Nous avons vu les organes des sens. Vous les connaissez : le nez, la langue, les oreilles, la peau et les yeux. Ils nous permettent de percevoir l’environnement et donc d’être en relation avec l’environnement. Mais… Ils nous trompe parfois. Voyons ça.
Dans ces trois premiers cas, deux objets qui sont de même taille nous apparaissent de tailles différentes. Cela vient du fait qu’ils sont à côtés d’objets de tailles différentes. Le cerveau analyse les tailles par comparaison.
Illusion sur la forme. Des détails nous induisent en erreur.
Illusion de couleur. Dans les trois cas la couleur est la même mais elle est interprétée différemment selon les teintes des couleurs qu’elles jouxtent. Le cerveau fonctionne encore par comparaison.
Illusion de mouvement. Quand on déplace le regard les éléments de ces dessins semblent bouger eux aussi alors qu’ils sont bien immobiles.
Un piège maintenant ! Regardez ce document et lisez les couleurs ! Il ne s’agit pas de lire la couleur (le mot) mais de donner sa couleur…
Pas facile n’est-ce pas ? Il y a un conflit entre différentes zones du cerveau. L’aire visuelle de reconnaissance des couleurs est activée et elle communique avec les aires du langage et les aires associatives pour donner la couleur d’écriture. En même temps l’aire du langage écrit (aire de Wernicke) est également stimulée. Elle aussi communique avec les aires associatives. Il y a donc deux informations contradictoires qui arrivent dans une même zone. Ce sont les aires associatives et le cortex préfrontal qui doivent trancher et vocaliser la bonne réponse. Et parfois on se trompe 🙂
Que retenir de cela ?
Il faut se méfier de ce que l’on voit ! La vision est plus qu’un sens. C’est ce qu’on appelle une gnosie c’est-à-dire une connaissance. On apprend à voir. Ce que l’œil perçoit est toujours interprété par le cerveau et cette interprétation ne correspond pas toujours à la réalité. Soyons prudent ! Surtout qu’on ne voit pas tout ! Souvenez-vous du petit film avec les joueurs de basket. Je vous le remets.
Maintenant que vous savez qu’un singe traverse le terrain en faisant du moonwalk vous le voyez tout de suite. Mais dans ce cas vous ne comptez plus les passes.
Alors soyons vigilants ! Essayons de changer notre regard pour voir autrement. N’oubliez jamais que c’est le cerveau qui voit et non pas l’œil et que pour le cerveau voit bien il faut lui apprendre à la faire !
Les illusions fonctionnent également avec les sons. Regardez et écoutez ça !
Soyez vigilants et ne croyez pas tout ce que vous disent vos sens 🙂
Nous avons déjà bien travaillé cette année. Vous savez maintenant ce qu’est l’environnement et que dans un environnement il y a des tas d’espèces vivantes appartenant aux trois règnes que vous connaissez déjà mais aussi aux bactéries qui forment un quatrième règne. Vous savez que comme les espèces vivantes sont très variées on peut parler de biodiversité. La biodiversité désigne la variété des formes vivantes. C’est de biodiversité dont je voudrais vous parler dans cet article.
Je vous ai dit que les scientifiques connaissent actuellement 1,5 millions d’espèces. Comment savent-ils cela ? En France, il y a un organisme dépendant du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris qui recense les observations. Chaque année cet organisme publie des données. Voici ce qu’il nous dit pour l’année 2018.
Tableau donnant le nombre d’espèces recensées en France par groupes
Ça fait beaucoup 🙂
Les protozoaires c’est un peu comme les animaux mais ils sont constitués d’une seule cellule. Ce sont des organismes unicellulaires. Pour être un animal il faut être constitué de plusieurs cellules. Les chromistes se sont les algues brunes. Mais ça c’est un groupe que seuls les spécialistes connaissent bien.
Une petite précision s’impose. La France est constituée de la France continentale et de l’outre-mer. La France continentale c’est dans le continent européen 🙂 L’outre-mer ce sont les îles et les territoires dispersés un peu partout sur Terre. Voici des cartes pour satisfaire votre curiosité personnelle.
Carte montrant la localisation des territoires d’outre-mer (source : Wikipedia)Carte montrant la taille des territoires d’outre-mer à la même échelle que la France continentale
Je vous parle de l’outre-mer parce qu’il y a beaucoup d’espèces françaises qui n’habitent que dans les territoires d’outre-mer. Pour être précis il y en a 88 358. Ce qui fait qu’il y en a 100 409 présentes en France continentale. Pour ceux qui connaissent les pourcentages, cela fait 53% des espèces françaises qui s’observent en France continentale et 47% dans les territoires d’outre-mer. Voilà pour la répartition géographique.
Passons maintenant à la répartition par milieux. Je fais simple et je ne parlerais que de deux milieux. Le milieu terrestre accueille 80% des espèces françaises. Ce qui fait que le milieu marin en accueille 20%. La plupart de ces espèces marines s’observent surtout en bord de mer dans la partie qui s’appelle l’estran. L’estran c’est la zone juste au bord de la mer qui est découverte à marée basse et recouverte à marée haute. Il y a énormément d’espèces vivantes dans un estran.
Une dernière chose. Il y a des espèces endémiques à la France. Une espèce endémique est une espèce qui ne s’observe que dans une région limitée. Une espèce endémique à la France ne s’observe donc qu’en France. Il y a 19 424 espèces endémiques à la France. Cela fait un peu plus de 10%. 10% des espèces françaises ne s’observent qu’en France. Il faut en prendre soin !
Voilà pour la biodiversité en France 🙂
Bon, vous savez tous que Samuel, Léo et moi parcourons le Pays des Zoisos pour vérifier que tout s’y passe bien. Nous sommes en mission pour Princesse. Au cours de nos aventures nous avons rencontré des tas d’espèces. Ce que vous ne savez peut-être pas c’est que nous transmettons toutes nos observations à la Ligue de Protection des Oiseaux. Après chacune de nos sorties je prends le temps de transmettre nos observations. Comme cela la Ligue de Protection des Oiseaux peut intervenir quand il faut protéger des oiseaux. Grâce à nos données, le milieu de vie des gorgebleues à miroir qui habitent pas loin de chez nous a pu être préservé. Il allait être détruit ce milieu de vie mais la Ligue de Protection des Oiseaux est intervenue en disant qu’il fallait pas le détruire parce que Max Petitours lui avait dit que la gorgebleue à miroir habitait là. Il y a aussi madame Viviane qui lui avait dit. Et monsieur Frédéric de la Ligue de Protection des Oiseaux est venu vérifier et ensuite il est intervenu. Je vous montre la gorgebleue parce que c’est vraiment un bel oiseau.
Gorgebleue à miroir mâle adulte (Luscinia svecica, Linnaeus, 1758)
Gorgebleue à miroir mâle adulte (Luscinia svecica, Linnaeus, 1758)
Gorgebleue à miroir mâle adulte (Luscinia svecica, Linnaeus, 1758)
Gorgebleue à miroir mâle adulte (Luscinia svecica, Linnaeus, 1758)
Gorgebleue à miroir mâle adulte (Luscinia svecica, Linnaeus, 1758)
Bon, je reconnais que j’ai triché. Ces photographies n’ont pas été faites à côté de chez nous mais en Charente-Maritime. Je ne retrouve pas les photographies faites près d’ici… Voici où on peut observer ce bel oiseau en Île de France.
Carte des observations de la gorgebleue à miroir en 2020 pour l’Île de France (source : www.faune-iledefrance.org)
Je reviens aux observations que nous transmettons à la Ligue de Protection des Oiseaux grâce à son site collaboratif www.faune-france.org Grâce à ce site il est possible de connaître la faune d’une région, d’un département ou d’une commune. Il faut quand même faire attention aux chiffres. Pour certaines communes, il y a peu de données et de nombreux animaux ne sont jamais signalés. Ils sont peut-être présents mais on ne le sait pas. Et puis c’est un site un peu spécialisé en oiseaux. Tous les observateurs ne transmettent pas d’observations pour les autres groupes. Les autres groupes d’animaux sont donc moins bien connus. Voici donc quelques chiffres.
Nous avons encore des tas d’animaux à découvrir 🙂 Mais nous faisons des progrès.
Ah oui ! Inutile de dire que certaines espèces sont très faciles à voir parce qu’il y a des tas d’individus un peu partout et qu’ils sont présents toute l’année. Je vais parler un peu des oiseaux. La pie bavarde est très fréquente. Il y en a partout.
Jeune pie bavarde pas très réveillée (Pica pica, Linnaeus, 1758)
Et puis il y a les migrateurs. Ceux qui ne restent qu’une partie de l’année ici et qui partent plus au sud pour passer l’hiver. Il y a également les espèces qui viennent du nord en hiver parce qu’il fait meilleur que là-haut. On ne peut les voir qu’une partie de l’année. Parfois, il y a des espèces qui ne font que passer ici alors elles sont difficiles à voir. Pour terminer je voudrais vous montrer un oiseau très rare en Île de France. D’après Faune-France c’est même la seule fois qu’il a été observé dans notre département et c’est notre super-bonome qui l’a vu 🙂
Eider à duvet (Somateria mollissima, Linnaeus, 1758)
C’est un eider à duvet 🙂 Il vit tout au nord de l’Europe la moitié de l’année. Puis il vient en France et au sud de l’Europe pendant l’hiver. Mais en général, il reste en bord de mer. Il a dû se tromper de chemin en vol en oubliant de tourner à droite après le troisième nuage…
Capture d’écran du site faune-iledefrance.org montrant toutes les observations d’eider à duvet dans notre département.
Bon, il faut que je m’arrête là. Parce que quand je commence à parler des oiseaux et des animaux j’ai parfois du mal à m’arrêter 🙂
J’espère que ce petit article vous a plu 🙂 Ce qui va moins vous plaire c’est le devoir classroom qui l’accompagne. Je voudrais vérifier que vous avez bien tout lu et que vous savez vous servir de ce logiciel. Ça peut être utile 🙂
Bonjour à tous ! Lors de la séance précédente je vous ai parlé des microbes. Vous savez maintenant que le groupe des microbes est artificiel. Il ne correspond pas à un groupe biologique puisqu’il est fondé uniquement sur un seul critère : la taille ! Pour être un microbe, il faut être invisible à l’œil nu. Maintenant que vous savez ça je peux vous montrer quelques uns de ces microbes. Commençons par les bactéries…
LES BACTÉRIES…
A quoi ressemble une bactérie ? Un schéma devrait vous aider à comprendre…
Schéma d’une bactérie observée au microscope (source : lesbacteries-canalblog.com)
Une bactérie possède une membrane et un cytoplasme. C’est donc bien une cellule. Mais elle n’a pas de noyau ! Le chromosome, où le filament d’A.D.N., se trouve directement dans le cytoplasme. Les bactéries ont une paroi et certaines ont des filaments qui leur permettent de se déplacer. Mais quelle est la taille d’une bactérie me demanderez-vous ? Ça dépend de la bactérie mais, bien évidemment, les bactéries sont invisibles à l’œil nu. Les photographies suivantes vous donneront une idée de la taille de bactéries moyennes…
Photographies de bactéries Escherichia coli sur une tête d’épingle observée au microscope électronique à balayage.
Bon, d’accord, il n’y a pas d’échelle. Mais ce n’est pas moi qui ai fait le document ! La bactérie est Escherichia coli. En voici un autre portrait…
Photographie de bactéries Escherichia coli observées au microscope électronique à balayage (Source : wikipédia)
Là, il y a une échelle. La graduation en bas à droite représente 2 micromètres soit 2 millionièmes de mètre… Escherichia coli mesure donc quelques microns…
Escherichia coli est une bactérie très abondante dans l’intestin grêle humain. Elle représente 80% de la masse du microbiote intestinal. Elle est donc indispensable à notre bon fonctionnement. Malheureusement il existe des souches pathogènes qui provoque des gastro-entérites, des infections urinaires, des méningites…
Voici une autre espèce bactérienne…
Photographie de Staphylocoques dorés observés au microscope électronique à balayage.
Il s’agit de staphylocoques dorés. Entre 15 et 30 % de la population en a sur la peau sans aucun effet. On la trouve également dans les fosses nasales, sur les muqueuses ou un peu dans le tube digestif. Parfois, elle devient pathogène et peut provoquer des infections graves.
Vous avez remarqué que les bactéries n’ont pas toutes la même forme. Les E. coli sont en bâtonnets. Les Staphylocoques sont sphériques… Voici une classification des bactéries selon leur forme…
Classification des bactéries selon leurs formes (source : www.astrosurf.com)
On pense souvent que les bactéries sont nos ennemies mais souvenez-vous que c’est grâce à elle que nous faisons des yaourts (Lactobacillus delbrueckii subsp. bulgaricus, Streptococcus thermophilus), des fromages (Brevibacterium linens est responsable de la coloration orangée des fromages à ‘odeur de pied’ comme le munster, le livarot…)…
LES VIRUS…
En ce moment, les coronavirus occupent le devant de la scène en particulier le SRAS-CoV-2 qui provoque la maladie CoViD-19. Il s’agit du Syndrome Respiratoire Aigu et Sévère provoqué par le CoronaVirus apparu en 2019. Les coronavirus forment une famille de virus qui se ressemblent beaucoup. Voici une photographie du coronavirus à l’origine du Syndrome Respiratoire Aigu et Sévère (SRAS).
Photographie du coronavirus à l’origine du SRAS observé au microscope électronique à transmission.
Des molécules de surface forment comme une couronne autour du virus d’où l’appellation coronavirus. Les coronavirus provoquent presque tous des infections respiratoires.
Il existe des tas de virus qui sont pathogènes pour une ou plusieurs espèces. La plupart du temps, un virus qui touche une espèce est inoffensif pour les autres. Mais parfois, non…
Voici des virus étranges…
Photographie de bactériophages T4 au microscope électronique (source : Wikipédia).
Ces étranges virus semblent avoir des pattes. Ils s’attaquent à des bactéries dans lesquelles ils injectent leur petite information génétique. Celle-ci s’insère dans le filament d’A.D.N. de la bactérie qui se met à fabriquer des virus. Parfois, la bactérie produit tellement de virus qu’elle finit par éclater et meurt.
Si vous vous souvenez de ce que vous avez lu il y a quelques minutes, vous savez que certaines bactéries nous rendent malades. Certains médecins ont eu l’idée géniale d’utiliser des bactériophages pour détruire les bactéries qui nous rendent malades ! Malheureusement, ces recherches ne sont pas encore vraiment autorisées en France… Je vous mets un lien vers un excellent documentaire…
Les virus ne seraient donc pas tous mauvais pour nous. Certes certains sont pathogènes. D’autres n’ont aucun effet. Et les bactériophages pourraient sauver des vies…
LES PROTOZOAIRES…
Les protozoaires sont des animaux unicellulaires. Ils sont bien sûr très petits. Voici un exemple.
Photographie d’une goutte de sang d’un individu infecté par le trypanosome observée au microscope. On voit des globules rouges et quatre trypanosomes. Un globule rouge mesure environ 7 micromètres de diamètre. (source : Wikipédia)
Une espèce de trypanosome,Trypanosoma gambiense, peut infecter l’Homme. La transmission, ou contamination, se fait par une mouche bien connue : la mouche Tsé-Tsé. L’infection va donner une maladie appelée maladie du sommeil. L’individu malade est de plus en plus fatigué, s’endort puis tombe dans le coma avant de trouver la mort…
Un autre protozoaire peut infecter l’Homme. Il s’agit du plasmodium. Il est véhiculé par un moustique, le moustique anophèle. Les femelles anophèles piquent pour se nourrir de sang. Je rappelle qu’un tel animal est qualifié d’hématophage. Si l’individu piqué est infecté par le plasmodium, il passe dans la moustique avec le sang prélevé. Une partie des plasmodiums vont aller se placer dans les glandes salivaires de la moustique. Lorsqu’elle pique, elle injecte un peu de salive qui contient un anticoagulant (produit qui évite au sang de former des croûtes). En injectant l’anticoagulant, la moustique infecte une autre personne…
Le plasmodium (Plasmodium falciparum) provoque le paludisme autrefois appelé fièvre jaune, fièvre des marais ou malaria. Cette maladie touche surtout les pays situés entre les tropiques où il provoque la mort d’environ 1 000 000 de personnes par an. Le plasmodium est l’animal qui fait le plus de morts sur terre…
Notons que les personnes touchées par la drépanocytose, ou anémie falciforme, ne développent pas le paludisme. Dans les pays où le paludisme sévit, jusqu’à 60 % de la population est touchée par la drépanocytose. Ceci s’explique aisément. Les enfant non atteints par la drépanocytose meurent jeunes. Les autres, porteurs d’au moins un allèle de la maladie, transmettront donc probablement l’allèle à leur descendance. Une maladie gênante au delà des tropiques est donc un avantage notable pour la survie sous les tropiques… A méditer…
LES MICRO-ACARIENS…
Commençons par une photographie…
Photographie au microscope électronique d’un micro-acarien.
Observons cet animal. Bien que très petit, il possède un squelette externe appelé cuticule. Il possède quatre paires de pattes articulées et son corps comporte deux parties : un céphalothorax et un abdomen. Vous avez reconnu la description d’un Arachnide. C’est donc un cousin des Araignées. Les pièces buccales forment un rostre ce qui en fait un acarien. Comme il est invisible à l’œil nu on parle de micro-acarien.
Les micro-acariens sont connus pour provoquer des allergies. Soyons justes avec eux ! Ils n’y sont pas pour grand chose ! Ce ne sont pas les animaux qui provoquent les allergies ! Ce sont leurs excréments ! Si vous dressez bien vos micro-acariens ils cesseront de faire caca partout et vous n’aurez plus d’allergies 🙂
Les micro-acariens, comme les autres microbes, sont absolument partout. Il y en a dans les lits. Un lit en contient environ… beaucoup de millions. Les micro-acariens des lits appartiennent surtout à l’espèce Dermatophagoïdes pteronyssinius.
Photographie au microscope électronique à balayage de Dermatophagoïdes pteronyssius (Source : www.med.ch).
Les micro-acariens des lits se nourrissent des cellules mortes que nous perdons à tout moment… Ils vivent, se nourrissent, de reproduisent, font caca, meurent… dans nos lits… J’ai lu, il y a quelques temps, un article de journal qui disait qu’un oreiller moyen en France était composé d’environ 30 % d’acariens. A votre place je brûlerais immédiatement mon oreiller 🙂
Quelles mesures pour se débarrasser des micro-acariens ?
D’autres acariens vivent dans notre peau. Ils y creusent des tunnels. La plupart du temps on ne le sait pas. Mais le sarcopte de la gale peut provoquer le gale. C’est une maladie de la peau…
Photographie au microscope électronique à balayage du sarcopte de la gale.
Un dernier exemple. Il s’agit de Demodex folliculorum. Voici son portrait.
Photographie au microscope électronique à balayage du micro-acarien Demodex folliculorum.
Ce micro-acarien vit sur le visage 🙂 Plus un humain est âgés, plus il y a de probabilités qu’il soit porteur de ce charmant animal. Le demodex se nourrit de sébum et de cellules mortes et se reproduit dans les follicules pileux. Je m’arrête là pour ne pas heurter le sensibilité des plus sensibles 🙂
LES CHAMPIGNONS MICROSCOPIQUES…
Commençons par les méchants, ceux qui provoquent des maladies appelées mycoses. Beaucoup d’organes peuvent être touchés mais les mycoses les plus fréquentes touchent la bouche, les pieds, le vagin…
Pour la bouche, il peut s’agir du muguet buccal. Il se repère au tâches blanches qui apparaissent sur la langue, le palais et les gencives. On observe des filaments ou des plaques provoqués par l’accumulation de levure de l’espèce Candida albicans présente naturellement chez les humains. Cette mycose est fréquente chez les bébés de moins de deux mois dont le système immunitaire est encore peu fonctionnel. Cette maladie apparaît également chez les personnes immunodéprimées…
Plusieurs mycoses apparaissent au niveau des pieds : sous les ongles, entre les orteils… Elles sont également causées par des champignons unicellulaires qui se régalent de l’humidité et de la chaleur qui règnent sous les chaussettes 🙂
Je n’en dirai pas plus sur les mycoses.
Passons aux gentils champignons. Il y en a beaucoup. Je ne sais pas par lequel commencer… Mmmm… Si ! Saccharomyces cerevisae ! Vous en mangez tous ! Et vous seriez très malheureux sans cette levure ! C’est la levure qui sert à faire gonfler le pain ! Sans elle, pas de pain ! Ni grec ! Ni pâte à pizza ! Ni hamburger ! Merci Sacchoromyces cerevisae ! Tiens, je mets ta photo !
Photographie au microscope électronique à balayage de Sacchoromyces cerevisae (Source : Wikipedia)
On lui doit aussi le vin et la bière. Oui, je sais, ce n’est pas bien de boire de l’alcool. Mais il y a une raison à la consommation d’alcool autrefois ! Essayez de garder de l’eau sans qu’elle deviennent un bouillon de culture ! Allez-y ! Essayez ! C’est facile d’avoir l’eau au robinet et de râler parce qu’elle a un goût qui vous déplaît ! Ou d’acheter de l’eau en bouteilles qui polluent tout ! Nos ancêtres n’avaient pas tout ça ! Alors ils ont inventé les boissons alcoolisées. Tout le monde sait que l’alcool désinfecte ! Bon, d’accord, après ils ont pris l’habitude de trop en boire. Mais c’est un fait : boire de l’alcool donne soif ! Voilà voilà… Inutile de dire qu’il ne faut pas boire d’alcool. Ce n’est ni utile ni malin. Et Saccharomyces cerevisae peut se contenter de faire du pain…
Vous prendrez bien un peu de fromage avec votre pain ? Du roquefort ? Du camembert ? Eux aussi sont faits grâce à des champignons unicellulaires. Plus particulièrement des moisissures. Penicillium roqueforti pour le roquefort et Penicillium camemberti pour le camembert 🙂 Le lait aussi est difficile à conserver. Alors les humains ont inventé les fromages pour le conserver. Pour conserver le lait ils le font moisir 🙂 Il y a des tas de fromages fait à base de champignons. Je ne les connais pas tous. Nous avons donc, le pain, le vin, le fromage qui sont fait à partir de champignons microscopiques. Ajoutons le yaourt et d’autres fromages faits grâce à des bactéries et nous avons la base de l’alimentation européenne. Surtout que pour la charcuterie, il faut aussi des fermentations avec des levures…
Voilà, nous arrivons au terme de cet article pas très appétissant. Quoi que… C’est grâce aux microbes que nous mangeons, que nous digérons (voir l’article sur le microbiote intestinal qui je vais bientôt écrire), que nous allons bien… Mais c’est vrai aussi que c’est à cause des microbes que nous sommes malades… Que retenir de cela ? Simplement que l’équation microbes = maladie est fausse… Et que nous avons tous une responsabilité en matière de contamination. Mais ça, c’est une autre histoire…
En complément du complément, avant que je ne rédige un autre article :