un spermatozoïde. Elle donne naissance à une cellule-œuf à l’origine d’un nouvel individu. »
Max : « Encore une bonne réponse. Léo, peux-tu nous faire le schéma de la fécondation ? »
Léo : « Au tableau monsieur Max ? »
Max : « Oui Léo.
Léo s’exécute…
Max : « Très bien. Je complète un peu… Voilà ! »
Max : « Samuel, combien y a t il de chromosomes dans une cellule-œuf humaine ? «
Samuel : « Dans une cellule-œuf humaine il y a 46 chromosomes c’est-à-dire 22 paires de chromosomes homologues et deux chromosomes sexuels. S’il sont identiques on les nomme X et X et c’est une cellule-œuf de fille. S’ils sont différents on nomme le grand X et le petit Y et c’est une cellule-œuf de garçon. »
Max : « C’est très bien tout ça ! Voyez-vous le problème qui se pose ? »
Léo : « Heu… »
Samuel : « Ben… »
Max : « Pensez aux gamètes. »
Léo : « Monsieur Max, pourriez-vous rappeler ce qu’est un gamète ? »
Max : « Oui Léo. Le mot gamète est synonyme de cellule reproductrice. Je vous aide encore un peu. Regardez les gamètes et pensez aux chromosomes… »
Léo : « Je vois ! On peut se demander combien de chromosomes possèdent les gamètes ! »
Samuel : « Il me semble logique de penser qu’ils en ont 23 chacun. »
Max : « Oui et oui 🙂 Mais ce que tu dis, Samuel, n’est qu’une hypothèse. Comment pourrions-nous la vérifier ? »
Léo : « Nous avons déjà vu que pour dénombrer les chromosomes d’une cellule il faut faire son caryotype. Nous pourrions faire le caryotype des gamètes monsieur Max. »
Max : « Très bien. Je vous distribue un document. Vous allez l’étudier en silence puis nous mettrons en commun ce que vous en tirez. Il vous faut en décrire les différents éléments et en tirer un nouveau problème scientifique. Voici le document… »
Un peu plus tard…
Max : « Alors ? Vous en sortez vous ? »
Léo : « Je cherche encore le problème monsieur Max. »
Samuel : « Moi aussi. Je pense avoir terminé la description. »
Max : « Alors je t’écoute Samuel. »
Samuel : « Nous voyons que dans les testicules il y a des cellules-souches de spermatozoïdes qui ont 46 chromosomes. Dans les ovaires, il y a des cellules-souches des ovaires qui ont 46 chromosomes également. »
Max : « Très bien ! Léo, la suite s’il te plaît. »
Léo : « Nous voyons que les ovules n’ont que 23 chromosomes. Il n’y a pas de paires mais toujours un seul chromosome. Et le chromosome sexuel est toujours X. Dans les spermatozoïdes il y a aussi seulement 23 chromosomes. Mais le chromosome sexuel peut-être X ou Y. Il y a deux types de spermatozoïdes. »
Max : « C’est une bonne description. Bravo à tous les deux ! Voyez-vous le problème maintenant ? »
Léo : « Toujours pas… »
Samuel : « Moi non plus… »
Max : « Vous êtes-vous demandés ce que sont les cellules-souches ? »
Léo : « Non ! »
Samuel : « Non plus. Mais je sais quand même ! Ce sont les cellules à partir desquelles sont fabriquées les gamètes ! »
Léo : « Oui ! Et je vois le problème maintenant ! Comment peut-on fabriquer des cellules qui n’ont que 23 chromosomes à partir de cellules qui en ont 46 ? Parce que la mitose assure une reproduction conforme des cellules. Ça peut pas être par mitose ! »
Max : « Mes petits 🙂 Vous ai-je déjà dit le plaisir que j’éprouve à être votre professeur ? Bien, nous pouvons noter tout cela. Prenez vos cahiers et notez la leçon. »
LA TRANSMISSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE D’UNE GÉNÉRATION À L’AUTRE.
Rappel : Pour former un nouvel individu il faut une fécondation c’est-à-dire la rencontre suivie de la fusion d’un ovule et d’un spermatozoïde. Cela donne une cellule-œuf, première forme de l’individu.
Observation : Le noyau de la cellule-œuf contient 46 chromosomes.
Problème : Combien y a t’il de chromosomes dans les gamètes ?
I. LE CARYOTYPE DES GAMÈTES.
Un gamète est une cellule reproductrice. C’est le spermatozoïde chez l’homme et l’ovule chez la femme.
Les gamètes ont 23 chromosomes, un seul de chaque paire. L’ovule possède toujours le chromosome X alors que les spermatozoïdes peuvent avoir un chromosome X ou un chromosome Y.
Les gamètes sont produits dans les gonades à partir de cellules-souches ayant 46 chromosomes. (Les gonades sont les organes où sont produits les gamètes. Ce sont les ovaires ou les testicules.)
Problème : Comment produire des cellules à 23 chromosomes à partir de cellules à 46 chromosomes ?
Max : « Vous avez noté ? Alors rangez vos affaires et allez vous dégourdir les pattes en récréation. Amusez-vous bien 🙂 «
Max : « Bonomou, tu as une sortie avec le schola demain. »
Le chevalier : « Oui Maxou. »
Max : « Tu sors avec quelle classe ? »
Le chevalier : « Une sixième. »
Max : « La classe de Teddy ? »
Le chevalier : « Oui 🙂 »
Max : « Où allez-vous ? »
Le chevalier : « Au Muséum. »
Max : « Au Muséum ? Le Muséum National d’Histoire Naturelle de la Ville-Capitale ? »
Le chevalier : « Celui-là même 🙂 »
Max : « Tu vas au Muséum Nationale d’Histoire Naturelle de la Ville-Capitale ! »
Le chevalier : « Oui 🙂 Voudriez-vous venir ? »
Max : « Tu nous proposes de venir, à nous, tes petizours naturalistes ? »
Le chevalier : « Oui Maxou 🙂 »
Max : « D’accord ! Je file prévenir les cousins ! LÉO ! SAMUEL ! DEMAIN NOUS ALLONS AU MUSÉUM ! AVEC TEDDY ! »
Léo et Samuel arrivent en courant.
Léo : « C’est vrai ? »
Le chevalier : « Oui 🙂 »
Samuel : « Kalisse ! Le muséum ! »
Léo : « Rhooo la chance ! »
Max : « Ben oui 🙂 Et en plus il y aura Teddy ! »
Léo : « Une classe de petizours ! »
Le chevalier : « Il y aura aussi de vrais élèves. Je compte sur vous pour être sages. »
Max : « Bonome, nous serons des petizours exemplaires ! »
Léo : « C’est promis ! »
Samuel : « On sera très sages. »
Le chevalier : « Pas de bavardages ? »
Max : « Ben si ! Bonome, les sorties de la schola se font pas en silence ! On est pas des Chartreux nous ! Mais on parlera pas pendant tes interminables explications soporifiques. »
Léo : « Et on chahutera pas pendant le trajet dans la grande calèche. »
Samuel : « Nous discuterons calmement et posément. »
Max : « Comme des gentillours 🙂 »
Le chevalier : « D’accord. Alors allez vous débarbouiller et au lit ! »
Max : « Oui bonome ! »
Léo : « Tu viendras nous border ? »
Samuel : « Et nous gratouiller le front ? »
Le chevalier : « Quand vous serez propres ! »
Le lendemain matin, 6h, le réveil sonne.
Max : « Bonome ! Debout ! Allez ! »
Léo : « C’est fini le dodo ! »
Samuel : « Saute dans tes chaussettes ! »
Le chevalier : « 😀 »
Léo : « Allez bonome ! »
Samuel : « Sinon on te chatouille ! »
Le chevalier : « Non, pas ça ! Vous portez déjà vos sacs à dos ? »
Max : « On est prêts nous ! »
Léo : « Allez, dépêche toi un peu si tu veux avoir le temps de caféiner en chemin ! »
Le chevalier : « D’accord… Départ dans trois minutes ! »
Pendant la chevauchée…
Max : « Dis, c’est grand le Muséum. Il y a la Grande Galerie de l’Évolution, les Serres, le Jardin des Plantes, la Ménagerie… »
Léo : « La Galerie de Minéralogie, celle de Botanique, l’Anatomie Comparée et la Paléontologie. »
Max : « Qu’est ce qu’on va visiter ? »
Le chevalier : « Le Jardin des Plantes et la Galerie d’Anatomie Comparée et de Paléontologie. »
Léo : « On va faire la botanique alors ! »
Samuel : « Et l’Anatomie ! Chouette alors ! »
Max : « On va voir des fossiles ! Des tas de fossiles ! Il y a des Dinosaures ? »
Le chevalier : « Oui Max. »
Léo : « Des Dinosaures ! Rhooo la chance ! »
Samuel : « Rholala ! Ça va être bien ! »
On est arrivés au rendez-vous tout énervés. Et on avait hâte de voir Teddy. Teddy, c’est notre camarade de classe quand on va à la schola. Souvent, dans sa classe, on papote tous les quatre. Même qu’une fois bonome nous a grondés parce qu’on perturbait ses cours. On a eu honte de nous et on s’est calmés très vite. Après, on chuchotait tout doucement.
Puis, on a attendu que tous les élèves arrivent. Ils sont gentils les élèves et ils sont tous arrivés à l’heure. Même avant l’heure. Et bonome a commencé à faire le chien de berger. Il est rigolo avec son troupeau d’élèves. Il tourne autour, les compte, les recompte, vérifie qu’ils vont bien, leur aboie dessus si ils sont pas sages ou qu’ils vont à droite ou à gauche. Un vrai chien de berger avec son troupeau 🙂 Et il dit des bêtises pour les faire rigoler 🙂 Il peut pas s’en empêcher. N’empêche, qu’à la fin de la journée, il est tout fatigué. En plus, là, il allait devoir faire le guide. Tu te rends compte Princesse ? Bonome a fait le guide au Muséum d’Histoire Naturelle de la Ville-Capitale ! Mais ça je te le raconterai après.
Là, il fallait qu’on s’installe dans la grande calèche. Mais il y avait plein de place alors on a pu prendre un siège pour nous quatre. Et on a papoté. Et puis, comme on parlait des loups, Léo s’est souvenu qu’il avait mis la revue Espèces dans le sac de bonome. Alors on a lu l’article sur le loup des Falklands. Regarde ! C’est nous ! On est sages non ?
Les petizours
avec leur copain Teddy.
En fait, on a pas vraiment lu. Moi j’ai discuté avec Teddy. Léo était plongé dans ses pensées. Il devait réviser l’anatomie ou la paléontologie dans sa tête. Il y a que Samuel qui lisait vraiment. Samuel, il est très sérieux. Il étudie encore plus que Léo. Mais c’est normal. Il est venu du Canada exprès pour être le petitours naturaliste de bonome et vivre de belles aventures avec nous. Mais bon, il sait quand même s’amuser. Et on s’entend très bien tous les trois. Avec Teddy aussi 🙂
Le Jardin des Plantes
La grande galerie de l’évolution
Nous sommes arrivés au Jardin des Plantes et bonome a commencé à faire le guide. Tout d’abord, il a expliqué le Pays des Zoisos. Parce que tout le monde comprend pas. Le Pays des Zoisos il est pas difficile à trouver parce qu’il est partout autour de nous. Bonome a demandé aux élèves de faire silence et d’écouter. Et on a entendu un merle. On l’a cherché et, forcément, on l’a trouvé.
Un merle noir
C’est un merle noir. Voilà, c’est comme ça le Pays des Zoisos. Les élèves étaient tout étonnés de voir un zoiso 🙂 Alors on a continué à écouter tous ensemble. Bonome a entendu une perruche à collier. Elles crient fort les perruches à collier et leur cri se reconnaît très bien. Il y en eu plusieurs qui sont venues se poser sur un prunus.
Une perruche à collier
Les élèves en revenaient pas de voir un si beau zoiso. Bien sûr, certains ont cru que c’était un perroquet. Mais bonome les a détrompé et ils étaient ravis d’avoir fait la connaissance des perruches. Les perruches ont crié et elles sont reparties. Mais les élèves, eux, avaient compris le Pays des Zoisos. Et après ils nous en ont signalé quelques uns. En vrai, nous, les petizours, on les avaient déjà repérés. Mais on leur a pas dit 🙂 Les étourneaux, on les avait vus depuis longtemps quand ils nous les ont montrés. C’est vraiment un beau zoiso l’étourneau. Là, il ramassait des insectes pour les apporter à ses petits.
Un étourneau sansonnet
Tiens, regarde Princesse comme c’est beau le Jardin des Plantes.
Le grand bâtiment du fond c’est la Grande Galerie de l’Évolution. Bonome a dit qu’il nous y emmènerait un jour. Tu vois les plantes à fleurs sur la foto ? A droite il y a le Buddleia. On l’appelle aussi l’arbre aux papillons parce qu’il attire beaucoup d’insectes. C’est une plante qui vient d’Amérique. Elle est arrivée au 19ème siècle et se plaît bien en Europe. A gauche, le rose c’est le tamaris. Bonome l’a présenté aux élèves. Les tamaris se plaisent beaucoup pas loin de la mer et, en été, ils parfument les chemins. Pour bonome, l’odeur du tamaris, c’est l’odeur de la mer 🙂 Puis il a expliqué la botanique aux élèves. En classe, ils avaient bien étudié la fleur et la pollinisation qui entraîne la transformation de la fleur en fruit qui contient une ou plusieurs graines. Il a montré tout ça à partir des fleurs et des fruits de Rosacées, comme les mûriers. On voit bien les étamines et les pistils dans les fleurs. Et c’est facile de voir les étapes de la transformation. Sur les mures pas mûrs on voit encore le style qui dépasse. Mais bon, je peux pas tout répéter dans mon blog. Surtout que bonome pouvait pas fotoer puisqu’il expliquait. Après, il a montré la famille des Astéracées. J’en ai souvent parlé de cette famille. Elles ont des capitules de fleurs. On a vu artichauts 🙂 Puis on a senti les plantes de la famille des Lamiacées. Souvent, elles sentent bon 🙂 Il y a la mélisse, la sauge et il y avait toute une allée avec des tas d’espèces de menthe 🙂 J’aime beaucoup la menthe moi 🙂 Bonome en a profité pour faire réviser la définition d’espèce. Je te la rappelle parce que c’est une définition importante : une espèce est un groupe d’individus qui se ressemblent et qui peuvent avoir une descendance féconde. C’est après qu’on a étudié le tamaris. Et il y a eu les coccinelle 🙂 Elles ont été fotoées sur les mains des élèves 🙂
Deux coccinelles asiatiques
On a pu discuter de la notion d’espèce. Parce que là, elles se ressemblent pas vraiment. Mais ce sont bien deux individus de la même espèce : la coccinelle asiatique. En scientifique elle s’appelle Harmonia oxydris. Cette espèce existe sous différentes formes qui différent par le nombre de tâches, leur couleur et la couleur de l’élytre. Les élytres sont les ailes dures qui protègent les ailes fines et membraneuses servant à voler. Les coccinelles ont dû comprendre qu’elles étaient en présence d’un maître et de ses élèves parce qu’elles ont bien montré leurs ailes avant de partir.
Puis, les élèves ont vu un gros zoiso noir. Alors ils ont dit que c’était un corbeau. C’est une erreur fréquente. Regarde Princesse !
Une corneille noire
Ben oui, ce sont des corneilles noires. En ville, il y a pas des corbeaux ! En plus, le bec de la corneille est bien dans le prolongement du front et il est presque de la couleur du plumage. Alors que chez les corbeaux, le dessus du bec fait un angle net avec le front et le bec est bien plus clair que les plumes ! Et les corbeaux vivent à la campagne, dans des milieux ouverts. On les voit surtout dans les champs.
Après, les élèves ont voulu aller observer les petites mares couvertes de nénuphar. Et ils vu des grenouilles ! Oulala ! Quelle aventure !
Une grenouille
Les grenouilles du Jardin des Plantes ont l’habitude de voir des zoms alors elles s’inquiètent pas du tout de leur présence ce qui fait qu’on les voit très bien. On les entend aussi 🙂 Comme on était très proches d’elle on a pu observer les sacs vocaux.
Tu as vu Princesse ? On les voit bien se gonfler. C’est très impressionnant ! Et quand ils se vident, l’air fait vibrer la membrane et ça donne le cri de la grenouille. Écoute un peu ça !
Bonome a beaucoup fotoé les grenouilles alors je remets une série de fotos 🙂
Dans la petite mare, il y avait des jolies plantes. Mais les élèves étaient trop intéressés par les grenouilles pour qu’on puisse faire la botanique. Mais on a quand même vu les syrphes. Les syrphes sont des mouches qui ont des rayures jaunes et noires pour faire croire qu’elles piquent. Mais elles piquent même pas !
Un syrphe des corolle sur une fleur de nénuphar blanc
Là, dans la fleur du nénuphar, il y avait un individu d’une espèce très courante : Euopodes corollae, Syrphidés. On langage courant on dit le syrphe des corolle.
Puis il y a eu la poule-d’eau.
Une poule-d’eau
D’habitude, dans les Royaumes, les poules-d’eau sont très craintives et elles se sauvent très vite. Celle-là a même pas fait attention à nous. Bonome avait demandé aux élèves de pas faire de bruit mais quand même ! 22 zoms juste à côté d’elle et elle était même pas inquiète ! Elle faisait sa toilette 🙂 Léo a demandé pourquoi ses pattes étaient jaune et rouge. C’est pas normal ça. Parce que, normalement, les pattes sont verdâtres. C’est même l’origine de son nom en scientifique : Gallinula chloropus. Chloropus ça veut dire pattes vertes. Mais bonome a pas su répondre. C’est peut-être comme ça les poules-d’eau de la ville…
Les petizours
Là, c’est nous, les petizours 🙂 On est au bord de la mare. Derrière nous il y a des prêles. Ce sont des plantes qui vivent dans des sols humides. Mais on a pas regardé l’espèce précisément : il fallait qu’on rejoigne les élèves… Ils en avaient assez de la botanique les élèves. Plus d’une heure ! C’est long pour des petits comme ça. Alors nous sommes allés sur les escaliers de la Grande Galerie et il y a eu récréation 🙂 Les élèves se sont livrés à des manifestations groupales compulsives dans un espace interstitiel de liberté. Princesse, si tu comprends pas la phrase précédente il faut pas t’inquiéter. C’est du langage des pédagogues de l’Éducation Nationale. Ceux qui sont dans des bureaux quelque part. On pourrait traduire en disant que les élèves ont chahuté pendant la récré 🙂 Nous, on en a profité pour explorer un peu. On a vu les serres…
…le jardin…
…la statue du grand Buffon et une grande vertèbre 🙂
On sait pas à qui elle a appartenu cette vertèbre. Pas à un petitours en tout cas ! Sûrement à un Vertébrés négligeant qui laisse traîner ses affaires partout et qui, maintenant, doit avoir des problèmes de dos 🙂
Puis, on a admiré la façade de la Grande Galerie de l’Évolution.
La façade de la grande galerie de l’évolution
Elle est très belle cette façade, avec sa statue et ses médaillons représentants des grands scientifiques.
Au centre, il y a la représentation de la Science.
La représentation de la Science
Et, de part et d’autre, il y a les profils de grands scientifiques qui ont travaillé au Muséum. Je les ai pas tous mis. Et puis, je peux pas t’expliquer tout ce qu’ils ont fait pour la Science. Ce serait trop long. Il y a Buffon, Cuvier et Geoffroy saint-Hilaire…
… et le chevalier de Lamarck, Brongniart et Antoine-Laurent de Jussieu.
Nous, on les connaît. Tu sais que bonome nous raconte parfois des histoires, le soir, pour nous endormir. Et il aime bien nous raconter les aventures de ces grands scientifiques et tout ce qu’ils ont apporté à la Science. Si tu veux, je pourrais te raconter un jour. Ou alors tu peux demander à Monsieur Internet. Il les connaît bien aussi 🙂 Puis on est retournés avec les élèves. Ils continuaient leur manifestation groupale compulsive 🙂 C’est comme ça les élèves. Et il faut bien dire que c’est ce qu’ils préfèrent dans les sorties scolaires 🙂 La grande calèche et les manifestations groupales compulsives. Pour plaisanter, bonome dit que c’est pas la peine d’organiser des sorties compliquées. Un long trajet en grande calèche et un peu de liberté sur une pelouse et les élèves sont contents 🙂 Nous, on a observé un pigeon ramier qui prenait le frais les pattes dans l’eau.
Un pigeon ramier
Il faisait même pas sa toilette. Il était juste les pattes dans l’eau 🙂 Puis, bonome a fotoé les élèves.
La foto de groupe
La foto de groupe ! Ils aiment bien aussi les élèves. Ça fait partie du rituel de la sortie scolaire 🙂
Une statue d’ours par un artiste
Les arènes de Lutèce…
Ensuite, bonome s’est dit qu’on pouvait tourister un peu dans la Ville-Capitale. Teddy savait pas ce que c’était tourister. Alors on lui a expliqué. Tourister c’est quand on se promène comme ça, les mains dans les poches, en sifflotant. C’est beaucoup plus simple que d’être naturaliste mais c’est intéressant quand même. Surtout que bonome est un peu historien aussi. Il connaît des tas de choses. Là il avait décidé d’emmener le groupe aux arènes de Lutèce. Lutèce, c’est l’ancien nom de la Ville-Capitale. Et on s’est mis en route. En chemin, on est passés devant la Grande Mosquée de la Ville-Capitale. Elle est très belle aussi.
La Grande Mosquée
La mosquée, c’est comme les églises pour les chrétiens mais c’est pour les musulmans. Ils vont faire la prière en commun là-bas, le vendredi, alors que les chrétiens vont à l’église le dimanche. C’est une grande différence ! C’est pour ça qu’il y a eu des tas de guerres entre les chrétiens et les musulmans ! Ben oui, forcément ! En plus, les musulmans mangent pas de porc alors que les chrétiens mangent de l’agneau à Pâques… Enfin… Les zoms sont comme ça. Toutes les occasions sont bonnes pour faire la guerre… Ils sont bêtes les zoms. Nous, les petizours, on s’en fiche ! On mange que du chocolat 🙂
Puis nous sommes arrivés aux arènes. Il y avait d’autres groupes d’élèves et des estrades pour des spectacles alors bonome a pas fotoé. Je peux pas te montrer les arènes Princesse. Il faut pas m’en vouloir. Mais je veux bien t’y emmener un jour, si tu veux. J’ai bien retenu les explications de bonome. Les arènes, ça fait pas longtemps qu’on les a découvertes. Vers le 19ème siècle. Elles étaient entièrement recouvertes par la terre et la végétation. Plus personne savait qu’elles existaient. Et puis, sous Napoléon III, le grand Hausmann a fait des travaux partout dans la Ville-Capitale. Il a fait percer des nouvelles avenues. Et c’est lors de ces travaux que les arènes ont été mises au jour. Certains voulaient les détruire pour faire des belles avenues mais elles ont été préservées. Et on peut les visiter maintenant. Comme ça, on sait comment vivaient les lutéciens de la Rome antique. Les arènes, c’est comme un stade d’aujourd’hui. Il y a des gradins pour les spectateurs et un endroit, au centre, pour les spectacles. Cet endroit, souvent rond ou ovoïde, est couvert de sable. Et c’est ce sable qui a donné sont nom à la construction. Parce que, en grékancien, le sable se dit arène. Ou quelque chose qui ressemble. Les arènes de Lutèce ont été construites au 1er siècle de notre ère et elles pouvaient accueillir 10 000 spectateurs. Elles servaient pour les combats de gladiateurs, les combats de fauves… On pouvait même transformer l’arène en stade nautique pour faire des combats sur l’eau. Tu te rends compte ? Et, le soir, elles pouvaient servir pour le théâtre. La conclusion de Samuel a été que les Lutéciens étaient des gens bizarres qui aimaient aller voir le sang couler dans la journée et se cultiver le soir et qu’ils devaient pas aller bien dans leur tête. On a tous été d’accord.
Là, c’est nous dans les gradins 🙂 Mais on aurait pas aimé voir le sang couler dans les arènes… Oulala non ! On est pas comme ça nous !
La fontaine du grand Cuvier…
Après, on est tous retournés au Jardin des Plantes. En chemin, bonome nous a montré la jolie fontaine construite en hommage au grand Cuvier. Regarde comme elle est belle !
La fontaine du grand Cuvier
C’est encore une représentation de la Science. Avec des tas de zanimos autour. J’aimerais pas être à la place du lapin 🙁 À la droite de la Science, il y a une chouette. Depuis la Grèce Antique, la chouette est le symbole de la sagesse. Parce que les scientifiques sont des gens sages. Enfin, normalement… Et, sous la Science, il y a des tas de zanimos qui représentent les grands groupes zoologiques actuels et éteints. Parce que le grand Cuvier, il était surtout zoologue et paléontologue.
Sur la première foto, tu peux voir des Mollusques. Il y a une ammonite et des cérithes. C’est pour représenter les fossiles. Puis, il a le groupe des Reptiles. Parce que, à l’époque, on savait pas que les Reptiles ça existe même pas 🙂
On voit bien le crocodile. Mais on voit aussi que le sculpteur était pas du tout naturaliste. Parce que sinon il aurait pas représenté la tête du crocodile dans cette position. Il peut pas faire ça le crocodile ! Quand même ! Monsieur le sculpteur ! Le crocodile, il a pas d’atlas et d’axis ! Il peut faire oui de la tête mais c’est tout ! Il peut pas faire non ! Et il peut pas tourner la tête comme ça ! Alors vous faites une statue en hommage à un grand naturaliste et vous faites une erreur de naturaliste débutant ! C’est pas sérieux monsieur le sculpteur ! Que va dire le grand Cuvier !
Retour au Jardin des Plantes…
Puis nous sommes arrivés au Jardin des Plantes. Et bonome a présenté un arbre. Ben oui, il connaît tous les arbres lui. Celui là est un peu particulier. C’est un platane planté vers 1785. L’un des plus vieux de France. Regarde ce bel arbre Princesse.
Le sol a été érodé alors on peut voir le sommet du système racinaire. C’est assez rare de voir ça. Ce platane appartient à l’espèce Platanus x hispanica = P. x acerifolia. Le x dans le nom indique que c’est une espèce hybride. Ben oui, la nature s’en fiche des définitions des zoms et il existe des hybrides fertiles. Après, on a vu un autre platane planté en 1785 mais celui là appartient à une espèce pas hybride : Platanus orientalis. Bonome pourrait parler des heures des platanes et de Pierre Belon (1517-1564) qui les a introduits en France. Un jour, j’écrirai un article là-dessus.
Puis on a vu les premiers bâtiments du Muséum, les plus anciens. Il y a le cabinet d’histoire naturelle (à gauche) et l’amphithéâtre (à droite).
On aperçoit aussi le long bâtiment qui abrite l’herbier du Muséum.
Puis, on a refait la botanique dans le Jardin des Plantes. Mais c’est un peu normal de faire la botanique au Jardin des Plantes 🙂 Les élèves voulaient revoir les grenouilles alors on est retournés à la petite mare. Mais cette fois, on a bien observé les végétos. Parce qu’on a avait été perturbés par un drôle de nénuphar. Léo en était tout chiffonné 🙂 Regarde un peu cette fleur Princesse !
C’est pas une fleur de nénuphar ça ! Pourtant ses feuilles ressemblent à celle des nénuphars. En lisant la notice, on a eu la solution ! C’est un faux nénuphar ! En fait, il appartient à la famille des Ményanthacées et il s’appelle Nymphoides peltata. Léo s’est déchiffonné d’un coup ! Il avait cru qu’il connaissait plus la botanique et que son cerveau avait tout fondu ! Pauvre Léo ! Teddy connaît pas la botanique et il comprenait pas que Léo soit tout chiffonné à cause d’une jolie fleur. Léo lui a expliqué un peu les Nymphéacées grâce au nénuphar blanc.
On voit bien que les Nymphéacées ont de nombreux pétales libres entre eux et beaucoup d’étamines. Alors que le faux nénuphar a que cinq pétales et qu’ils sont soudés. C’est pas du tout pareil ! Dans la fleur de nénuphar il y avait un autre syrphe commun lui aussi : Episyrphus balteatus. Encore une mouche à rayures qui fait croire qu’elle pique 🙂
Là, c’est nous sur le bord d’une mare 🙂
Après, on est allés voir une autre mare. Bonome a repéré une jolie plante à fleurs jaunes qu’il voulait présenter. Encore une de ses amies végétos 🙂 Sur cette jolie fleur, il y avait encore un syrphe. Mais je connais pas l’espèce et comme j’ai gravé cet article très rapidement j’ai pas eu le temps de faire des recherches approfondies. Il faut pas m’en vouloir Princesse, s’il te plaît. Il y avait aussi des petits Coléoptères inconnus puis un Episyrphus balteatus est venu lui aussi.
Un syrphe ceinturé sur une grande douve
Cette jolie plante à fleurs est la grande douve, Ranunculus linguae, Renonculacées. Les Renonculacées forment une grande famille dont je t’ai déjà présenté certains membre. On en reparlera un jour. Plus loin, on a croisé la delphinelle, Delphinium speciosum, une autre jolie Renonculacée.
La delphinelle
Puis il y a eu cette plante ! Bonome l’a tout fotoée pour la montrer à Coquelicot 🙂
Une argemone
Les coquelicots font partie de la famille des Papavéracées. Mais je vais pas t’embêter avec la botanique. Ce coquelicot blanc vient d’Amérique du sud et on l’appelle l’argemone, Argemone mexicana. Et c’est une très belle plante 🙂 Sur la foto suivante on voit une fleur dont il manque une partie des constituants et ça fait comme une coupe. Du coup, on voit bien son organisation.
Le jardin alpin…
A ce moment, les élèves en pouvaient plus d’écouter sagement. Alors bonome les as lâchés dans la nature 🙂 « Allez vous perdre les élèves comme ça je serai tranquille avec mes petitzours 🙂 » Ils ont eu quartier libre et ont repris leurs manifestations groupales compulsives 🙂 Et nous, nous sommes allés au Jardin Alpin, un petit jardin caché et très très beau.
Le jardin alpin
C’est Léo qui a vu le premier les nénuphars rouges 🙂 Et sa mâchoire s’est décrochée. Teddy et Samuel se sont moqués de lui avant de voir la fleur. Après, ils sont restés cois.
Après quelques instants on a eu droit à une série de jurons canadiens que la décence m’interdit de répéter ici. Et on a beaucoup ri 🙂 Le panonceau ne donnait pas le nom complet de ce très beau nénuphar rouge. Il y avait juste : Nymphaea « Escarboucle » Nympheacées.
Puis on a croisé des plantes carnivores. Il y a peu de plantes carnivores en France. Une demi-douzaine d’espèces tout au plus. Ce sont des plantes qui vivent sur des sols pauvres en azote. Alors elles prennent l’azote des zanimos. Là on voit deux types de pièges à zanimos.
Il y a les outres remplies de sucs digestifs et les feuilles transformées qui se referment sur la proies.
Puis on a fait une courte pause sur des éboulis calcaires.
Ensuite, on a vu des plantes adaptées à la sécheresse.
Là, tu peux voir des agaves, des aloés et les Opuntias. Elles appartiennent à trois familles différentes. Je vais pas tout expliquer, ce serait trop long. Mais si tu veux, tu peux poser des questions Princesse et je t’y répondrai. J’ai mis les fotos parce que je les trouve très belles ces plantes. Même si elles piquent ! Aïe ouille !
Mais on a pas pu rester longtemps dans le jardin alpin. Il fallait retourner auprès des élèves. En chemin on a revu les serres.
Les serres
Et on a négocié une visite cette été 🙂 Mais sans les élèves 🙂 Puis, bonome a refait le chien de berger pour rassembler le troupeau et le conduire à la Galerie d’Anatomie Comparée et de Paléontologie.
En chemin, on a vu un gigantesque hôtel pour insectes.
Un hôtel à insectes
Il faudrait qu’on en construise un pour mettre à la schola… Je vais essayer d’en parler à la directrice un jour…
Puis, on est passé le long de la ménagerie et on a vu lui 🙂
Un panda roux
Un panda roux ! Tu te doutes que Léo a rholalaé et que Samuel a juré en canadien 🙂 Teddy a beaucoup rigolé 🙂 Mais il était très impressionné lui aussi. Le panda roux est pas un panda. Il est le seul représentant actuel de sa famille : les Ailuridés. En scientifique, il s’appelle Ailurus fulgens. Le panda roux est bambouvore 🙂 Les jeunes pousses de bambou représentent 80 % de son alimentation. Mais il peut manger des insectes et même des oisillons. Mais on le laissera pas faire ! Çavapalatête ! Il faut pas manger des oisillons ! Comme les pandas, le panda roux a comme un sixième doigt. Mais c’est pas vraiment un doigt. C’est un os du poignet qui est très développé et qui aide à tenir le manger pour le porter à la bouche. C’est à cause de ça que pendant longtemps le panda roux a été classé dans la famille du panda. Mais c’était une erreur. C’est la génétique qui a permis de le prouver. Après plusieurs minutes d’observation du panda roux, on a repris le chemin de la galerie.
La Galerie d’Anatomie Comparée…
Normalement c’était visite libre. Mais avec des petits comme les sixièmes c’est pas une bonne idée. Alors bonome a décidé de faire le guide, de laisser les élèves libres, de faire le guide, de laisser les élèves libres et ainsi de suite. Dans la Galerie d’Anatomie, il y a beaucoup des squelettes. Mais il y a aussi l’anatomie interne. Je vais pas tout expliquer Princesse. Si tu veux, un jour, bonome te fera la visite.
La galerie d’anatomie comparée
D’abord bonome a présenté les cinq grands groupes de Vertébrés comme on les présentait au siècle dernier : les Poissons, les Amphibiens, les Reptiles, les Zoisos et les Mammifères. Il faut plus enseigner ça mais la Galerie montre la science comme elle était au moment de sa création. Après, il a parlé de l’organisation du squelette des Vertébrés et du membre chiridien. C’est rigolo de voir que les os d’un membre supérieur humain sont les mêmes que ceux d’une chauve-souris, d’un chien ou d’une baleine 🙂 On a vu des crocodiles, des tortues, des serpents… Ou plutôt leur squelette. Et des tas de zanimos. Puis il y a eu temps libre pour les élèves. Moi j’ai fait un selfie 🙂
Le selfie de Max
Et puis on est allés voir les zoisos 🙂 En passant, bonome a fotoé des crânes d’otaries. Je sais pas pourquoi. Puis il m’a dit qu’il voulait que je mette les fotos dans mon blog. Sans me dire pourquoi. Comme je suis un gentil petitours je fais ce qu’il m’a demandé. Voici donc les crânes d’otaries Princesse.
Des cranes d’otaries
Et là, c’est la vitrine des zoisos 🙂
La vitrine des zoisos
Là, ce sont les Threskiornithidés. Je t’en ai déjà parlé. Il y a les spatules et les ibis.
A droite il y a une spatule blanche. On l’avait jamais vu comme ça 🙂 Puis j’ai demandé à bonome de tout fotoer. Comme ça, on pourra étudier dans la cabane. Ci-dessous, tu peux voir le crâne de d’une autruche, celui d’un casoar, d’un flamant rose et d’un toucan.
Des cranes de zoisos
Même en squelette, c’est beau un zoiso 🙂 Puis on est allés voir les Cétacés. C’est Teddy qui voulait. Léo a expliqué que les Cétacés sont fréquents sur les côtes du Canada mais qu’il en a jamais vu quand même. Forcément, il vient du zoo du Lac Saint Jean !
Les Cétacés sont des Mammifères marins. Ce sont pas des poissons. Pas du tout même ! Bonome nous a expliqué que, vers 50 millions d’années avant nos jours, il existait un zanimo appelé Pakicetus. Ce zanimos vivaient en bord de mer. Et il est à l’origine du groupe des Cétacés. Mais il est aussi à l’origine des hyènes ! Tu te rends compte Princesse ! Ça veut dire que les Cétacés et les hyènes sont cousins ! Rholala ! C’est bien d’apprendre des choses comme ça ! Puis la baleine nous a dit que c’était trop long comme exposé. « C’est assez » nous dît la baleine !
Puis bonome a rassemblé le troupeau et nous sommes montés tous ensemble à la Galerie de Paléontologie. En montant, il y a un balcon qui permet de voir toute la galerie d’anatomie comparée. Là, j’ai seulement mis le côté où il y a les Cétacés.
La Galerie de Paléontologie…
En paléontologie, bonome a fait court pour les élèves. Il a expliqué la fossilisation et quelques groupes comme ça. Il a montré un crocodiliens des temps anciens : Sarcosuchus imperator. Un petit crocodile de seulement 15 mètres de long 🙂 Il date d’il y a 112 millions d’années à l’époque du Crétacé. Il en a profité pour nous annoncer officiellement que cet été il nous emmènerait dans les Alpes pour voir des traces fossiles qui datent du Trias vers 210 millions d’années. A ce qu’il parait, il y a des empreintes de Protosuchus, un ancêtre des crocodiles ! Léo a failli s’évanouir. Je crois bien que Teddy aimerait venir avec nous. Puis on a vu le Triceratops. Je te le montrerai plus tard. Mais les élèves, ils voulaient surtout voir les dinosaures puis s’asseoir sur un banc pour papoter. Parce que la sortie scolaire ça les épuise. A ce moment là, ils étaient plus vraiment capables de suivre des explications. Alors il ont eu un nouveau quartier libre. Et nous, on a visité. Bonome a filé voir des zanimos bizarres du Dévonien. Le Dévonien c’était entre 410 et 365 millions d’années avant nos jours. Bonome avait déjà 600 millions d’années à l’époque 🙂 Tu aurais dû le voir dans le musée. Il faisait semblant d’être calme mais il jubilait. « Venez je vais vous montrer les ostracodermes et les placodermes. Botriolepis ! Céphalaspis ! Regardez moi ça ! Comme c’est beau ! Et Dunkleosteus ! » Oui, parce qu’il a pas besoin de lire les étiquettes pour reconnaître les fossiles ! Bonome, il les connaît tous ! Forcément, il les a vu naître ! Quand je pense qu’il a nagé dans les même eaux que Dunkleosteus ! Il pouvait mesurer 10 mètres de long Dunkleostus ! Regarde un peu ce zanimos Princesse !
Dunkleosteus
La quatrième foto montre une reconstitution. Il avait pas des os à l’arrière du corps Dunkleosteus. Mais il aurait pu couper bonome en deux d’un seul coup de mâchoire ! Parce que Dunkleosteus il avait une mâchoire ce qui n’est pas le cas des autres que j’ai cité : Brotriolepis et Cephalaspis. Les voici :
Botriolepsis et céphalaspis
Puis, il tenait absolument à nous présenter Eryops megacephalus. C’est presqu’un amphibiens mais pas vraiment. Il date du Permien. C’était entre 295 et 248 millions d’années avant nos jours.
Eryops megalocephalus
Cette reconstitution est un peu fausse. En réalité, on a découvert après qu’il avait que quatre doigts à la main ce zanimo. Bonome, il aime beaucoup Eryops. Ils ont sûrement été amis autrefois 🙂
Mais moi, je voulais voir les dinosaures ! Alors il nous en a présenté quelques uns. Je peux pas expliquer ce que c’est un dinosaures parce que c’est compliqué. D’après les scientifiques, on appelle dinosaures tous les zanimos qui, dans un arbre phylogénique, se situent entre le triceratops et la mésange bleue. Mais ça, c’est une définition de scientifique que personne comprend. Comme il y a un triceratops dans la galerie, ça nous a donné l’occasion d’aller voir les dinosaures 🙂
Le triceratops date du Cretacé. En vrai, des triceratops il y en a eu beaucoup d’espèces pendant longtemps. Certaines avaient une seule cornes, d’autres deux, trois ou même cinq ! Tous ont une collerette osseuse. Et leur grande particularité est d’avoir le crâne qui s’articule sur la colonne vertébrale par une boule. Regarde.
Le crane d’un Tricératopsidé
Cette boule permet à la tête de tourner dans tous les sens. Les Triceratopsidés étaient de paisibles herbivores dans un monde de brutes peuplé de redoutables prédateurs. Ils avaient juste leurs cornes pour se défendre. Alors c’était vraiment une bonne idée de pouvoir tourner la tête dans tous les sens pour pouvoir se défendre. Les recherches actuelles montrent que les mâles avaient des couleurs très voyantes au niveau de la collerette au moment de la parade. Pour plaire aux femelles 🙂
Parmi les redoutables prédateurs il y avait les allosaures. Je me souviens plus de quand ils datent les allosaures. Tant pis. Regarde un peu ces dents !
Un allosaure
Ils sont proches des tyrannosaures que tout le monde connaît. Il y a juste un crâne de tyrannosaure ici. Bonome l’a fotoée mais la foto est floue alors je te la montre pas.
A la fin du Crétacé, vers 70 millions d’années, il y avait aussi Carnotaurus sastrei. Un autre redoutable prédateur.
Un carnotaurus
On voit qu’il a deux excroissances osseuses sur le sommet de son crane. C’est ce caractère qui lui a donné son nom : reptile à tête de taureau 🙂 Et dire que bonome a connu l’époque des dinosaures !
Puis bonome a voulu nous montrer quelques Mammifères de l’ère tertiaire. Il nous a dit : « Venez voir le Glyptodon. Vous allez l’aimer 🙂 »
Un glyptodon
C’est un gros zanimos qui a une groooosse carapaces formées d’os dermiques. C’est rigolo 🙂
Puis il nous a montré le mammouth. Tout le monde connaît les mammouths. Mais peu de gens savent que c’est probablement la découverte de leur crane fossile qui est à l’origine du mythe des cyclope. Regarde un peu son crane Princesse.
Un mammouth
Tu vois le gros trou au milieu ? Ben oui, tu es pas aveugle. C’est la trompe qui arrive là. La trompe, c’est le nez des Proboscidiens (c’est le groupe des éléphants). Et il y a un trou dans le crane pour laisser passer tous les nerfs, les vaisseaux sanguins… Par contre, on voit pas bien les orbites qui sont sur le côté. Alors, sans les défenses, on peut croire qu’il n’y a qu’une seule orbite centrale. D’où le mythe des cyclopes 🙂 Il en connaît des choses bonome 🙂 Teddy était très impressionné. Le dernier zanimos qu’il voulait nous montrer était le Mégacéros. C’est comme un cerf mais gigantesque.
Un mégacéros
Il mesure très haut de haut et ses bois peuvent atteindre plus de trois mètres d’envergure. Et ça, c’est embêtant quand on se promène en forêt parce qu’on passe plus entre les arbres. Ben voilà ! C’est ça de vouloir draguer les femelles en se laissant pousser les cornes !
Après ça, bonome a de nouveau rassemblé le troupeau pour le mener à l’étage du dessus.
La galerie de paléontologie
Là haut, il y a les Invertébrés. Il faudrait pas dire les Invertébrés parce qu’en systématique il faut pas utiliser des critères négatifs. N’empêche que c’est bien pratique comme mot. Les élèves en pouvaient plus. Ils étaient tout fatigués. Alors bonome a même pas fait de visite guidée. Il les a laissés libres. Et nous, on a visité 🙂
On a vu les Echinodermes…
Des échinodermes fossiles
Même qu’il y avait un beau fossiles des racines des crinoïdes datant du Silurien (environ 435 à 408 millions d’années).
Un crampon de crinoïde datant du Silurien
Puis Léo a voulu faire des selfies 🙂 C’est rare qu’il veuille se faire fotoer. Je crois que c’était pour se moquer de moi 🙂 Mais je les mets quand même 🙂
Puis on est allés voir les ammonites.
Les petizours parmi les ammonites
C’est Léo qui a expliqué les ammonites à Teddy. Nous, on connaît. On en a trouvé en Normandie 🙂
Puis il a fallu partir. Il y a eu un nouveau rassemblement du troupeau. En descendant les escaliers on a eu une drôle de surprise. Bonome s’attendait à nos réactions. Et il a rigolé quand on l’a vue ! Regarde un peu cette ammonite Princesse !
Une énoooorme ammonite 🙂
Elle fait beaucoup de petizours ! Les ammonites sont des Céphalopodes. Elles ont donc des tentacules couverts de ventouses autour de la bouche. Ils leur servent à attraper leurs proies et à les porter à la bouche. A leur bec plutôt. Parce qu’elles ont un bec qui ressemble à un bec de perroquet. Pour faire simple, les tentacules ont une longueur équivalente au diamètre de la coquille. Tu imagines un peu ? Rholala ! Et bonome dit que les plus grandes ammonites découvertes ont un diamètre de 3 mètres 50 cm ! Je sais pas comment il fait pour survivre dans les mers de l’ère secondaire peuplées de tas d’ammonites. Mais bon, il survit depuis un milliards d’années maintenant…
Le retour…
Voilà, c’est la fin de la visite. On est retournés à la grande calèche. Les élèves étaient très agités dans la grande calèche. C’était à cause de la fatigue. Nous on a papoté. Regarde 🙂
Teddy nous a posé des tas de questions. Il aime beaucoup la nature Teddy. C’est notre copain 🙂 Mais on a pas fait que papoté. Bonome nous signalait les beaux bâtiments de la Ville-Capitale : la Grand Eglise…
La Grand Eglise Notre Dame
… la préfecture de police, le Louvre, l’Assemblée Nationale et la Place de la Concorde…
Puis on est revenus à la schola et c’était la fin de la sortie scolaire. On a dit au revoir à Teddy et on est rentrés.
Au retour, on a regardé les fotos. Bonome en a pas fait beaucoup : à peine plus de 500 🙂 Mais il avait pas que ça à faire. Il devait faire le chien de berger et le guide. Tu vois Princesse, bonome a fait le guide au Muséum 🙂 C’est vraiment un grand chevalier ce bonome.
Je t’embrasse Princesse, et j’espère que tu vas bien.
Comme je suis maître-assistant à la schola il m’arrive d’accompagner des sorties scolaires. J’en ai déjà fait plusieurs et j’ai rédigé quelques articles. Alors je me suis dit que je pouvais les publier et les mettre en évidence. Comme cela ceux qui ont eu la chance d’y participer pourront revivre ces sorties et ceux qui n’ont pas pu venir pourront y participer quand même un peu.
Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez vous et sortez vos affaires. Comment allez-vous mes petits ? »
Léo : »Très bien monsieur Max, et vous-même ? »
Max : « Très bien mon petit Léo. Bon, il est temps de faire le petit rappel habituel. Qui est volontaire ? »
Samuel : « Moi monsieur Max ! »
Max : « Nous t’écoutons ! »
Samuel : « Nous avons vu, grâce à une étude de graphique, que les cellules qui vont se multiplier dupliquent leur A.D.N. Elles fabriquent une copie de leur A.D.N. afin de pouvoir donner un filament complet à chacune de leurs deux cellules-filles. C’est ce qu’on appelle la duplication de l’A.D.N. Notons que la cellule-mère n’existe plus à la fin de la multiplication cellulaire. Pour pouvoir distribuer leurs filaments d’A.D.N. elles les condensent en chromosomes doubles. Ils s’alignent à l’équateur de la cellule puis se coupent en deux et migrent vers les pôles de la cellule. Là, ils se décondensent en filaments simples et la cellule-mère peut se couper en deux cellules-filles identiques. »
Max : « Excellent résumé Samuel ! »
Léo : « Bravo Samuel ! Bravo ! »
Max : « Apparemment tout est compris. Je vais vous donner un petit exercice pour vérifier cela. Voici un document qui montre les étapes du cycle cellulaire schématisées. Il faut les remettre dans l’ordre et les commenter. Au travail ! »
Léo : « Monsieur Max, nous avons terminé ! »
Max : « Déjà ! Quelle efficacité ! Samuel ayant fait un brillant résumé tout à l’heure c’est à toi, Léo, de faire la correction de cet exercice. Montre moi ton travail. Mmmm… Mmmmmm… Excellent ! Au tableau mon petit ! Mais attends un instant. Nous allons nous servir de ton travail comme texte pour la leçon. Je note le titre du paragraphe au tableau. «
III. MODÈLE DE CYCLE CELLULAIRE.
Le noyau, limité par l’enveloppe nucléaire, contient un filament simple d’A.D.N. coupé en quatre morceaux qui correspondent aux quatre futurs chromosomes.
Nous pouvons voir les deux paires de chromosomes doubles. Il y a donc eu duplication de l’A.D.N. puis le filament double s’est condensé en deux paires de chromosomes doubles.
L’enveloppe nucléaire n’est plus visible et les chromosomes se sont alignés à l’équateur de la cellule. Pour être précis ce sont les centromères des chromosomes qui sont alignés.
Les chromosomes doubles se sont scindés en deux. Chaque chromatide est devenue un chromosome simple. Et les chromosomes simples migrent vers les pôles de la cellule. En réalité il y a deux paires de chromosomes simples qui migrent vers chaque pôle.
A chaque pôle, 4 chromosomes simples se sont décondensés en 4 filaments simples. Une enveloppe nucléaire s’est reformée autour de ces filaments simples. Puis la cellule-mère s’est coupée en deux et nous avons maintenant deux cellules-filles identiques contenant exactement la même quantité d’A.D.N.
Max : « Excellent travail mon petit Léo ! Vous êtes vraiment de brillants élèves ! Nous pouvons maintenant conclure ce chapitre. Prenez vos cahier et notez. »
Conclusion :
Le cycle cellulaire est l’ensemble des étapes qui constituent et délimitent la vie d’une cellule. Ce cycle est constitué d’une phase de croissance durant laquelle la cellule grossit, d’une phase lors de laquelle elle recopie son matériel génétique (duplication de l’A.D.N.) et d’une phase où celle-ci se divise (mitose) pour donner naissance à deux cellules filles identiques. Les cellules filles reproduiront ce cycle, et ainsi de suite.
La duplication de l’A.D.N. est une étape indispensable pour assurer la reproduction conforme des cellules.
Max : « Avez-vous des questions ? »
Léo : « Oui monsieur Max. Vous dites que les cellules grandissent au début du cycle cellulaire. Mais il me semble que nous avons vu que cette étape n’existe pas lors du développement embryonnaire. Ai-je bien compris ? »
Max : « Bonne question mon petit Léo. Vous savez qu’en biologie les règles absolues sont rares. En d’autres termes, il existe souvent des exceptions. Le développement embryonnaire est une période un peu particulière de la vie de l’individu. Surtout à son début. Le petit embryon se développe très vite. Peut-être avez-vous remarqué qu’une cellule-oeuf est très grande par rapport aux autres cellules du même individu. Cela vient de la taille de l’ovule. Les scientifiques pensent que cela permet de se dispenser de la phase de croissance cellulaire avant la mitose. Les cellules embryonnaires se multiplient sans phase de croissance de sorte qu’elles sont de plus en plus petites. En fait cela dure jusqu’à ce que les cellules embryonnaires aient une taille plus habituelle pour des cellules. Ensuite, la phase de croissance apparaît. Léo, ai-je répondu à ta question ? »
Léo : « Oui monsieur Max. Merci monsieur Max. »
Max : « Alors allez vous défouler en récréation. Vous avez encore bien travaillé. Au-revoir mes petits. »
Max : « Bonjour à tous ! enlevez vos blousons, asseyez vous et sortez vos affaires. Aujourd’hui c’est toi, Samuel, qui vas nous faire le petit rappel de début de cours. Nous t’écoutons. »
Samuel : « Nous avons vu que le nombre de cellules dans un organisme augmente par multiplications cellulaires ou mitoses. Lors de la mitose, une cellule mère donne deux cellules filles identiques entre elles. Pour se préparer à la multiplication cellulaire, une cellule recopie son A.D.N. : c’est la duplication de l’A.D.N. »
Léo : « Rhoooo ! »
Samuel : « Les chromosomes dansent ! »
Max : « Oui 🙂 On pourrait parler de la danse des chromosomes. Mais ce ne serait pas très scientifique. Avez-vous pu saisir les étapes du phénomènes ? »
Léo : « Pas tout à fait… »
Samuel : « Moi non plus… »
Max : « Peut-être que des images fixes seraient plus faciles à interpréter. En voici. Elles se lisent de haut en bas et de gauche à droite… »
Max : « Alors ? Cela vous facilite t-il l’interprétation ? »
Léo : « Oui monsieur Max. »
Max : « Alors faites, chacun à votre tour, le commentaire d’une de ces images. Léo, à toi de commencer. »
Léo : « La cellule se prépare à sa multiplication. Elle duplique son filament d’A.D.N. A la fin de la duplication elle aura un filament double d’A.D.N. »
Samuel : » Le filament double commence à se condenser en chromosomes. Dans un chromosome, les deux chromatides sont identiques car l’une a été obtenue par duplication de l’autre. »
Léo : « Les deux filaments d’A.D.N. se sont complètement condensés en chromosomes doubles. »
Samuel : « Les chromosomes doubles s’alignent à l’équateur de la cellule. »
Léo : « Les chromosomes doubles se coupent en deux. Chacune des chromatides devient un chromosome simple. Un lot de 46 chromosomes simple migre vers chaque pôle de la cellule. »
Samuel : « Les 46 chromosomes simples sont arrivés aux pôles de la cellule mère. Ils se décondensent en un filament simple. Puis la cellule va se couper en deux. »
Max : « Bravo ! Voici un autre petit film qui reprend ce que vous venez de décrire si brillamment. »
Max : « Bien, je vais vous faire un schéma qui reprend les différents états de l’A.D.N. au cours d’un cycle cellulaire. Suivez bien, vous noterez après. »
Max : « Si vous n’avez pas de question, je vous laisse ranger vos affaires. Révisez bien mes petits. »
Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez vous et sortez vos affaires. Quel plaisir de vous revoir tous les deux 🙂 Commençons pas notre habituel petit rappel. Qui veut le faire ? »
Léo : « Je peux monsieur Max ! »
Samuel : « Moi aussi ! »
Max : » Choix cornélien ! Bien, Samuel ne m’en veut pas si j’interroge d’abord Léo. »
Samuel : « Je ne vous en veux pas monsieur Max. »
Léo : « Nous avons vu la multiplication cellulaire, également appelée mitose, grâce à laquelle une cellule mère donne naissance à deux cellules filles identiques entre elles. »
Max : « Bravo Léo ! Samuel, pourrais-tu nous rappeler le problème qui se pose lors de la multiplication cellulaire ? »
Samuel : « Bien sûr monsieur Max. Comment une cellule qui possède une quantité d’A.D.N. correspondant à 46 chromosomes peut-elle en transmettre une quantité correspondant à 92 chromosomes ? »
Max : « Excellent problème ! Avez-vous des hypothèses ? »
Léo : « Moi monsieur Max ! On peut supposer que la cellule recopie son A.D.N. avant de se multiplier. Si elle a une quantité double, elle peut transmettre deux quantités simples identiques. »
Samuel : « Oui Léo, mais comment vérifies-tu cette hypothèse ? »
Léo : « Je ne sais pas… »
Max : « C’est normal de ne pas réussir à proposer de protocole, Léo. Il existe des techniques permettant de mesurer la quantité d’A.D.N. par cellule dans une population de cellules en multiplication. Dans le tableau ci-dessous se trouvent les valeurs de ces mesures. »
Max : « Pour mieux visualiser ces résultats vous allez construire un graphique. »
Léo : « Bien monsieur Max. »
Samuel : « Monsieur Max, j’ai terminé ! »
Max : « Montre nous ça… »
Graphique représentant l’évolution de la quantité d’ADN par cellule (en u.a.) en fonction du temps (en h).
Max : « Bravo Samuel ! Léo, je vois que tu as obtenu le même résultat. Bravo à toi aussi ! Nous pouvons passer au commentaire de ce graphique. Mes petits, je vous rappelle que nous avons fait une observation et que nous en avons tiré un problème. Une expérience nous a permis des résultats que je vous ai fournis dans le tableau. Vous avez transformé ce tableau en graphique. Nous allons maintenant les rédiger. »
Léo : « Je peux le faire monsieur Max. Je me souviens de la méthode. »
Max : « Peux-tu nous la rappeler ? »
Léo : « Normalement il faut bien lire les grandeurs représentées sur les axes ainsi que leurs unités. Ensuite il faut donner le titre. Mais nous avons déjà fait cela. Il faut maintenant décrire précisément chacune des parties de la courbe sans oublier d’indiquer das valeurs précises. »
Max : « Bien Léo. Si vous voulez revoir la méthode elle se trouve dans mon blog (ici) Accepterais-tu de laisser Samuel faire le commentaire ? »
Léo : « Bien sûr monsieur Max. Lui aussi à le droit de participer. »
Samuel : « De 0 à 10 heures la quantité d’A.D.N. par cellule reste constante à 3 unités arbitraire. De 10 à 16 heures, la quantité d’A.D.N. par cellule augmente de 3 à 6 unités arbitraires. De 16 à 21 heures, elle diminue de 6 à 3 unités arbitraires puis, ensuite, la quantité d’A.D.N. reste de nouveau constante à 3 unités arbitraires. »
Max : « Très bien ! Tu as pensé à utiliser le bon vocabulaire. Une grandeur peut augmenter, diminuer ou rester constante. Passons à l’interprétation du graphique. Nous pouvons constater que de 10 à 16 heures la quantité d’A.D.N par cellule double. Pendant cette période la cellule fait une copie de son A.D.N. »
Léo : « Nous pouvons maintenant conclure. Puis-je faire la conclusion ? »
Max : « Nous t’écoutons Léo. »
Léo : « Avant de se multiplier, les cellules recopient leur A.D.N. Ainsi, elles possèdent une quantité double et elles peuvent donner une quantité simple à chacune des cellules filles. »
Max : « Parfait ! Nous pouvons noter la leçon. Prenez vos cahiers et notez. »
Problème : Comment une cellule qui possède une quantité d’A.D.N. correspondant à 46 chromosomes peut-elle en transmettre une quantité correspondant à 92 chromosomes ?
II. LA DUPLICATION DE L’A.D.N.
La quantité d’ADN double car la cellule recopie son filament d’ADN pour en avoir une quantité équivalent à 92 chromosomes. Cette étape préparatoire est appelée duplication de l’A.D.N.
Lors de la multiplication cellulaire chaque cellule fille reçoit une copie de l’A.D.N. ce qui fait que la quantité d’A.D.N. retrouve sa valeur de départ.
Graphique représentant l’évolution de la quantité d’A.D.N. par cellule (en u.a.) en fonction du temps (en h).
Max : « Bien, la leçon est terminée. Vous pouvez ranger vos affaires et aller vous détendre en récréation. »
Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez vous et sortez vos affaires. Pendant ce temps je fais l’appel. Léo, Samuel. Bien, vous êtes tous présents. Nous avons terminé la première partie de la génétique. Je vous en rappelle l’essentiel : le phénotype d’un individu dépend de son génotype et de son environnement. Nous allons maintenant étudier la transmission de l’information génétique au sein d’un individu. Mais avant cela voici un document. Que pouvez-vous m’en dire ? »
Samuel : « Moi monsieur Max ! Moi ! »
Max : « Quel enthousiasme Samuel 🙂 Je t’écoute. »
Samuel : « Les quatre photographies montrent les multiplications des cellules au tout début du développement de l’embryon. Nous voyons que la cellule-œuf donne deux cellules embryonnaires. Puis chacune des deux cellules se multiplie, ce qui donne un embryon de quatre cellules, puis huit, puis 16 et ainsi de suite. »
Max : « Très bien Samuel. Léo, as-tu quelque chose à ajouter ? »
Léo : « Oui monsieur Max. Les deux photographies de droite montrent que chez l’adulte il y a de très nombreuses cellules. Et il existe différents types de cellules alors que chez l’embryon toutes les cellules se ressemblent. »
Max : « Très bien Léo. On dit que les cellules se différencient. Mais nous n’étudierons pas la différenciation cellulaire au collège. Pourriez-vous me parler du document situé au centre ? »
Léo : « Oui monsieur Max. On y voit des chromosomes par paires rangées par ordre décroissant de taille. C’est donc un caryotype. Samuel, veux-tu continuer ? »
Samuel : « Oui, merci Léo. Je compte 22 paires de chromosomes homologues et il y a en plus un chromosome X et un chromosome Y. Cela fait 46 chromosomes. J’en déduis que c’est un caryotype humain. La présence d’un chromosome X et d’un chromosome Y me permet d’affirmer que c’est le caryotype d’un homme. A toi Léo 🙂 «
Léo : « Les flèches qui partent du caryotype et qui vont jusqu’aux différentes photographies indiquent que toutes ces cellules ont le même caryotype. Mais ça, on le savait déjà 🙂 «
Max : « Bravo mes petits ! »
Léo : « Merci monsieur Max. »
Max : « Vous avez magnifiquement décrit ce document mais voyez-vous le problème qu’il pose ? »
Léo : » Mmmmm… »
Samuel : « Oui ! Je vois ! Une cellule a la quantité d’A.D.N. qui correspond à 46 chromosomes. Et elle donne deux cellules qui ont toutes les deux 46 chromosomes. Le problème est de savoir comment une cellule qui possède 46 chromosomes peut en donner 92. »
Max : « Élève Samuel vous m’impressionnez ! Bravo ! Bien, notons tout cela. »
LA TRANSMISSION DE L’INFORMATION GÉNÉTIQUE AU SEIN DE L’ORGANISME
Observation : Lors de sa conception, un individu est constitué d’une seule cellule. C’est la cellule-œuf. A l’état adulte, ce même individu comportera plus de 38 000 milliards de cellules.
Problème : Comment l’augmentation du nombre de cellule est-elle assurée dans l’organisme ?
I. LA MULTIPLICATION CELLULAIRE OU MITOSE.
Dans l’organisme, le nombre de cellules augmente par multiplication cellulaire ou mitose. Une cellule mère donne naissance à deux cellules filles qui ont le même caryotype et la même information génétique.
La polydactylie se définit par la présence de doigts supplémentaires à la main et au pied. Le cas le plus fréquent est la présence d’un sixième doigt. Il peut être fonctionnel comme sur la photographie ci-dessous.
Radiographie de la main gauche d’un individu atteint de polydactylie.
La polydactylie est un caractère physique codé par le gène GLI situé sur le bras long des chromosomes n°7. Il existe deux versions de ce gène. L’allèle GLI- donne une main ou un pied possédant 5 doigts. L’allèle GLI +, beaucoup plus rare, donne 6 doigts. L’allèle GLI+ est dominant par rapport à l’allèle GLI-.
Dans un tableau, indiquez les combinaisons d’allèles possibles pour un individu à 6 doigts puis pour un individu à 5 doigts.
Individus à 6 doigts :
Paire de chromosomes
n°7
n°7
Génotypes
GLI+/GLI+
GLI+/GLI-
Phénotype
[6 doigts]
[6 doigts]
Individus à 5 doigts :
Paires de chromosomes
n°7
Génotype
GLI-/GLI-
Phénotype
[5 doigts]
L’hypertrichose des oreilles…
L’hypertrichose des oreilles est un caractère physique un peu particulier. Les individus qui en sont atteints ont une touffe de poils qui leur sort des oreilles. Ce caractère physique est codé par un gène, noté T, porté par le chromosome Y. Il ne touche donc que les mâles. L’allèle T+ donne le phénotype normal c’est-à-dire sans poils sans les oreilles. C’est l’allèle T- qui est responsable de l’hypertrichose des oreilles.
Représentez les combinaison d’allèles possibles pour un individu porteur du caractère puis pour un individu qui n’est pas atteint.
Individus atteints d’hypertrichose des oreilles :
Paire de chromosomes
X/Y
Génotype
0/ T-
Phénotype
[Hypertrichose]
Individus non-atteints d’hypertrichose des oreilles :
Paires de chromosomes
X/Y
X/X
Génotypes
0/T+
0/0
Phénotype
[Non atteint]
[Non atteint]
Combinons ces caractères…
Dans un tableau, représentez les combinaisons d’allèles possibles pour un homme ayant 6 doigts et atteint d’hypertrichose des oreilles.
Max : « Bien, nous avons étudié les gènes et les allèles. Je vous ai déjà donné quelques exercices. En voici d’autres. Amusez vous bien 🙂 «
Le système rhésus…
Le système rhésus est, avec le système ABO, l’un des principaux systèmes de groupes sanguins. Il doit son nom à un singe d’Asie du sud-est, le macaque rhésus (Macaca mulatta, Cercopithécidés), qui servit d’animal d’expérience à la fin des années 1930 dans les recherches sur le sang.
Un macaque rhésus (Source pbs.org)
En simplifiant, on peut dire que le caractère rhésus dépend d’un gène situé sur le bras court des chromosomes n°1. L’allèle Rh+ est responsable de la présence du caractère alors que l’allèle Rh- cause son absence. L’allèle Rh+ est dominant par rapport à l’allèle Rh-.
Donnez les combinaisons d’allèles possibles pour un individu ayant le caractère rhésus positif puis pour un individu ayant le caractère rhésus négatif.
Paire de chromosomes
n°1
n°1
n°1
Génotypes
Rh+/Rh+
Rh+/Rh-
Rh-/Rh-
Phénotypes
[Rhésus+]
[Rhésus+]
[Rhésus-]
Le système ABO…
Le système de groupes sanguins ABO a été découvert en 1901 par Karl Lansteiner alors qu’il cherchait à comprendre pourquoi certaines transfusions sanguines permettaient de sauver des individus, alors que d’autres conduisaient à leur mort.
Ce système de groupes sanguins est un caractère physique. Il est codé par un gène situé sur le bas du bras long des chromosomes n°9. Il existe trois allèles. L’allèle A est responsable de la formation de molécules de type A à la surface des globules rouges. L’allèle B permet la fabrication de molécules de type B et l’allèle O permet la fabrication d’aucune molécule de surface. Lorsqu’ils sont présents ensemble, les allèles A et B s’expriment tous les deux. On dit qu’ils sont codominants. Les allèles A et B sont dominants par rapport à l’allèle O.
Représentez dans un tableau les chromosomes et les allèles qu’ils portent pour des individus de groupes sanguins A, B, AB et O.
Individus de groupe sanguin A :
Paire de chromosomes
n°9
n°9
Génotypes
A/A
A/O
Phénotypes
[Groupe A]
[Groupe A]
Individus de groupe sanguin B :
Paires de chromosomes
n°9
n°9
Génotypes
B/B
B/O
Phénotypes
[Groupe B]
[Groupe B]
Individu de groupe AB :
Paire de chromosomes
n°9
Génotype
A/B
Phénotype
[Groupe AB]
Individu de groupe O :
Paire de chromosomes
n°9
Génotype
O/O
Phénotype
[Groupe O]
Combinons ces deux systèmes de groupes sanguins…
Sur cette carte de groupe sanguin nous pouvons voir que Caliste est de groupe O+, c’est-à-dire de groupe O et rhésus positif.
Dans un tableau, représentez les chromosomes et toutes les combinaisons d’allèles possibles pour Caliste.
Donnez ensuite les combinaisons d’allèles possibles pour un individu A+.