Les gamètes (la leçon)

Max : « Bonjour à tous ! Enlevez vos blousons, asseyez-vous et sortez vos affaires. »

Samuel et Léo : « Bonjour monsieur Max. »

Max : « Bonjour mes petits 🙂 Qui veut faire le petit rappel. »

Léo : « Moi ! Nous avons étudié les gamètes c’est-à-dire les cellules reproductrices. Il y a les spermatozoïdes et les ovules. Un spermatozoïde a une tête et un flagelle. Il mesure environ 50 μm. L’ovule est une cellule sphérique d’environ 200 μm de diamètre. »

Samuel : « On peut ajouter que le spermatozoïde est une cellule mobile qui peut donc se déplacer. »

Max : « C’est très bien. Non pouvons noter la leçon et compléter le tableau qui se trouve sur la fiche d’activité. »

LA REPRODUCTION SEXUÉE CHEZ LES ANIMAUX

La reproduction sexuée est apparue il y a environ 1,5 milliards d’années chez les organismes pluricellulaires. La reproduction sexuée nécessite un mâle et une femelle de la même espèce. Chaque individu apte à se reproduire produit des gamètes.

I. LES GAMÈTES.

Les gamètes sont les cellules reproductrices. Les femelles produisent des ovules. Les mâles produisent des spermatozoïdes.

L’ovule est une cellule sphérique, immobile. Le spermatozoïde est constitué d’une tête et d’un flagelle. C’est une cellule mobile grâce aux mouvements de son flagelle.

Les gamètes sont produits dans des organes appelés gonades. Ce sont les ovaires (femelle) et les testicules (mâle).

Max : « Avez-vous des questions ? »

Léo : « Pas pour le moment. »

Samuel : « Moi non plus. »

Max : « Alors vous pouvez ranger vos affaires et filer en recréation. »

Samuel et Léo : « Merci monsieur Max. Au revoir monsieur Max. »

Max : « Au revoir mes petits. »

Séance suivante

Un sujet d’actualité

Bonjour à tous !

Vous avez peut-être entendu parler d’une maladie. On en parle un peu en ce moment. Mais si ! Vous en avez forcément entendu parler. La COVID-19. Ça vous dit quelque chose ? Tout le monde en parle tout le temps mais vous savez bien ce que c’est ? Je pense que non. Alors je vais essayer de vous expliquer un peu en répondant à des questions simples que tout le monde se pose. Commençons.

Que veux dire COVID-19 ?

C’est un acronyme. Un acronyme c’est un sigle qui se prononce comme un mot ordinaire.  Je détaille ce sigle. COronaVirus Disease. Cela vient de l’anglais et cela signifie ‘maladie provoquée par un coronavirus’. Le 19 indique que cette maladie est apparue en 2019. Vous avez remarqué qu’on dit LA maladie provoquée par un coronavirus. On dit donc LA COVID-19. Ben oui 🙂

Quels sont les symptômes de la COVID-19 ?

Les plus connus sont la perte du goût et de l’odorat. Vérifiez que vous sentez bien. Attention ! Un goût métallique dans la bouche peut également être un symptôme. Faites bien attention. Les autres symptômes fréquents sont l’essoufflement, la fatigue, des maux de tête, des courbatures un peu partout. Tout cela ressemble à la grippe… Il y a d’autres symptômes un peu plus rares. Je ne vous les citerai pas ici.

Qu’est-ce qu’un coronavirus ?

C’est un virus qui semble porter une couronne.

Photographie de coronavirus observés au microscope électronique

Les coronavirus forment une famille de virus. Il en existe plusieurs. Celui qui provoque la COVID-19 est le SRAS-CoV-2. C’est encore un sigle. Syndrome respiratoire aigu et sévère provoqué par un coronavirus. Le 2 indique qu’il y en a un autre. C’est le MERS-CoV ce qui veut dire Syndrome Respiratoire du Moyen Orient. Il est apparu en 2012 mais ne s’est pas beaucoup propagé.

Mais qu’est-ce qu’un virus ?

Attention c’est un peu compliqué. Un virus n’est pas une cellule. Il n’y a pas de membrane , cytoplasme et noyau comme les cellules. Il est constitué d’une capside elle-même formée de petits éléments répétitifs. Il contient une toute petite information génétique. L’information génétique c’est un peu comme le plan d’une cellule, d’un individu ou d’un virus. Comme un virus est très simple, l’information génétique est très petite. J’ai failli oublier de vous dire qu’un virus c’est très petit. Beaucoup plus petit qu’une cellule humaine.

Comment le virus est-il transmis ?

La transmission d’un virus, ou d’un microbe, est appelée contamination. Comment pouvons-nous être contaminé ou contaminer quelqu’un ? Il y a plusieurs modes de contamination. Les principaux vecteurs de contamination sont les aérosols. Qu’est ce que c’est encore que ça ? Ce sont de toutes petites gouttelettes d’eau qui sont rejetées par le corps quand on expire, qu’on parle, qu’on baille… On en produit tout le temps des aérosols mais ils ne se voient pas. Le virus est vraiment tout petit minuscule alors il peut être dans ses aérosols. Les aérosols flottent dans l’air. Ils ne tombent presque pas parce qu’ils sont vraiment très petits. Le moindre courant d’air les relance. Du coup, ils se déplacent partout ces aérosols. Ils peuvent traverser une pièce sans problème les aérosols. Ils mettent un peu de temps pour arriver tout au bout de la classe mais ils finissent toujours par y arriver. Imaginez que je mette du produit qui sent bon grâce à une bombe. Je fait pschiit comme ça. On voit des petites gouttes. Mais il y a des tas d’aérosols qu’on ne voit pas. Et on les sent dans toute la pièce. C’est bien la preuve qu’ils se dispersent un peu partout. Alors c’est pareil pour les aérosols que rejette un humain. Puis, un autre humain respire. Il inhale les aérosols et il est contaminé. L’autre mode de contamination est par la bouche. Observez bien un humain. Vous verrez qu’il porte sans arrêt les mains au visage et souvent à la bouche. Hoplà ! Le virus entre dans les voies respiratoires. Si je résume, la COVID-19 se transmet par les aérosols et les contacts entre les mains et le visage.

Que pouvons-nous faire pour limiter la contamination ?

C’est très simple. Pour se débarrasser du virus sur les mains, il faut se les laver avec un gel hydro-alcoolique. Comme vous êtes de gentils élèves vous le faites en rentrant en classe. Il faut continuer. Et puis il faut porter le masque sérieusement mais vraiment bien. Comme ça vous gardez vos aérosols pour vous et vous empêchez les aérosols des autres de vous contaminer. Il n’y a que cela qui fonctionne mais ça fonctionne bien. La preuve est que personne n’a de maladie cet hiver. Personne ne tousse en classe. D’habitude, en cette saison, il y a des tas d’élèves enrhumés, des gastros, des grippes… Là il y en a presque pas.

Comment faire à la cantine ?

Le problème de la cantine est qu’il faut enlever le masque. Ce n’est pas possible de manger avec le masque. Pendant le temps du repas, le risque de contamination augmente. Comment faire ? C’est très simple. Vous mangez vite et en évitant de parler. Puis vous remettez votre masque pour papoter avec vos camarades. Je sais que c’est embêtant mais vous avez envie d’être contaminés vous ? Moi non. Et je ne veux pas contaminer les autres si par malchance je suis moi-même contaminé. Ce que pourrait faire l’école est simple aussi. Il faudrait vous installer une place sur deux. Avec personne en face. Les aérosols se déplaceraient quand même mais si on ne parle pas beaucoup, on limite fortement le risque de contaminer et d’être contaminé. 

Comment agit le virus ?

Là aussi c’est un peu compliqué. Le virus se fixe sur une cellule des voies respiratoires (cavité nasale, cavité buccale, trachée, bronches, bronchioles, alvéoles pulmonaires). La cellule le fait entrer. L’information génétique du virus s’intègre à celle de la cellule. A partir de là c’est notre cellule qui fait tout le travail. Elle est légèrement modifiée et produit des tas de virus. Ces virus s’accumulent dans la cellule. Quand la cellule est remplie de virus elle éclate et les nouveaux virus sont libérés et vont se fixer sur d’autres cellules. Une cellule peut produire des dizaines ou des centaines de virus. Ce sont donc des dizaines ou des centaines d’autres cellules qui vont être infectées ensuite. Ça va très vite.

Comment expliquer les symptômes de la maladie ?

Vous avez compris que le virus utilise nos cellules et les tue. Il s’attaque en priorité aux cellules des voies respiratoires, en particulier celles des alvéoles pulmonaires. Vous savez que les alvéoles pulmonaires permettent de mettre du dioxygène dans le sang. C’est indispensable ça. Si certaines de nos alvéoles pulmonaires meurent, on respire moins bien. On s’essouffle. Si cela dure, on est fatigué. Puis des maux de tête apparaissent. C’est parce que le cerveau manque de dioxygène, alors les vaisseaux sanguins  gonflent pour essayer d’apporter plus de sang donc plus de dioxygène. En gonflant, les vaisseaux sanguins appuient sur le cerveau et ça fait mal à la tête.

Comment se fait-il que les personnes âgées soient-elles plus touchées ?

Actuellement 90% des morts de la COVID-19 sont des personnes âgées. Vieillir c’est fonctionner moins bien. Dans le corps, les cellules se renouvellent en permanence. Des cellules meurent mais d’autres apparaissent. Sauf qu’en vieillissant il y a de plus en plus de cellules qui meurent et de moins en moins de cellules apparaissent. C’est vrai pour leurs alvéoles pulmonaires. Les personnes âgées en ont moins que quand elles étaient jeunes. Elles s’essoufflent déjà. Alors si le virus tue des alvéoles c’est tout de suite plus grave.

Le variant anglais est-il plus contaminant ?

D’abord je dois expliquer ce qu’est un variant. C’est quand il y a une petite modification à la surface de la paroi du virus. Le variant anglais a une petite modification qui fait qu’il se fixe plus facilement à la surface de nos cellules. Il est donc plus contaminant. Apparemment, mais je ne suis pas sûr, il provoque moins de formes graves de la maladie. Les formes graves c’est quand on est obligé d’aller à l’hôpital et parfois en réanimation.

Peut-on guérir de la COVID-19 ?

La réponse est oui. C’est même ce qu’il se passe le plus souvent. On ne fait pas beaucoup attention à ces chiffres là. Je vous donne les chiffres du 12 janvier 2021.

Personnes infectées : 2 844 680

Guérisons : 208 997

Décès : 68 197

Une personne infectée est une personne chez qui le virus s’est développé. Parfois, la personne n’a pas de symptômes. Elle n’est pas malade. C’est ce qu’on appelle des porteurs sains. Ces personnes ne sont pas malades et elles ne peuvent donc pas guérir 🙂 Vous voyez vous-mêmes que la plupart des personnes infectées sont porteuses saines. Les guérisons ne représentent que 7% des personnes infectées. Les décès représentent seulement 2% des personnes infectées. En réalité c’est peut-être moins parce que des tas de personnes asymptomatiques n’ont pas été détectées. Ce n’est pas beaucoup 2% mais c’est beaucoup trop encore. Alors faisons ce que nous pouvons faire et qui fonctionne. Portons nos masques convenablement et lavons nous les mains. Et si vous voyez quelqu’un qui baisse le masque, grondez-le ! Même si c’est un professeur ou votre parent.