Réaliser une carte du monde

Bonjour à tous ! En géologie, nous avons parfois besoin de connaissances en géographie. Je vous propose un petit exercice qui va vous permettre de réviser un peu quelques données fondamentales de géographie physiques. Pour cela vous aller réaliser une carte du monde. Voici le fond de carte.

1. En noir, placer les continents ou régions suivants : Amérique du sud ; Amérique du nord ; Groenland ; Europe ; Asie ; Afrique ; Indonésie ; Australie ; Antarctique.

2. En bleu, placer les noms des océans : océan atlantique, océan pacifique, océan indien ; océan arctique ; océan antarctique

3. Représenter en marron, les chaînes de montagnes suivantes (vous pouvez faire plus foncées les montagnes les plus hautes) : Appalaches, Montagnes rocheuses, Cordillère des Andes, Alpes, Atlas, Caucase, Himalaya. N’oubliez d’écrire les noms de ces chaînes de montagnes.

4. Indiquez par des petits triangles les plus hauts sommets de chaque continents. Ce sont : Kilimandjaro, Mont McKinley, Aconcagua, Mont Vinson, Mont Everest, Mont-Blanc.

5. Représentez en bleu les fosses océaniques. Vous pouvez vous aider de ce document.

Carte de localisation des fosses océaniques autour de l’océan pacifique.

6. Représenter en rouge les dorsales océaniques. Là aussi je vous aide un peu 🙂

Carte de localisation des dorsales océaniques.

7. N’oubliez de nommer les lignes continues et pointillées qui figurent sur le fond de carte.

Vous pouvez colorier si vous le voulez mais si vous le faites, faites le proprement. Travaillez bien ! J’aimerais pouvoir mettre vos travaux dans mon site 🙂

Si vous aimez la géographie vous pourrez vous amuser ici : jeux de géographie.

Séance suivante

Les ondes sismiques (leçon)

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max. »

Max : « Bonjour mes petits. Lors de la dernière séance j’ai répondu à une interrogation de Samuel au sujet des vibrations qui sont la manifestations des tremblements de terre. Je vous ai donc parlé des ondes sismiques. Avez-vous fait le résumé que je vous avais demandé ? »

Samuel : « Bien sûr monsieur Max ! »

Léo : « Moi aussi ! »

Max : « Votre travail est toujours fait et il est toujours de qualité. Voyons cela… »

Max : « C’est très bien tout ça. Bravo mes petits 🙂 Je vais reprendre ce que vous avez écrit pour la leçon. Prenez vos cahiers et notez. »

II. LES ONDES SISMIQUES.

Une onde est un déplacement d’énergie sans déplacement de matière. Les ondes sismiques sont des vibrations du sol. Il existe trois types d’ondes sismiques qui ne se déplacent pas à la même vitesse. Les ondes sismiques sont émises à partir d’un point appelé foyer du séisme.

Les ondes sismiques se déplacent dans toutes les directions de l’espace. Elles s’atténuent en fonction du temps et de la distance au foyer.

Le foyer d’un séisme est le point d’origine d’un séisme.

Max : « Avez-vous des questions ? »

Samuel : « Puis-je résumer ce que nous avons vu monsieur Max ? »

Max : « Bien sûr Samuel. C’est un bon moyen de savoir si tu as compris. »

Samuel : « Il faut remettre dans l’ordre chronologique. Tout commence au foyer du séisme. Je ne sais pas ce qu’il s’y passe mais d’un seul coup, il émet des ondes sismiques. Ces ondes se déplacent dans toutes les directions de l’espace mais elles s’atténuent en fonction du temps et de la distance au foyer. Quand elles arrivent à la surface de la Terre, elles font vibrer le sol et si elles sont encore assez fortes elles ont des conséquences comme les dégâts aux constructions humaines, des sans abris, des blessés et des morts, des modifications du paysages et parfois des tsunamis. »

Max : « C’est ça Samuel. Tu as bien compris. »

Léo : « Il reste des problèmes à résoudre quand même ! Dans tous les modèles d’ondes que vous nous avez montré il y a quelque chose qui donne de l’énergie au départ de l’onde. Et puis on ne sait toujours pas quel lien il y a entre les failles et les séismes. »

Max : « Bonnes remarques Léo 🙂 Nous allons commencer par étudier les failles. Mais nous le ferons la prochaine fois. »

Léo : « C’est déjà la récré ? »

Max : « Oui. Filez mes petits. »

Samuel et Léo : « Au revoir monsieur Max ! »

Max : « Au revoir ! »

Séance suivante

Les ondes sismiques

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour mes petits. Nous commençons par le petit rappel. Tiens, si je le faisais sous la forme d’une interrogation orale ? Au hasard… Léo ! »

Léo : « Oui monsieur Max. »

Max : « As-tu appris ta leçon ? »

Léo : « Bien sûr monsieur Max ! »

Max : « Vérifions cela. Quelles sont les manifestations des séismes ? »

Léo : « Lors d’un tremblement de terre la terre tremble. Les vibrations durent de quelques secondes à quelques minutes et elles touchent une région plus ou moins étendue. »

Max : « Très bien. Quelles peuvent être les conséquences d’un séisme ? »

Léo : « Les conséquences d’un séismes peuvent être des dégâts aux constructions humaines, des sans-abris voire des blessés et des morts, des modifications du paysage et parfois des tsunamis. Il peut aussi y avoir des failles même si je ne sais pas encore ce que c’est. »

Max : « C’est très bien Léo. 20/20 ! Tu peux retourner à ta place. Nous allons commencer. »

Samuel : « Monsieur Max, puis-je poser une question ? »

Max : « Bien sûr Samuel. Répondre aux questions de mes élèves est ce que je préfère dans mon métier d’enseignant. »

Samuel : « Merci monsieur Max. Ce n’est pas vraiment une question. Dans la leçon, nous avons écrit que la terre tremble. Il y a des vibrations. Je vous ai entendu parler d’ondes sismiques. Je ne comprends pas bien ce que c’est une onde. »

Max : « Oui… Une onde… Je vais essayer de vous expliquer cela simplement. J’avais prévu de voir cela rapidement mais je m’adapte. »

Samuel : « Merci monsieur Max. »

Max : « Vous connaissez déjà les ondes mais vous ne le savez pas. Prenons un exemple simple. »

Léo : « C’est une onde ? J’aurais dit une vague moi. »

Max : « Une vague est une onde. »

Samuel : « La surface de l’eau monte et descend puis monte et descend… »

Léo : « Oui mais ça s’arrête au bout d’un moment. »

Max : « Première caractéristique d’une onde : elle s’atténue avec le temps. »

Samuel : « Elle s’atténue ? Qu’est ce que ça veut dire ? »

Max : « Disons qu’elle diminue. Autre exemple. »

Léo : « Oui, on voit bien l’onde. »

Samuel : « Elle rebondit un peu sur le bord… »

Max : « Oui Samuel. Notez le bien. Cela nous sera utile plus tard. Vous voyez bien que cette onde s’atténue en fonction du temps. »

Samuel : « Il me semble qu’elle s’atténue également en fonction de la distance parcourue. Plus on s’éloigne du point où elle a été créée, plus elle est faible. »

Max : « C’est exact Samuel. Commencez-vous à comprendre ? »

Samuel : « Oui monsieur Max. Une onde c’est un peu comme un déplacement vers le haut et le bas qui se déplace dans toutes les directions. »

Max : « C’est très bien Samuel mais il faut essayer de comprendre ce qui se déplace. Regardez ce petit film anodin. »

Léo : « On voit bien que les ondes s’atténuent en fonction de la distance au point d’impact. »

Max : « C’est vrai mais observez bien le bouchon. »

Samuel : « Il ne bouge pas ! »

Léo : « En fait si ! Mais il avance puis revient à sa place ! »

Samuel : « Donc lui ne se déplace pas. L’onde se déplace mais pas le bouchon. J’en déduis que l’eau non plus. »

Max : « Bonne déduction Samuel 🙂 Effectivement, une onde est un déplacement d’énergie sans déplacement de matière. C’est un peu compliqué mais je pense que vous pouvez comprendre. »

Léo : « Si nous revenons aux séismes cela veut dire que la terre tremble comme la surface de l’eau. Ce sont les ondes sismiques. Elles aussi s’atténuent avec la distance et le temps monsieur Max ? »

Max : « Oui Léo. Cela explique que le séisme n’est pas ressenti partout sur Terre. Mais il peut être enregistré quand même avec des appareils très précis. »

Samuel : « A chaque tremblement de terre toute la Terre tremble alors ? »

Max : « Oui mais il n’y a que dans une région plus ou moins étendue où les vibrations sont ressenties. »

Léo : « Je comprends mieux les dégâts ! Si le collège bouge de bas en haut puis de haut en bas pendant plusieurs secondes il finit tout cassé ! »

Max : « Ces ondes dites transversales ne sont pas les plus dangereuses. »

Léo : « Il y a différents types d’ondes ? »

Max : « Oui. Illustrons cela avec un ressort. Dans la vidéo qui suit il n’y a que deux types d’ondes qui sont illustrés. Je vous montrerais le troisième type ensuite. »

Max : « Je pense que ce petit film est suffisamment clair. Je vous montre des animations des trois types d’ondes sismiques. »

Max : « Ces ondes ne se déplacent pas à la même vitesse. Les plus rapides sont les ondes P. Le P signifie ‘premières’ parce que ce sont les premières à arriver. Les ondes S arrivent en second. Puis il y a les ondes L appelées ondes de Love ou Rayleigh. Ce sont les plus dangereuses pour les bâtiments. »

Léo : « Ben oui ! En plus elles arrivent après les autres qui ont déjà fragilisé les constructions. »

Max : « Je répète que ces différents types d’ondes ne se déplacent pas à la même vitesse. Plus on se trouve loin du point de départ du séisme, plus l’écart entre les arrivées des ondes sera important. Voici ce que donne un enregistrement d’ondes sismiques par un sismographe. »

Sismogramme montrant les enregistrements des trois types d’ondes sismiques.

Léo : « Mais il y a trois tremblements de terre alors ! »

Max : « Non Léo. Un tel enregistrement a été réalisé loin du point de départ des ondes. Le tremblement de terre n’a donc pas été ressenti là où se trouve le sismographe. »

Samuel : « Monsieur Max. Comment appelle t-on le point d’origine des ondes sismiques ? »

Max : « C’est le foyer Samuel. Le foyer est le point d’origine du séisme. »

Samuel : « Alors si j’ai bien tout compris, le séisme commence au foyer qui envoie des ondes sismiques dans toutes les directions de l’espace. Ces ondes s’atténuent en fonction du temps et de la distance au foyer et quand elles arrivent à la surface elles provoquent le tremblement de terre. »

Max : « C’est ça 🙂 Mes petits, je suis désolé de vous dire que cette séance est terminée. Pour la prochaine fois vous allez me faire un petit résumé de cet article. Pour cela vous noterez sur une feuille ce qui vous semble le plus important dans cet article. Cela ne doit pas dépasser 10 lignes. »

Samuel : « D’accord monsieur Max ! »

Max : « Filez vous dégourdir les pattes ! »

Samuel et Léo : « Au revoir monsieur Max ! »

Max : « Au revoir mes petits ! »

Séance suivante

Manifestations et conséquences des séismes (leçon)

Max : « Bonjour à tous. Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour mes petits 🙂 Léo, peux-tu nous rappeler ce que vous avez fait lors de la séance précédente ? »

Léo : « Bien sûr que je peux 🙂 Nous avons étudié des articles de journaux qui parlaient de tremblements de terre. Nous devions trouver les manifestations et les conséquences des séismes. »

Max : « C’est bien ça. Samuel, as-tu retenu les manifestations des séismes ? »

Samuel : « Ce n’est pas très difficile. Je répète ce qu’à dit Léo lors de la séance précédente. Lors d’un séisme la terre tremble. Il y a des secousses qui durent de quelques secondes à quelques minutes. Ces secousses se produisent dans des régions plus ou moins étendues. »

Max : « Parfait 🙂 Léo, les conséquences possibles ? »

Léo : « Je vais répéter ce que Samuel a dit 🙂 Les conséquences possibles d’un tremblement de terre sont des dégâts aux constructions humaines, des blessés et/ou des morts et des sans-abris, des modifications du paysage et des tsunamis. »

Max : « C’est excellent 🙂 Il ne nous reste plus qu’à noter tout cela dans le cahier. Prenez vos stylos et notez. »

LES SÉISMES

Quels sont les manifestations et les conséquences d’un séisme ?

I. MANIFESTATIONS ET CONSÉQUENCES D’UN SÉISME.

Lors d’un tremblement de terre la terre tremble. Les secousses durent de quelques secondes à quelques minutes et peuvent être ressenties jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres.

Les séismes peuvent provoquer :

– des dégâts aux constructions humaines ;

– des blessés et des morts et des sans-abris ;

– des modifications du paysages (failles ou mouvements de terrains) ;

– des tsunamis.

Max : « Bien, si vous n’avez pas de questions vous pouvez rangez vos affaires. »

Léo : « J’ai une question moi monsieur Max ! »

Max : « Je t’écoute Léo.

Léo : « Les articles parlent de magnitude et d’échelle de Richter. Vous pouvez nous expliquer s’il vous plaît ? »

Max : « Bonne question Léo. Je répondrai à ta question lors d’une prochaine séance. »

Samuel : « Et l’épicentre monsieur Max ? Vous expliquerez l’épicentre ? »

Max : « Je l’expliquerai aussi Samuel. Pas d’autres questions ? »

Léo : « Non monsieur Max. »

Samuel : « Moi non plus. »

Max : « Alors rangez vos affaires et allez vous dégourdir les pattes en récréation. Au revoir mes petits. »

Samuel et Léo : « Au revoir monsieur Max ! »

Séance suivante

L’appareil reproducteur féminin (cours 1)

Max : » Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour mes petits 🙂 La dernière fois vous aviez répondu à un questionnaire. »

Léo : « Monsieur Max, les avez-vous corrigés ? »

Max : « Bien sûr Léo. »

Samuel  : »Je suppose que vous allez nous les rendre à la fin de l’heure… »

Max : « Oui Samuel. Pour le moment, reprenons ce que vous avez découvert par vous-mêmes. Qui veut commencer ? »

Samuel : « Je veux bien. »

Max : « Nous t’écoutons Samuel. »

Samuel : « Nous avons étudié les règles. Je rappelle que les règles apparaissent à la puberté et qu’elles sont le signe que l’appareil reproducteur s’est mis à fonctionner. »

Léo : « Il s’agit d’un écoulement vaginal sanguinolent qui apparaît tous les 28 jours environ et qui dure de 3 à 5 jours. »

Samuel : « Merci Léo 🙂 Nous avons appris également que l’apparition des règles définit le début d’un cycle. »

Max : « Oui. Nous pouvons dire que l’appareil reproducteur féminin a un fonctionnement cyclique puisque les règles apparaissent et s’arrêtent avec une certaine régularité. ‘Règle’ vient d’ailleurs de régulier. Léo, peux-tu prendre la suite de Samuel ? »

Léo : « Bien sûr ! Nous avions formulé des hypothèses sur l’origine des règles. Comme elles sortent par le vagin, elles viennent d’au-dessus. Nous avions supposé qu’elles pouvaient venir des ovaires, de l’utérus ou même du vagin. Mais des observations cliniques nous ont permis d’éliminer certaines de ces hypothèses. Il n’en restait plus qu’une. »

Samuel : « Nous avons donc supposé que les règles proviennent de l’utérus. »

Léo : « Pour étudier cela, vous nous aviez donné des photographies de la paroi de l’utérus faites au microscope optique. »

Max : « Je vous les redonne… »

Léo : « Sur ces photographies nous voyons que la paroi de l’utérus est fait de deux couches. Il y a la couche musculaire et la couche superficielle appelée muqueuse utérine. »

Samuel : « On voit bien que l’épaisseur de la muqueuse augmente entre le jour 19 et le jour 26. »

Léo : « Comme c’est la même chose à chaque cycle, ça veut dire que l’épaisseur de la muqueuse doit diminuer à un moment. »

Max : « Bonne remarque Léo. »

Léo : « Merci monsieur Max 🙂 C’est important parce que si l’épaisseur de la muqueuse diminue à un moment, c’est qu’elle va ailleurs. Elle doit partir quelque part. »

Samuel : « Si on couple ça au schéma que vous nous aviez donné… »

Samuel : « Ce schéma montre que la muqueuse est constituée de glandes mais aussi de vaisseaux sanguins. En voyant ça j’ai tout de suite pensé que c’est elle qui s’évacue pendant les règles. Si elle s’écoule, c’est sanguinolent puisqu’il y a des vaisseaux sanguins… »

Max : « C’est bien Samuel 🙂 »

Léo : « Ensuite, vous aviez donné un graphique. »

Max : « Le voici. »

Léo : « Ce graphique représente l’évolution de l’épaisseur de la muqueuse utérine (en mm) en fonction du temps (en jours). Il y a un peu plus d’un cycle. »

Samuel : « Du premier au 5ème jour, l’épaisseur de la muqueuse diminue. Elle passe de 5 à 0,5 mm. Puis du 5ème au 28ème jour, l’épaisseur de la muqueuse utérine augmente pour atteindre de nouveau 5 mm. »

Léo : « Nous savons que le cycle débute au début des règles qui durent 5 jours. Nous voyons donc que l’épaisseur de la muqueuse utérine diminue pendant les règles. »

Samuel : « Du coup, nous pouvons proposer une origine aux règles. Je ne vais pas commencer au début du cycle mais à la fin des règles. Pendant 23 jours l’épaisseur de la muqueuse utérine augmente. Si on regarde bien, elle atteint presque son épaisseur maximale aux environs du 14ème jour. Puis l’épaisseur de la muqueuse utérine diminue rapidement. C’est pendant les règles. Je peux affirmer que la muqueuse utérine se détache par morceaux et s’écoule. Elle passe le col de l’utérus et coule par le vagin. Voilà ! »

Léo : « Moi je pense que la muqueuse utérine sert à accueillir le bébé après la fécondation. L’utérus est là où le ventre de la femme enceinte grossit. Ça me parait être un bon endroit. Je vois pas vraiment d’autres hypothèses… »

Max : « Mes chers petits 🙂 Vous avez tout bon ! Inutile de vous dire que vous avez eu d’excellentes notes 🙂 Je ne vous les donne pas encore mais la moyenne de classe est encore de 20/20 🙂 Nous pouvons maintenant noter la leçon même si vous n’en avez pas besoin. Prenez vos cahiers… »

L’APPAREIL REPRODUCTEUR FÉMININ

I. ANATOMIE.

L’appareil reproducteur est situé au niveau du bassin. Tous les organes sont internes contrairement à l’homme chez qui une partie des organes sont externes (pénis et testicules).

Schéma de l’appareil reproducteur féminin vu de face.

Les ovules sont produits dans les ovaires. Les spermatozoïdes sont déposés dans le vagin. Entre les deux il existe différents organes. Le pavillon de la trompe récupère l’ovule expulsé par l’ovaire. L’ovule avance ensuite dans la trompe puis arrive dans le vagin. En l’absence de fécondation, l’ovule continue peuvent continuer son chemin dans le vagin. Il finit par mourir et disparaître.

Remarques :

– L’ovule est une cellule. Il mesure environ 80 μm de diamètre. Sa disparition n’a aucune conséquence. Elle ne peut en aucun cas être à l’origine des règles qui durent plusieurs jours et dont le volume total est compris entre 40 et 80 mL.

– Chez la femme, les appareils reproducteurs et urinaires sont complètement séparés. Les deux arrivent dans la même zone du corps appelée vulve. Mais ils sont bien distincts. Chez l’homme l’urine ou le sperme passent par l’urètre. Le pénis est donc un organe appartenant à deux appareils.

II. LES RÈGLES.

Les règles sont un écoulement vaginal sanguinolent qui dure entre 3 et 5 jours.

On suppose qu’elles viennent de l’utérus. L’utérus est recouvert d’une muqueuse comprenant des glandes et des vaisseaux sanguins.

Graphique représentant l’évolution de l’épaisseur de la muqueuse utérine (en mm) en fonction du temps (en jours).

Ce graphique montre que l’épaisseur de la muqueuse utérine varie en fonction du temps. Pendant les règles, l’épaisseur de la muqueuse utérine diminue. A la fin des règles, l’épaisseur de la muqueuse utérine augmente. Elle atteint son épaisseur maximale vers le 17ème jour puis reste constante jusqu’à l’apparition des règles suivantes.

Les règles correspondent donc à l’évacuation de la muqueuse utérine en l’absence de fécondation. En cas de fécondation et de grossesse, les règles disparaissent.

Max : « Avez-vous noté ? »

Samuel et Léo : « Oui monsieur Max ! »

Max : « Une petite précision… Comme vous êtes des garçons, vous ne connaissez pas bien les règles. Quand nous parlons d’écoulement vaginal sanguinolent qui dure de 3 à 5 jours, il ne faut pas penser que c’est un écoulement continu. C’est un peu par-ci et un peu par-là. »

Léo : « En fait, il y a des morceaux de la muqueuse utérine qui se détachent et qui coulent. Puis ça s’arrête et ça recommence jusqu’à ce que toute la muqueuse ait été évacuée. »

Max : « C’est ça Léo. »

Samuel : « A chaque cycle la femme à une muqueuse toute neuve alors ! »

Léo : « C’est mieux comme ça ! La muqueuse va accueillir l’embryon ! Imagine une vieille muqueuse de plusieurs années ! »

Samuel : « Beurk ! »

Max : « J’ai oublié de le dire dans le cours. L’appareil reproducteur féminin va cesser son activité bien avant la mort de la femme. On appelle ménopause l’arrêt du fonctionnement de l’appareil reproducteur féminin. L’âge moyen de la ménopause est de 51 ans en France. »

Léo : « Après ça la femme n’a plus ses règles alors ? »

Max : « Non Léo. »

Samuel : « Et elle ne peut plus avoir d’enfant… »

Max : « Exact Samuel. Bien. Cela suffit pour aujourd’hui. Vous pouvez ranger vos affaires et aller vous dégourdir les pattes en récréation. »

Samuel et Léo : « Au revoir monsieur Max ! »

Max : « Au revoir mes petits. »

Séance suivante

L’appareil reproducteur féminin (1)

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour mes petits. »

Samuel : « Je suppose que nous allons étudier l’appareil reproducteur féminin maintenant. »

Max : « Tu supposes bien Samuel 🙂 Mais avant, il faut faire le petit rappel. Léo ? »

Léo : « Je résume. Le fonctionnement de l’appareil reproducteur masculin se manifeste par les éjaculations. L’homme peut éjaculer de sa puberté à sa mort. Le sperme n’est pas fabriqué en une seule fois. Les spermatozoïdes sont produits dans les testicules. Ils se terminent dans les épididymes. C’est là aussi qu’ils sont stockés. En même temps, les vésicules séminales et la prostate fabriquent les liquides spermatiques qu’elles stockent. Les composants du sperme sont donc bien séparés. Lors de l’éjaculation, les épididymes se contractent et éjectent les spermatozoïdes dans les canaux déférents. En chemin, ils se mélangent aux liquides spermatiques et c’est bien du sperme qui passe dans l’urètre pour être éjaculé. Je crois que j’ai tout dit. »

Max : « Tu as bien résumé. Nous pouvons passer à l’appareil reproducteur féminin. Qui veut me rappeler ce qui montre qu’il fonctionne ? »

Samuel : « Ce sont les règles monsieur Max ! Elles apparaissent environ tous les 28 jours et durent de 3 à 5 jours. C’est un écoulement vaginal sanguinolent. Ça veut dire que ce n’est pas du sang mais que ça contient du sang. Et ça sort par le vagin. »

Léo : « Mais pour le moment, on ne sait pas d’où ça vient… »

Max : « C’est ce que nous allons étudier maintenant. Commençons par faire un peu d’anatomie. »

Samuel : « L’anatomie est la science qui étudie la disposition des organes ! »

Max : « Oui Samuel 🙂 Regardons un peu comment sont disposés les organes reproducteurs féminin. D’abord une vue de face… »

Schéma de l’appareil reproducteur féminin vu de face.

Léo : « Il y a les ovaires. Ce sont les ovaires qui produisent les ovules. »

Samuel : « Ensuite il y a le pavillon. Je suppose que c’est lui qui récupère l’ovule. Puis les trompes… Elles arrivent dans l’utérus. Et puis il y a le vagin. C’est là que les spermatozoïdes sont déposés. »

Max : « Oui mes petits. Passons à une vue en coupe. Elle montre la position de l’appareil reproducteur par rapport aux autres organes. »

Schéma de l’appareil reproducteur féminin vu en coupe.

Samuel : « D’accord. L’appareil reproducteur féminin se trouve donc entre la vessie, vers l’avant, et la fin du tube digestif vers l’arrière. »

Léo : « C’est pas comme chez l’homme ! Chez l’homme, l’urètre sert à la fois à uriner et à éjaculer. C’est donc un organe qui appartient à deux appareils : l’appareil urinaire et l’appareil reproducteur ! Alors que chez la femme, l’appareil urinaire et l’appareil reproducteur sont bien séparés ! »

Samuel : « Ils arrivent dans la même zone. C’est ça la vulve ? C’est là qu’arrivent les appareils reproducteurs et urinaires ? »

Max : « Oui Samuel. Et elle est protégée par les lèvres. Il y en a deux paires. Les petites lèvres et les grosses lèvres. »

Léo : « Il y a une autre différence entre l’homme et la femme. Chez l’homme, le fonctionnement de l’appareil reproducteur est continu alors que chez la femme le fonctionnement de l’appareil reproducteur est cyclique. Il y a les règles pendant 5 jours puis pas de règles pendant 23 jours, puis les règles pendant 5 jours, puis pas de règles… »

Max : « Oui Léo. Par convention, le début du cycle correspond au premier jour des règles et le cycle dure 28 jours en moyenne. Avez-vous des questions ? »

Samuel : « Non monsieur Max. »

Léo : « Nous connaissons l’anatomie maintenant 🙂 »

Max : « Nous pouvons donc nous intéresser à notre problème. »

Samuel : « D’où viennent les règles ? »

Léo : « Comme l’écoulement sort par le vagin, il vient forcément d’au-dessus. »

Samuel : « Ça peut-être l’ovaire, la paroi de l’utérus ou la paroi du vagin… »

Max : « Tes hypothèses sont intéressantes Samuel. Je vais vous donner de quoi trancher… »

Léo : « J’ai trouvé ! »

Samuel : « Bah oui ! C’est facile ! »

Max : « Cela ne m’étonne même pas 🙂 Alors vous êtes prêts pour la suite. Rendez-vous dans le devoir 🙂 »

Séance suivante

L’appareil reproducteur masculin

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour mes petits. Qu’avez-vous retenu de l’activité précédente ? »

Samuel : « Nous avons étudié l’appareil reproducteur masculin et son fonctionnement. »

Léo : « Si j’ai bien compris, l’homme produit des spermatozoïdes en permanence. »

Samuel : « 1000 par seconde ! Ça fait 60 000 par minute, 3 600 000 par heure, 86 400 000 par jour ! »

Léo : « Et ça de la puberté à la mort ! »

Max : « En réalité, la production de spermatozoïdes ralentit avec l’âge. Mais elle ne s’arrête pas. »

Samuel : « Nous savons aussi que les spermatozoïdes sont produits dans les testicules. Je ne savais pas mais les testicules sont en fait constitués de tout petits tubes appelés tubes séminifères. »

Léo : « Ensuite les spermatozoïdes sont stockés dans les épididymes. Ils seront éjectés en cas d’éjaculation. Monsieur Max, nous avons vu qu’ils étaient stockés pendant 20 jours. Mais je ne comprends pas bien… Si il y a une éjaculation, ils sont éjectés ou pas ? »

Max : « Bonne question Léo. En réalité, les spermatozoïdes peuvent être stockés pendant une vingtaine de jours. Après, il n’y a tout simplement plus de place et ils sont éjectés spontanément. Il arrive qu’un garçon ait des éjaculations spontanées. C’est généralement la nuit. Cela arrive et c’est normal. « 

Léo : « Merci monsieur Max. »

Samuel : « Si je me souviens bien, il y a 150 millions de spermatozoïdes par mL de sperme et une éjaculation a un volume allant de 2 mL à 5 mL. Si je calcule ça donne… 2 x 150 000 000 ou 5 x 150 000 000. Une éjaculation contient donc de 300 millions à 750 millions de spermatozoïdes. Je vais dire qu’il y en a 500 millions. Avec une production de 86 400 000 spermatozoïdes par jour, il faut donc environ 6 jours pour produire les spermatozoïdes d’une éjaculation. »

Max : « Très bien raisonné Samuel. Quoi d’autre ? »

Léo : « En fait, les constituants du sperme sont produits séparément. Les spermatozoïdes sont produits dans les testicules et stockés dans les épididyme. Les liquides spermatiques sont produits et stockés dans la prostate et la vésicule séminale. Tout ça est éjecté lors de l’éjaculation et ça se mélange en chemin. Si j’ai bien compris, le sperme se forme réellement dans l’urètre, juste avant le pénis. »

Max : « Tu as bien compris Léo. »

Samuel : « Je crois que nous avons tout dit. »

Léo : « Nous allons faire un cours monsieur Max ? »

Max : « Bien sûr Léo. Je suis un peu embêté pour le plan. Je ne sais jamais comment faire. »

Samuel : « Votre cours va être très clair. Comme d’habitude 🙂 « 

Max : « Merci Samuel. Je me lance. Sortez vos cahiers et notez… »

L’APPAREIL REPRODUCTEUR MASCULIN ET SON FONCTIONNEMENT

Ce qui indique que l’appareil reproducteur masculin fonctionne à partir de la puberté est l’émission de sperme lors des éjaculations.

Qu’est ce que le sperme ?

I. LE SPERME.

Le sperme est un liquide épais et blanchâtre. Il contient des liquides nourriciers pour les spermatozoïdes (90%) et des spermatozoïdes (10%).

Où sont formés les deux composantes du sperme ?

L’ablation des testicules fait que l’individu a un sperme qui ne contient plus de spermatozoïdes. Nous pouvons en déduire que les spermatozoïdes sont produits dans les testicules et les liquides sont produits ailleurs.

II. ANATOMIE DE L’APPAREIL REPRODUCTEUR MASCULIN.

schéma de l’anatomie de l’appareil reproducteur masculin vu en coupe.

Les spermatozoïdes sont produits dans les testicules et ils sortent par le bout du pénis. Entre les deux, il y a un ensemble de tuyaux par lesquels vont passer les spermatozoïdes.

Photographies montrant la structure des testicules.

Les testicules sont constitués de milliers de petits tubes. Ce sont les tubes séminifères. Ils se prolongent par les canaux de l’épididyme. Les spermatozoïdes sont produits dans les testicules et sont stockés dans les épididymes. Ils passent ensuite dans les canaux déférents qui fusionnent pour donner l’urètre qui traverse le pénis.

Des glandes sont branchées sur ces tuyaux. Ce sont les vésicules séminales et la prostate. Ce sont ces glandes qui produisent les liquides spermatiques. Ces liquides sont stockés en attendant une éjaculations.

III. L’ÉJACULATION.

Suite à une stimulation du pénis, les épididymes finissent par se contracter et éjectent les spermatozoïdes dans les canaux déférents. Les spermatozoïdes avancent. Arrivés au niveau des glandes, ils se mélangent aux liquides spermatiques. Le sperme se forme à ce moment là. Il avance ensuite dans l’urètre puis sort par l’extrémité du pénis.

Le fonctionnement de l’appareil reproducteur masculin est continu de la puberté à la mort. Les composants du sperme sont produits en permanence. Mais ils se mélangent pour former le sperme uniquement au moment de l’éjaculation.

Remarque : l’urètre fait partie de l’appareil reproducteur masculin mais également de l’appareil urinaire.

Max : « Avez-vous des questions ? »

Léo : « Non monsieur Max. »

Samuel : « Non plus. »

Max : « Alors vous pouvez ranger vos affaires et filer en récréation. »

Samuel et Léo : « Au revoir monsieur Max ! »

Max : « Au revoir mes petits. »

Séance suivante

Vocabulaire de 4ème

Une faille est une cassure d’une couche de roche en deux blocs qui se déplacent l’un par rapport à l’autre.

L’épicentre d’un séisme est la zone où les dégâts ont été les plus importants.

L’intensité d’un séisme en un point est l’estimation des dégâts en ce point. Elle se mesure sur l’échelle E.M.S. 98 graduée de 1 à 12.

Le foyer d’un séisme est un point, situé en profondeur, d’où partent les ondes sismiques.

La magnitude d’un séisme renseigne sur l’énergie libérée lors d’un séisme. Elle se mesure sur l’échelle de Richter.

Les fosses océaniques sont des dépression allongées et étroites en bordure de continents ou d’arcs insulaires.

Les dorsales océaniques sont des montagnes allongées qui s’étirent sur 80 000 km au fond des océans. (On y observe un important volcanisme effusif).

Une nuée ardente est un nuage de gaz et de cendres qui dévale les pentes du volcan à haute vitesse. Au départ, une nuée ardente peut dépasser 500 km/h et 500°C.

Une éruption volcanique est l’émission de produits volcanique (gaz, cendres et laves) à partir d’un centre éruptif.

Un panache éruptif est constitué de cendres projetées verticalement par des gaz à haute vitesse.

La structure microlithique est caractéristique d’une roche volcanique. Une roche a structure microlithique est composée de cristaux visibles à l’œil nu, d’une matrice contenant des microcristaux.

Une structure grenue est la structure d’une roche magmatique constituée uniquement de cristaux.

La lithosphère est la couche la plus superficielle de la Terre. Elle est froide et cassante. Elle comprend la croûte et le manteau lithosphérique. La lithosphère repose sur l’asthénosphère.

L’asthénosphère est une couche solide, légèrement molle et chaude. Elle s’étend entre 100 et 700 km de profondeur.

Une espèce est un groupe d’individus qui se ressemblent et qui peuvent avoir une descendance féconde.

Un individu fécond est un individu qui peut avoir une descendance.

Un individu stérile est un individu qui ne peut pas avoir de descendance.

Un individu hybride est un individu obtenu par croisement de deux espèces. Il est généralement stérile.

Un gamète est une cellule reproductrice.

Une gonade est un organe qui produit les gamètes.

La fécondation est la rencontre suivie de la fusion d’un ovule et d’un spermatozoïde. Elle donne naissance à une cellule-œuf à l’origine d’un nouvel individu.

Une espèce ovipare est une espèce dont les femelles pondent des œufs.

Une espèce vivipare est une espèce dont les petits viennent au monde entièrement formés.

LA REPRODUCTION SEXUÉE CHEZ LES ANIMAUX

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max ! »

Max : « Bonjour mes petits. »

Samuel : « Monsieur Max, nous avons terminé la géologie. Qu’allons-nous faire maintenant ? »

Max : « Nous revenons à la biologie et nous allons étudier la reproduction sexuée. »

Léo : « La reproduction sexuée ? »

Max : « Oui Léo. Dites moi à quoi ça vous fait penser… »

Léo : « La reproduction sexuée… C’est quand un mâle et une femelle font des bébés ! »

Max : « Oui. Quoi d’autres ? »

Samuel : « Il faut que le mâle et la femelle soient de la même espèce ! Sinon ça ne marche pas ! »

Léo : »Des fois il y a des hybrides ! »

Samuel : « Oui mais les hybrides sont stériles. Ça ne marche pas vraiment. »

Max : « Nous reviendrons sur les hybrides à la fin de la séance. Que pouvez-vous me dire d’autres. »

Léo : « On parle des végétaux aussi ? »

Max : « Oui Léo. Des plantes à fleurs. »

Léo : « Nous avons vu en 6ème que la reproduction des plantes à fleurs se fait grâce au grain de pollen et à l’ovule. »

Samuel : « Oui ! Il faut la pollinisation ! Le grain de pollen se dépose sur le stigmate d’une fleur puis il réussit je ne sais pas comment à féconder l’ovule ! »

Léo : « Après la fleur se transforme en fruit et l’ovule donne la graine qui contient la plantule, qui est un bébé plante. »

Max : « Je vois que vous vous souvenez bien de vos cours de 6ème. Il faudra les réviser et nous reverrons cela. Revenons aux animaux… »

Léo : « Il y a fécondation aussi ? »

Max : « Bonne question 🙂 C’est ce que nous allons voir. Mais avant, continuons à réviser. Qui peut me rappeler ce qu’est une espèce ? »

Samuel et Léo : « Moi ! Moi ! »

Max : « Quel choix cruel ! Mmm… Samuel, je t’écoute. »

Samuel : « Une espèce est un groupe d’individus qui se ressemblent et qui peuvent avoir une descendance féconde. »

Max : « Très bien Samuel. Léo, toi qui voulais également répondre, peux-tu nous redonner les autres définitions ? »

Léo : « Les autres définitions ? Ah oui ! Il y a hybride, fécond et stérile ! Un hybride est un individu stérile obtenu par croisement de deux espèces. Nous avons vu ça avec les espèces cheval et âne. Il y a des petits mais je ne me souviens plus vraiment… Le mulet et le bardot je crois. Ils sont stériles et ce sont des hybrides. Stérile est un adjectif qualifiant un individu qui ne peut pas se reproduire. Le contraire est fécond. Fécond est un adjectif qui qualifie un individu qui peut se reproduire. »

Max : « Très bien à tous les deux ! Nous nous arrêterons là pour l’introduction. »

Léo : « Monsieur Max, pouvez-vous revenir sur les hybrides s’il vous plaît ? »

Max : « D’accord. J’aime votre curiosité. Mais ce que je vais vous expliquer n’est pas au programme. C’est pour votre culture personnelle. »

Samuel : « J’aime bien écouter pour ma culture personnelle 🙂 »

Les grenouilles vertes

La détermination des grenouilles est parfois délicate et, la plupart du temps, les naturalistes parlent de grenouille verte indéterminée, ce qui signifie qu’il ne savent pas à quelle espèce appartient l’individu qu’ils observent. Ils parlent donc de grenouille verte alors que la grenouille verte n’existe pas ! Il existe deux espèces de grenouilles de couleur vertes : la grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus) et la grenouille de Lessona (Pelophylax lessonae).

Grenouille rieuse

Grenouilles de Lessona

Comme vous le voyez ces grenouilles sont très variables mais se ressemblent quand même. Elles appartiennent à deux espèces différentes mais il arrive qu’elles s’hybrident. Et c’est là que ça se complique car la seule hybridation possible est entre  le mâle Lessona et la femelle rieuse. Cela donne la grenouille verte qui est une grenouille hybride appelée Pelophylax kl. esculentes. Le ‘kl.’ indique que c’est une espèce hybride. Mais ça se complique encore. Ces grenouilles vertes peuvent se reproduire entre elles et avoir une descendance féconde. C’est donc bien une espèce ! Mais ces grenouilles vertes peuvent également se reproduire avec les grenouille de Lessona et les petits seront tous de l’espèce Lessona 🙂 Voilà, vous savez tout sur les grenouilles vertes 🙂 Inutile de préciser que presque personne n’est capable de savoir à quelle espèce appartient une grenouille verte 🙂 Avez-vous des questions ? »

Léo : « Il n’y aura pas d’interro sur les grenouilles ? »

Max : « Non Léo. »

Léo : « Je préfère ça… Je crois quand même que j’ai compris l’essentiel. »

Max : « Pourrais-tu nous en faire part s’il te plaît Léo ? »

Léo : « Bien sûr monsieur Max. Ce n’est pas très difficile à comprendre. La nature s’en fiche de nos définitions 🙂 « 

Max : « C’est une bonne conclusion Léo 🙂 Vous pouvez maintenant filer en récréation. »

Samuel et Léo : « Au revoir monsieur Max ! »

Max : « Au revoir mes petits ! »

Séance suivante

La structure de la Terre

Max : « Nous voici donc dans le complément. Je vous remercie de m’avoir suivi 🙂 « 

Léo : « Parlez-nous de la structure de la Terre monsieur Max s’il vous plaît ! »

Max : « Commençons par un peu de théorie. Je vais faire bref rassurez-vous. C’est grâce aux ondes sismiques que nous savons que la Terre est constituée de couches concentriques. Quand il y a une surface de discontinuité, les ondes sismiques rebondissent un peu dessus. En enregistrant les ondes sismiques on peut mettre en évidence ces surfaces de discontinuité. »

Léo : « Alors avec les ondes sismiques on pourrait voir les limites entre les pages d’un livre ? »

Max : « C’est une bonne comparaison Léo. Bien, commençons. C’est en 1909 qu’intervient la première découverte. Pour rappel, le sismomètre, qui permet d’enregistrer les ondes sismiques n’a alors que quelques années puisque von Reuber Paschwitz en a créé le premier exemplaire vers 1885. En 1909 le croate Andrija Mohorovicic découvre la première discontinuité. Elle se trouve vers 5 à 10 km de profondeur sous les océans et entre 20 à 90 km sous les continents. Cette discontinuité entre deux couches solides a depuis été appelée discontinuité de Mohorovicic ou plus simplement Moho. Le Moho sépare la croûte de ce qui a été appelé manteau. »

Léo : « Monsieur Max, pourriez-vous nous rappeler le rayon de la Terre s’il vous plaît ? »

MAx : « Bien sûr Léo. Ce rayon est d’environ 6 500 km. »

Samuel : « Elle est toute fine la croûte ! »

Léo : « Surtout la croûte océanique ! 5 km pour 6500 ! Ça fait… environ 0,07% ! Rholala ! Bon, il y a la croûte toute fine qui repose sur le manteau. Et il est profond comment le manteau ? »

Max : « Nous le savons grâce au scientifique allemand Beno Gutenberg. En 1912 il mit en évidence une discontinuité entre le manteau et le noyau externe. Vous vous doutez que cette discontinuité porte son nom depuis. C’est la discontinuité de Gutenberg. On la nomme également interface noyau-manteau ou CMB (core-mantle boundary). »

Léo : « Le noyau externe est liquide ? »

Max : « Eh oui ! C’est grâce à la géologue danoise Inge Lehmann que nous le savons. C’est elle qui, en 1936, découvre une nouvelle discontinuité, la discontinuité de Lehmann. C’est celle qui sépare le noyau externe liquide du noyau interne solide également appelé graine. »

Samuel : « Alors il y a… 1, 2, 3 et 4 couches principales ! Le noyau interne, le noyau externe, le manteau et la croûte. »

Max : « Ce serait trop simple 🙂 Inge Lehmann, toujours elle, a découvert une autre discontinuité, moins nette. Elle se trouve vers le sommet du manteau. Ah ! J’ai oublié de vous dire quelque chose. Les trois discontinuités dont je vous ai parlé ne sont pas de même nature. Le Moho sépare deux milieux solides. Ils diffèrent par la nature des roches. Les continents sont constitués de granite. »

Léo : « Une roche grenue ! On en a déjà vu du granite ! »

Max : « Oui Léo. La croûte océanique est elle, composée de basalte. »

Samuel : « On l’a dessinée et vue au microscope. Il y a un verre, des microlites et des cristaux. On dit qu’elle a une structure microlitique et c’est une roche volcanique. »

Léo : « Du volcanisme effusif comme au niveau des dorsales ou des points-chauds ! »

Max : « Quel plaisir de vous avoir comme élèves ! Vous vous souvenez de tout ! »

Léo : « C’est parce qu’on étudie, nous ! »

Samuel : « Et qu’on aime bien vos cours ! »

Max : « C’est surtout parce que vous étudiez… Le manteau est constitué de péridotites. »

Léo : « Vous nous avez montré une photographie de péridotite observée au microscope. »

Max : « Oui. Vous ai-je montré un échantillon ? »

Samuel : « Un échantillon du manteau ? Vous avez un échantillon des roches du manteau ? »

Max : « Oui 🙂 Il arrive que le magma basaltique entraîne avec lui des fragments de manteau qui ne se sont pas trop modifiés au passage. Vous voulez voir ? »

Léo : « Un morceau du manteau ? Ben oui ! »

Max : « Alors je vous le montre 🙂 Je vais le chercher… Voilà ! »

Une enclave de péridotite dans un basalte de point chaud

Samuel : « Waouh ! Un morceau de manteau ! »

Léo : « On en a de la chance ! C’est pas tout le monde qui voit ça ! »

Samuel : « Merci monsieur Max ! »

Max : « A votre service mes petits. Reprenons. La discontinuité de Gutenberg est plus complexe. Elle sépare deux milieux de compositions ET d’états différents. On passe des péridotites solides à un mélange de fer, nickel et soufre liquide. La discontinuité de Lehmann sépare simplement deux couches d’états différents. On trouve le même mélange de fer, nickel et soufre mais dans le noyau interne, ce mélange est à l’état solide. Vous suivez ? »

Samuel et Léo : « Oui monsieur Max ! »

Max : « Alors revenons à Inge Lehmann. elle découvrit en même temps que la limite au sein du noyau montre une autre limite, moins nette, au sein du manteau supérieur. Cette zone un peu diffuse se caractérise par un ralentissement des ondes sismiques. On parle de LVZ pour Low Velocity Zone. »

Samuel : « Comment on explique le ralentissement des ondes sismiques ? »

Max : « Par une diminution de dureté. Il y a là, au sein du manteau supérieur, une couche légèrement molle qui a été nommée asthénosphère. Au dessus, recoupant en partie le manteau supérieur et la croûte, on trouve la lithosphère. »

Léo : « Ça se complique un peu là… »

Max : « Un schéma pourrait vous aider. Regardez… »

Coupe schématique de la Terre (source AVG)

Léo : « Je comprends ! C’est dans le manteau supérieur que c’est compliqué. Il y a le manteau asthénosphérique mais on dit seulement asthénosphère. »

Samuel : « Et la lithosphère comprend le manteau lithosphérique et la croûte ! »

Max : « Vous avez compris. Normalement je ne devrais vous parler que de l’asthénosphère et de la lithosphère. »

Samuel : « Et pas du reste ? »

Max : « Ben non. Mais comme vous comprenez tout… Je peux faire un complément dans le complément 🙂 « 

Samuel et Léo : « Oh oui ! »

Max : « Il existe une petite couche, appelée D » (on dit D seconde) à la base du manteau. Dans cette couche se trouvent de grandes quantités d’éléments radioactifs. »

Samuel : « Des éléments radioactifs ? Ceux qui se désintègrent en produisant de l’énergie ? »

Max : « Exact ! Tu m’impressionnes Samuel. »

Léo : « Mais s’il y a production d’énergie… Ça chauffe et les roches du dessus fondent ! »

Max : « Exact aussi 🙂 Et tu m’impressionnes tout autant que Samuel. Bon, si vous n’avez pas de questions nous pouvons retourner dans notre article précédent. »

Léo : « Allons-y alors ! »

Andrija Mohorovicic

(1857-1936)

Beno Gutenberg

(1889-1960)

Inge Lehmann

(1888-1993)

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